Publié par : oliviertredan | 15 février 2011

Georges Lucas troisième candidat aux Cantonales

Après François Bouriot et Armelle Quéniat sur le canton de Perros-Guirec, et Arnaud Carré et Marie-Annick Mauffret sur le canton d’Evran, Georges Lucas, conseiller municipal à Paimpol, a décidé de se présenter à la prochaine échéance locale.

Georges Lucas, 59 ans, contrôleur maritime à la direction départementale des Territoires et de la Mer (DDTM), vient de se déclarer candidat aux cantonales. Ce militant socialiste de vieille date (pendant une trentaine d’années, et avec des fonctions y compris fédérales) a rejoint le mouvement des radicaux de gauche, début 2010. Sa suppléante est Marie-Claire Bretteville-Gerhards. Paimpolaise de 63 ans, sans étiquette.

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François Bouriot, maire de Trélévern, et Armelle Quéniat, conseillère municipale à Pleumeur-Bodou annoncent leur candidature à l’élection cantonale de mars prochain.
Tous deux élus locaux, ils désirent poursuivre leur engagement au sein et au service du plus gros canton des Côtes d’Armor, et faire entendre une voie nouvelle au sein de l’institution départementale.

Une candidature issue de l’action locale

« Elle nous est apparue à Armelle et à moi-même comme naturelle. C’est la candidature de gauche sur le canton de Perros-Guirec. Nous sommes issus du terrain. Notre candidature ne répond pas aux besoins de survie politique d’un parti ou d’une personne. J’ai beau être président des Radicaux de Gauche des Côtes d’Armor, je suis avant tout un élu de terrain, réélu pour ses réalisations et non pour ses appartenances.

C’est le cas également d’Armelle. Elle a été élue maire de Pleumeur-Bodou en 2008, a contribué à redresser les comptes d’une commune laissée dans une situation délicate. Mais ça n’a pas été du goût de tout le monde. Elle n’est pas femme d’appareil et en a fait les frais.

Notre candidature est donc celle du terrain et de l’action. C’est sur ce plan que nous nous retrouvons. Et nous sommes plus que crédibles. Parce que la crédibilité ne se décrète pas : elle s’alimente et se prouve par l’action de tous les jours. »

Agir pour les services publics du canton

« Pour nous, un programme électoral est un contrat entre les électeurs et les élus. D’où la nécessité, pour un programme cantonal, d’être porté par des élus ayant fait leur preuve localement.

La situation est aujourd’hui particulièrement difficile pour beaucoup. Le gouvernement a fait le choix de la rigueur. Nous pouvons faire le choix de nous époumoner face à cet état de fait. Nous déplorons cette situation, mais elle s’impose à nous avec le risque qu’elle se poursuive après 2012. La réalité est donc celle-ci : nous allons devoir faire autant, si ce n’est plus, avec moins de moyens, sous peine de laisser une part de la population dans une situation invivable.

Notre programme sera principalement axé sur trois thèmes majeurs :

  • La solidarité envers nos anciens et les problèmes de dépendance, d’isolement et aussi d’accompagnement en fin de vie,
  • L’emploi et les moyens à mettre en œuvre, notamment pour les jeunes en situation scolaire difficile,
  • L’aménagement économique, touristique et culturel du territoire cantonal.

Il s’agira évidemment d’un travail et d’actions fortes en synergie avec Lannion – Trégor – Agglomération. »

Publié par : prgdescotesdarmor | 24 août 2010

Coups de rabot sur les niches fiscales, des mesures inadaptées

En annonçant, à l’issu de la réunion de Brégançon, la réduction des niches fiscales à hauteur de 10 milliards d’euros le président de la République et son gouvernement font un pas vers plus de justice et d’efficacité fiscales. Mais, si la réduction des niches fiscales est une bonne chose, l’ensemble des mesures annoncées par le Président de la République ne visent pas le soutien à l’économie ni par l’offre ni par la demande restant orientées en faveur de la rigueur, en pénalisant, au passage, la protection sociale et les petits épargnants. En plus, rien n’est annoncé ni concernant le soutien à la production de biens, services, produits agricoles, rien aussi en matière de politique des revenus.

Parce qu’il y a différents types de niches fiscales, dont la finalité est la solidarité et l’intérêt général, qu’elle soit sociale ou environnementale. La suppression du cumul de l’aide au logement des étudiants et la demi-part fiscale pénalise grandement les foyers modestes, impliquant la nécessité d’occuper un emploi parallèlement aux études. La réduction des crédits d’impôt pour les systèmes de chauffage individuel réduit largement le bénéfice à court terme d’une telle entreprise. A l’inverse d’autres niches fiscales, promises à l’électorat sarkoziste, ne sont pas menacées : la TVA à 5,5 % pour la restauration, dont l’effet bénéfique reste à évaluer.

Des mesures qui sont donc désuètes et inadaptées au final. Le PRG qui a été rejoint sur ce point par d’autres formations politiques, réclame une réforme d’envergure instaurant un grand et unique impôt sur les revenus et le patrimoine des personnes. C’est la mesure de base pour une République solidaire.

Bon, visiblement, seul le Parti Socialiste participera aux primaires à gauche qui seront, en fait, des primaires internes au PS. N’importe quel observateur politique se rend bien compte que l’affaire foire complètement. Mais là n’est pas le problème.
Ce qui me fait sourire, c’est qu’il faudra payer un euro pour voter lors de ces primaires du PS.
Sous la monarchie constitutionnelle de Louis XVIII, il me semble bien que l’on avait rétabli le suffrage censitaire, autrement dit et pour faire court, le droit de vote accordé uniquement aux hommes payant au moins un certain montant d’impôts. Pour les femmes, il a fallu attendre (en France) 1945 pour voter …. Eh oui !
Pour le suffrage universel (sans payer), c’est la règle depuis 1848 … date de fondation de la deuxième République et …du début du Radicalisme (Arago et Ledru-Rollin)
Bref, revenons-en à mon euro pour avoir le droit de voter.
Sous la monarchie, Sa Majesté n’en était quand même pas arrivée à « faire payer pour voter ». On franchit donc là une étape importante et décisive.
Le Président Sarkozy cherche à faire des économies et son Premier Ministre François Fillion tente de trouver de nouvelles recettes fiscales. Et bien, voilà une bonne idée : rendre le droit de vote obligatoire (comme en Belgique) mais payant (comme nul part ailleurs dans le monde). Ca, au moins, ce sera une vraie réforme… et une grande première, … et en plus, on ne pourra pas dire que c’est l’UMP qui aura trouvé l’idée ! Vous vous rendez-compte : plus de 40 millions de recettes à chaque scrutin !
Un vieil adage dit :  » payez, vous serez considéré ». On peut le remplacer par  » payez, vous pourrez voter ».
 
François Bouriot
Maire de Trélévern
Président du Parti Radical de Gauche des Côtes d’Armor

Publié par : oliviertredan | 12 juin 2010

Boutin s’est-elle fait rouler dans le goudron et les plumes?

L’ancienne ministre, à la tête du Parti Chrétien Démocrate, s’est-elle faite avoir en acceptant une mission grâcement  rémunérée? Sans doute… Ah ! L’appat du gain et un brin de naïveté.

Tout d’abord, on ne peut que s’associer au tollé général autour de l’Affaire Boutin, un salaire mirobolant pour une obscure mission sur les conséquences sociales de la Mondialisation : 9500 € en plus de sa retraite mensuelle de députée et conseillère générale, soit 8 600 €. Bref, en ce temps de crise économique et à un moment où de plus en plus de chômeurs se retrouvent en fin de droit, ça fait mauvais genre : « Je gagne 18 000 euros net par mois (…) parce que tout travail mérite salaire. » Ouais, ouais….

Elle a donc accepté une mission pour laquelle elle n’a pas de réelles compétences pour la mener à bien. Et quelques jours, plus tard, le Canard Enchaîné a découvert le poteau rose. L’emballement médiatique a suivi, avec une forme de lynchage bien légitime. La question est donc de savoir pourquoi donner une telle mission, sur les conséquences sociales de la mondialisation, à Christine Boutin, titulaire d’une maîtrise de droit public et d’économie industrielle – option échanges mondiaux.

Pour sa connaissance de la mondialisation ? Pas sûr… Ou pour les 1,19 % réalisés lors de la Présidentielle de 2002? Sans doute davantage… Dans ce cas, ce serait faire coup double. Sarkozy lui refile une mission qui lui assure revenu conséquent et une petite couverture médiatique en échange de son soutien pour 2012. Cela coûte initialement 9 500 € à l’Etat par mois. Mais il suffit après d’en informer la presse et de jouer les moralisateurs (Woerth s’offusque de l’Affaire) et de l’obliger à renoncer à sa rémunération sous la pression de l’opinion publique. Donc coup double : pas de Boutin en 2012 et elle passe pour l’Avare de la politique.

Bref, en croyant que tout travail mérite salaire, Boutin a fait preuve d’une naïveté patente. Elle se défend en disant que son cas fera « jurisprudence ». Ben,non. Apparemment, les autres acceptent de bosser gratos. Elle aurait dû se renseigner sur les façons de faire. Tant pis pour elle.

Publié par : oliviertredan | 29 avril 2010

Les propositions du Parti radical de Gauche pour les retraites

Le Parti radical de Gauche (PRG) a rendu publiques jeudi ses propositions pour une réforme des retraites, notamment « passer à un système toujours de répartition, mais à points » et instaurer une « politique des temps sociaux » reconnaissant pénibilité ou travail bénévole.
Lors de leur comité directeur national mercredi, les radicaux de gauche ont adopté à l’unanimité un rapport dans lequel ils estiment que « l’approche actuelle du gouvernement, purement comptable et financière, est vouée à l’échec si elle ne s’élargit pas à une réflexion globale sur la société et ses évolutions ». La réforme doit « d’abord comporter un volet consacré à la lutte contre le
chômage », ciblée sur jeunes et seniors, et également « s’appuyer sur un plan de relance industrielle ».
Elle doit ensuite « consolider le système par répartition en proposant de nouvelles sources de financement pour tenir compte de l’évolution de la part salariale dans la valeur ajoutée (qui n’a cessé de diminuer depuis 20 ans) et du ratio actifs/inactifs ».
Il faut « accepter de taxer plus fortement les dividendes, de revenir sur certaines diminutions de charges sociales et sur certaines exemptions fiscales », « réfléchir à une taxation plus juste des patrimoines », jugent-ils.
La réforme doit « enfin stabiliser durablement l’âge de départ en retraite« . « Certes allongée », l’espérance de vie en bonne santé « reste à peine supérieure à 60 ans », note le parti présidé par l’ancien ministre Jean-Michel Baylet. Pour eux, « allonger les durées de cotisation exigées revient donc à allonger les périodes chômées si on ne tient pas compte des mutations de la société ». Les radicaux de gauche proposent ainsi une politique des « temps sociaux » qui « reconnaissent le travail bénévole (cinq pour cent du Produit intérieur brut), la pénibilité au travail et la prise en charge du +cinquième risque dépendance+ ».

Il faut instaurer un « système progressif et conséquent de bonus » à la fois pour les jeunes qui effectuent des stages, des temps d’apprentissages et pour les personnes dépassant volontairement l’âge de la retraite. Le PRG propose également « comme de nombreux mutualistes », de « passer à un système toujours de répartition, mais à points, en rejetant les formules à la suédoise ».

(AFP)

Publié par : oliviertredan | 1 avril 2010

Foutage de gueule…

Décidément, l’enchaînement des informations révèle à quel point l’iniquité est d’actualité

Justice n’est pas Morale :

L’ex-PDG de Vinci s’en est mis plein les poches, ce pour les années à venir. Selon le Post.fr, il a obtenu une prime de départ de 12,8 millions d’euros et une retraite complémentaire de 2.100.000 €/an. Deux actionnaires ont porté plainte. Mais tout ceci s’est fait en toute « légalité » en plaçant des personnes de « confiance » là où il fallait. Totalement immoral.
Le lendemain, samedi 27 mars, les handicapés manifestaient, pour réclamer un revenu de subsistance décent. Eux ne disposent pas d’appui. Donc 693 euros par mois pour une personne seule. Sans compter les extras (stock-option, etc…), la retraite mensuelle dorée du PDG de Vinci, c’est l’équivalent de 252 allocations handicapés.

Trop nombreux? Pas assez? Le paradoxe du Smicard

Quant aux travailleurs bien portants mais qui ne disposent pas d’atout à la tête de l’Etat, même résultat. Revalorisation du SMIC? Non, pas possible. Ce serait injuste. L’argument avancé est systématiquement le même. « Le smic ne concerne que 17 % des gens ».

Et le bouclier fiscal? 18 880 bénéficiaires… Mais ceux-ci seraient des personnes proches de Sarkozy pouvant s’expatrier. Rectificatif, ils le font déjà. Autre argument, les imposer à haut niveau ne serait pas respectueux de leur travail. Travail? C’est plutôt du capital qui travaille tout seul… Bref, le bouclier fiscal est tout aussi immoral parce qu’injuste.
Et surtout inefficace : les cadeaux de l’Etat ne seront pas réinjectés dans l’économie. Alors qu’une revalorisation du pouvoir d’achat serait si utile en ces temps de crise. Et puis, en multipliant les cadeaux (bouclier fiscal, TVA à 5,5% pour la restauration), l’Etat se prive de moyens d’action.

On peut ainsi multiplier les sujets, à commencer par l’écologie. Sacrifiée parce qu’elle n’est pas rentable politiquement, vue la déculottée aux Régionales.

Donc, on garde le cap nous dit-on au Gouvernement. Le cap du clientélisme, en somme. Mais à côté, un grondement se fait entendre. Celui des députés UMP. Ceux-ci prennent peu à peu conscience qu’il leur sera impossible de justifier l’immoral à leurs électeurs dans deux ans. Ils sentent le vent mauvais d’une prochaine déconvenue et tentent bien tardivement de faire machine arrière.

Publié par : prgdescotesdarmor | 25 mars 2010

Jouanno a les boules et nous aussi…

La Taxe Carbone est, avec Darcos, une victime collatérale de la déroute de l’UMP aux Régionales. En gros, Sarkozy a cherché à siphonner les voix des Verts avec son Grenelle de l’Environnement et sa Taxe Carbone. Échec cuisant d’une manœuvre grossière. Donc virage à droite…

Chantal Jouanno a les boules. La mesure phare de son secrétariat d’Etat a l’écologie est rangée aux oubliettes. L’écologie n’est politique que quand elle rapporte des voix. Et satisfaire le coeur de l’électorat de droite et les lobbyistes zélés est une priorité plus importante. Sur le principe, la Taxe Carbone ne peut être que louée. Dans son application prévue, c’est une véritable injustice. C’est, rappelons-le, le coin qu’avait placé le Conseil Constitutionnel dans une faille du dispositif. On stigmatise les ménages qui polluent et on ne touche aux gros pollueurs industriels. Aujourd’hui, affronter la colère des derniers est plus risqué que de manoeuvres de séduction d’un autre électorat.

Bref, tous les éléments sont réunis pour que Sarkkozy nous refasse le coup de 2002 et 2007, une campagne bien à droite sur les plates-bandes du FN. Et les « réformes » dévastatrices annoncées iront dans ce sens. L’écologie, à la trappe, donc. Et au passage les collectivités locales aussi.

La Taxe Professionnelle oubliée

Si l’écologie est oubliée, les collectivités locales aussi. Un fait que tous les éditorialistes semblent avoir oublié : la Taxe Carbone a été lancée dans un contexte de suppression de la Taxe Professionnelle, ressource importante pour les collectivités locales. Le dispositif prévu était destiné à être compensatoire : les recettes générées par la Taxe Carbone permettait en partie de compenser le manque à gagner. Ce mécanisme faisait il y a un an les gros titres de la presse.  « La taxe carbone  pourrait compenser la réforme de la taxe professionnelle » annonçait la Ministre de l’économie. Or, il semble que les éditorialistes aient la mémoire courte, aucune mention de ce manque à gagner n’étant relevée.

Bref, écologie et Etat même combat. Les deux ont un coût économique important. Le premier est celui de l’adaptation de l’appareil industriel. Le second est celui de l’intervention de l’Etat pour compenser les inégalités générées par le Marché. Donc, Sarkorzy poursuit son œuvre « réformatrice ». Ce qui signifie offrir des cadeaux à ses amis sur l’autel de la sacro-sainte compétitivité. Et cette critique vient des membres de son propre gouvernement. « C’est clair, c’est le Medef qui a planté la taxe carbone. » dixit Chantal Jouanno.

Publié par : oliviertredan | 22 mars 2010

Le Drian et le PS majoritaires à l’assemblée régionale

Avec un score de 50,27 %, le PS breton s’assure une confortable majorité au sein de l’hémicycle breton : 62,6 % de la représentation.

Jean-Le Drian pourra compter sur une majorité de 52 élus au conseil régional (11 élus dans les Côtes-d’Armor, 14 en Ille-et-Vilaine, 12 dans le Morbihan, 15 dans le Finistère). Face à lui, le groupe menée par Bernadette Malgorn sera au nombre de 20 (4 élus dans les Côtes-d’Armor, 5 en Ille-et-Vilaine, 5 dans le Morbihan, 6 dans le Finistère). Enfin Europe Ecologie Bretagne comptera 11 élus (2 dans les Côtes-d’Armor, 4 en Ille-et-Vilaine, 2 dans le Morbihan, et 3 dans le Finistère), soit le même nombre d’élus que les Verts-UDB sur la liste de Jean-Yves Le Drian en 2004.

Publié par : bouriot | 18 mars 2010

Régionales 2010 en Bretagne

Le Parti Radical de Gauche constate, à la lumière des événements ayant abouti à l’échec des négociations entre Jean-Yves Le Drian et la liste Europe Écologie, que le refus de l’union et du rassemblement est toujours basé sur les mêmes arguments péremptoires. Aujourd’hui, Jean-Yves Le Drian et les socialistes déclarent : « A vouloir trop, on perd tout ». Le 30 janvier dernier, quand le PRG comprenait qu’il était écarté de la liste d’union de la gauche, le même Jean-Yves Le Drian expliquait déjà à la presse : « Quand on demande trop, on finit par avoir moins ». La tête de liste socialiste manque-t-elle cruellement de vocabulaire ? Avec ces mots, le Parti socialiste reste égal à lui-même, c’est-à-dire arrogant, sûr de lui et dominateur.

Cette obsession de Jean-Yves Le Drian à rabaisser ses partenaires à coup de déclarations martiales est inquiétante. Car en même temps, Jean-Yves Le Drian signe, avec ses amis élus socialistes nationaux, des appels à l’union de la gauche comme par exemple dans Libération le 23 février 2010. « L’élection présidentielle de 2012 et l’élection législative doivent être gagnées par tous ceux qui souhaitent réformer la société, gauche, toute la gauche, socialistes, radicaux, communistes, les écologistes, les démocrates du centre et jusqu’à ceux pour qui le gaullisme signifie le refus de la soumission de l’État aux intérêts particuliers. (…) Les régionales doivent être le banc d’essai de cette convergence pour que le rassemblement de toutes les forces au deuxième tour permette une victoire qui en annonce d’autres. »

Jean-Yves Le Drian lit-il vraiment ce qu’il signe ? En fait, la tête de liste PS (au contraire d’autres grands élus socialistes de notre région, qui ont toujours su réaliser l’union) s’affranchit totalement des accords nationaux qui peuvent exister avec d’autres formations politiques, et qui pourtant devraient être le cadre de partenariats respectueux. Le rapport difficile de Jean-Yves Le Drian à l’altérité, son acceptation toute relative de la différence, ducompromis et de la négociation obèrent grandement la préparation des échéances futures,notamment sur le plan national. Dans l’immédiat, et comme avant le premier tour, le Parti Radical de Gauche renouvelle son soutien à la liste Europe Écologie Bretagne, conduite par Guy Hascoët.

Depuis quelques semaines, le corps enseignant de plusieurs lycées franciliens ont fait valoir leur droit de retrait devant des actes de violence commises au sein des établissement scolaires. Le problème est simple : les lycées sont laissés sans surveillance, faute d’encadrement suffisant.

Et la réponse de l’Education Nationale est totalement inappropriée. Son ministre, Luc Chatel propose un Grenelle de la Sécurité à l’école. Un énième effet d’annonce et un moyen de temporiser à l’approche des Régionales. Une chose est sûre. La politique de sape menée par le gouvernement actuel porte ses fruits. Selon la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et en vertu d’une volonté de transférer progressivement aux Régions le personnel de l’Education Nationale, le gouvernement cherche à faire d’une pierre trois coups.

1. Redynamiser le secteur privé de l’enseignement. En surchargeant les salles de classe et en misant sur une surveillance réduite des lycées, on ne peut pas mieux s’y prendre pour transférer les élèves vers les écoles confessionnelles.

2. Faire des coupes franches dans le budget de l’Etat.

3. Affaiblir les collectivités locales en leur transférant des compétences sans totale compensation financière. A elles de gérer les problèmes actuels et ceux liés à l’augmentation la pression fiscale inhérente.

En somme, l’Education est devenue une arme politique, par clientélisme d’un côté et transfert de problèmes publics de l’autre. Le tout en sacrifiant la qualité d’un enseignement laïc et gratuit.

Les responsables régionaux du PRG étaient réunis cet après-midi en conférence de presse, histoire de faire le point sur les Régionales et rétablir quelques vérités. Le compte rendu du Mensuel de Rennes.

  Les responsables régionaux du RG en conférence de presse (LeMensuel)                                                               

La colère monte au Parti Radical de Gauche, dont l’alliance avec le PS pour les régionales a été remise en cause par Jean-Yves Le Drian. De nouvelles alliances ne sont pas à exclure.

Cela fait quelques jours, déjà, que les responsables bretons du Parti radical de gauche (PRG) fulminent. Leur colère ne semble pas près de décroître, bien au contraire. Dans leur collimateur : Jean-Yves Le Drian, président sortant de la région Bretagne et candidat du parti socialiste aux régionales de mars. En Bretagne depuis 2004, deux membres du PRG siègent dans la majorité de l’ancien maire de Lorient à la tête de la région. Une certaine logique aurait voulu que cette alliance soit reconduite en 2010. Les signaux en provenance des appareils nationaux n’ont pas contredit cette éventualité. Le 9 décembre dernier, un accord entre Martine Aubry, chef de file du PS, et Jean-Michel Baylet, patron du PRG, était même paraphé. Les responsables locaux du PRG affirment avoir rencontré Jean-Yves Le Drian le 17 décembre. Ce dernier aurait pris acte positivement de l’accord national. Qui plus est, il n’aurait pas écarté la possibilité de rattacher un élu divers gauche aux deux PRG, afin que les radicaux puissent former un groupe politique à l’assemblée régionale.

Jusque-là, tout allait bien. Le 14 janvier, le PRG a officialisé l’accord proposé par Le Drian. Et patatras ! Deux jours plus tard, le président de région a fait volte-face. Il a invoqué alors, notamment, selon les élus PRG, un « retard dans la réponse ». A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons pas réussi à joindre Jean-Yves Le Drian.  Mais interrogé samedi par Le Mensuel, Frédéric Boursier, premier secrétaire fédéral du PS en Ille-et-Vilaine, a donné une explication sensiblement différente :« Le PRG voulait trois ou quatre sièges. Jean-Yves Le Drian ne voulait leur en attribuer que deux, comme en 2004. En décembre, ils ont quitté la table des négociations. Ils reviennent aujourd’hui en disant « ok pour deux siège ». C’est trop tard. » Au PRG, on dément formellement : « C’est un mensonge grossier ! On ne pouvait de toute façon pas demander quatre sièges dès l’instant où le 9 décembre, on signait au niveau national pour deux sièges ! »

Le ton monte

Depuis, c’est le black-out. Les radicaux affirment avoir cherché à joindre Le Drian par tous les moyens, en vain.
Réunis ce mercredi à Rennes, les haut-gradés du PRG breton n’y sont pas allés avec le dos de la cuiller. « S’il ne souhaitait pas accueillir le PRG sur sa liste, il aurait pu le dire en novembre. Cela aurait été tout à fait respectable car basé sur des divergences de fond. Mais comment peut-on balayer d’un revers de main une formation qui a été la première à siéger aux côtés du PS en 2004 ? » a questionné Honoré Puil, président du bureau fédéral d’Ille-et-Vilaine. Stéphane Perrin, trésorier du PRG en Ille-et-Vilaine, n’a pas été en reste : « On a été traités comme des sous-merdes ! » Et Jeanne Larue, vice-présidente PRG de la région depuis 2004, d’ajouter : « Cela pose la question de l’avenir de l’union de la gauche, notamment pour 2012. »

Stratégie et avenir

Les radicaux de gauche ont leur petite idée quant à raison profonde de leur « éviction ». Jean-Yves Le Drian aurait fait place nette afin de réserver des sièges à la fraîchement baptisée formation Bretagne écologie (ne pas confondre avec Europe écologie). Objectif : court-circuiter la montée du vote écologiste (sa principale crainte) en intégrant des écolos dans son équipe. Ironie du sort : les responsables du PRG, qui ne comptent pas déposer les armes si tôt, n’excluent pas un éventuel ralliement à… Europe écologie. Ils précisent que ce « pacs » serait négocié sur des critères politiques et « de programme ». Une assemblée générale, prévue samedi prochain, devrait permettre d’y voir plus clair quant à la stratégie et à l’avenir du PRG en Bretagne.

 

Les militants, les élus du Parti Radical de Gauche ne seront pas représentés sur les listes conduites par Jean-Yves Le DRIAN en Bretagne. Après une collaboration fructueuse de 2004 à aujourd’hui, Jean-Yves Le DRIAN a choisi délibérément de rompre l’union des forces de gauche qui existait dans la région.

Cette décision du président sortant est un scandale car en refusant de respecter les accords nationaux signés officiellement entre nos deux formations politiques c’est aussi la crédibilité et la signature de la première secrétaire du Parti Socialiste Martine AUBRY qui est atteinte !

Cet accord national (format PDF) signé par Martine AUBRY pour le Parti Socialiste prévoyait explicitement la candidature de Jeanne LARUE (Vice-Présidente sortante) en Ille et Vilaine et celle de François BOURIOT (Maire de Trélévern, Vice-Président de Lannion-Trégor- Agglomération) dans les Côtes d’Armor, en places éligibles au premier comme au deuxième tour.

Jean-Yves Le Drian est-il encore adhérent du PS ou a-t-il déjà tout simplement décidé de s’affranchir de toutes les règles qui gouvernent les formations politiques ?

La fédération de Bretagne du PRG organisera dans les prochains jours une conférence de presse.

(Animation  : twistasaintbrieuc)
Publié par : oliviertredan | 25 janvier 2010

Affaire EDF-Veolia : une proposition de loi du PRG dans les cartons

Le groupe du RDSE rappelle qu’il est l’auteur d’une proposition de loi, examinée par le Sénat le 18 novembre 2009, pour interdire le cumul des fonctions et des rémunérations de dirigeant d’une entreprise du secteur public et d’une entreprise du secteur privé.

Le Groupe politique du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) du Sénat rappelle que, le 18 novembre 2009, il a inscrit à l’ordre du jour du Sénat la proposition de loi (n°8 – 2009-2010) tendant à interdire ou à réglementer le cumul des fonctions et des rémunérations de dirigeant d’une entreprise du secteur public et d’une entreprise du secteur privé. Ce texte déposé par Yvon COLLIN (PRG), Président du RDSE, et plusieurs de ses collègues du RDSE (parmi lesquels Michel CHARASSE et Jean-Michel BAYLET -PRG) a été modifié par le Sénat qui a adopté une nouvelle version du texte, laquelle attend désormais d’être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Cette proposition de loi RDSE a été déposée dès le 6 octobre 2009 suite à l’annonce de la nomination du PDG de Veolia à la tête d’EDF : ce texte pose très clairement la question du cumul des fonctions de mandataire social d’une entreprise publique et d’une entreprise privée. Aujourd’hui, aucun texte n’interdit ce type de cumul. La proposition de loi proposait de veiller à la préservation des intérêts de l’État, qui ne sauraient être compromis par la direction simultanée et unique de plusieurs entreprises publiques et privées, et éventuellement concurrentes. Elle prévoyait par ailleurs que la rémunération versée à un dirigeant du secteur public sera nette de toute autre rémunération du secteur privé, sous réserve de celles versées au titre des filiales de l’entreprise publique.

Publié par : oliviertredan | 20 janvier 2010

Les JRG soutiennent le Collectif Jeudi Noir

Les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) déplorent l’ordonnance du Tribunal d’instance du Ve arrondissement de Paris qui vient de décider de l’expulsion des militants de Jeudi Noir de l’Hôtel particulier qu’ils occupent Place des Vosges (Paris IVe) depuis fin octobre 2009.

Le collectif Jeudi Noir occupent un hôtel particulier de la place des Vosges depuis le 31 octobre 2009. (Photo Cyril Cavalié)

Alors que plus de 136 000 logements demeurent vides dans la capitale dont près de 18 000 depuis plus de 2 ans, et à un moment où les effets de manche de la droite comme le droit au logement opposable (DALO) demeurent inefficaces, le collectif Jeudi Noir a permis de sensibiliser l’opinion publique au nombreux logements vacants ainsi qu’à celui des loyers surélevés.

Plus que jamais, les JRG, défenseurs de la propriété privée, soutiennent la démarche de Jeudi Noir du fait de la crise du logement en France mais aussi à cause du scandale des logements vacants.

Publié par : oliviertredan | 18 janvier 2010

Renault et l’Etat : pourquoi Sarkozy brasse de l’air

A l’approche des Régionales, les dossiers sensibles rejaillissent. Parmi ceux-ci, Renault annonce son intention de poursuivre la délocalisation de ses lignes de montage. En réponse, Sarkozy a invité le PDG de la marque au losange à venir passer son samedi à l’Elysée. Trois raisons pour nous rappeler que cette invitation n’est qu’un contre-feux.

1. Sur un plan économique, la démarche est mise en oeuvre depuis longtemps. Renault a déjà fait installer des usines d’assemblage en Turquie. Ce mouvement n’a jamais été dénoncé tant que les médias ne s’y sont pas intéressés. Plus prosaïquement, le cadre néo-libéral qui nous gouverne incite à ce genre de pratiques. C’est la raison pour laquelle la Commission a obtenu un « engagement clair des autorités françaises pour que les prêts aux constructeurs automobiles nationaux n’affectent pas la liberté des constructeurs de développer leur activité économique sur le marché intérieur européen (…) et n’imposent aucune condition sur la localisation de leurs usines. » Bref, c’est de la communication pour exiger un renoncement aux principes mêmes du Sarkozisme : le laisser-faire à outrance. Exigence qui ne dupe personne.

2. Sur un plan politique, la réponse est une promesse de délocalisation partielle (une partie seulement de la future Clio IV sera produite dans l’usine de Flins) et de la poursuivre en catimini. Rappelons le contexte. On est à quelques semaines des Régionales. Et la rencontre Sarkozy-Ghosn n’est pas sans rappeller le coup de pouce de Pinault à Chirac, en Corrèze.

« En novembre 1981, Michel Giraud, président du Conseil régional d’Ile-de-France, reçoit un coup de téléphone de Jacques Chirac, alors maire de Paris. Le dialogue vaut son pesant d’or :
- « Michel, j’ai un emmerde. J’ai une menuiserie à Meymac qui va fermer. Il va y avoir vingt gars sur le tapis juste avant les cantonales de mars. Je vais être battu En Corrèze, c’est comme cela. T’as quelqu’un qui peut me sortir de là ? »
- « Jacques, tu me prends de court. Donne moi quinze jours ! », répond Michel Giraud. (…)
Quelques jours plus tard, Michel Giraud et François Pinault sont à Meymac pour visiter la menuiserie. Ils déjeunent à l’auberge et l’industriel breton lâche :
- « Dis-lui que je reprends sa menuiserie et ses vingt gars. »
De retour à Paris, Michel Giraud donne un dernier coup de téléphone à Jacques Chirac :
- « Jacques, j’ai réglé ton affaire. François Pinault va la reprendre »
Commentaire du maire de Paris : « Qui c’est ce mec-là ? C’est sûr ? Il va payer ?
»

3. Quand dire, c’est faire :
Quelques promesses à la sortie de l’Elysée pour stopper l’hémorragie industrielle. Pour le coup, tout cela aura un goût de Gandrange, où Sarkozy avait promis, puis laisser pourrir la situation. Rappelons-le le Sarkozisme prône ce genre de délocalisation pour assurer une meilleure productivité (c’est-à-dire une meilleure rentabilité du capital au détriment du travail). Quant à l’emploi industriel national, il suffit de demander aux 575 ouvriers de Gandrange ce qu’ils en pensent.

En somme, comme l’énonce Roger-Gérard Schwartzenberg, président d’honneur du Parti Radical de Gauche, « Carlos Ghosn entend, en fait, implanter l’essentiel de la production de la Clio 4 en Turquie plutôt que de fabriquer cette voiture française dans notre pays, au mépris de l’intérêt national et au nom de la mondialisation libérale. Cette attitude de l’ancienne entreprise publique est particulièrement choquante. Renault a reçu de l’État des prêts très importants et, d’une certaine manière, va délocaliser aux frais des contribuables, qui ont le sentiment d’avoir été floués.« 

Publié par : prgdescotesdarmor | 14 janvier 2010

Voile intégral : la position du PRG

L’Assemblée nationale a installé, avec le soutien du gouvernement, une mission d’information sur le port de la burqa en juillet 2009. Cette mission est présidée par le député du Rhône André Gérin qui avait le premier demandé sa création et elle est composée de 32 membres (17 UMP, 10 PS, 1 PRG, 2 GDR, 2 NC). Chantal Robin-Rodrigo, députée des Hautes-Pyrénées, représente le PRG dans cette mission et dès son installation elle avait insisté sur le fait qu’il était urgent de réagir car « les choses se dégradent dans nos quartiers, le communautarisme prend parfois le dessus » ; il s’agissait pour elle « d’une cause commune, celle de la défense des valeurs de laïcité et d’égalité homme-femme ». La presse fait état de notes ou rapports des services de police indiquant pour les uns le chiffre de 367, pour les autres 2000… Mais le nombre importe peu à nos yeux : n’y aurait-il qu’une seule burqa en France que cela devrait interroger notre République. Lire la Suite…

Publié par : prgdescotesdarmor | 14 janvier 2010

La poste est devenue une société anonyme

C’est fait. Les députés ont définitivement adopté le changement de statut de La Poste. Les citoyens s’étaient mobilisés en masse contre ce changement ? Peu importe, la représentation nationale en a décidé autrement.

Comme le note Ouest France : « La Poste doit faire face à une baisse du volume de courrier (5,8 % en 2009). Elle sera sans doute recapitalisée. » On peut donc légitimement nourrir des craintes sur l’incompatibilité entre mission de service public et rentabilité d’une société anonyme.

Publié par : michelpriziac | 11 janvier 2010

Quand principe de précaution rime avec fuite de responsabilité

Le principe de précaution est-il fuite de responsabilité ? Facile à faire avaler à une population placée volontairement culpabilisée. La grippe A, présentée comme pandémique au point où il fallait avancer masqué, vacciné, loin du voisin, loin du conjoint, loin des enfants, loin des vivants. C’était il y a quelques mois seulement où tel maire interdisant les bisous dans la cour (aurait-il ajouté « au lit » qu’il n’en aurait pas été plus ridicule !) mais aujourd’hui qui se souvient de cela ? Personne. A la trappe.

Par contre qui doit payer les erreurs de gens, qui, très ordinaires au scanner, sont entendus comme experts. Comment peut-on se prétendre expert lorsqu’on est incapable d’avoir un début d’analyse commune sur une souche virale de grippe ? Existe-t-il encore des gens responsables capables de représenter les populations ? Il semble que non face aux lobbys, face aux avis forcément peu objectifs des gens qui représentent la firme qui les paye et qui , bien entendu, contribuent à la prospérité de leur propre entreprise.

Devant un tel gâchis à faire brader des dizaines de millions de doses de vaccins au plus offrant à moins que, bientôt, il ne devienne nécessaire de payer pour détruire les doses et les masques (validité une seule année), personne ne se sent responsable. On roule pour vous et pour votre santé assure la ministre qui change d’avis plusieurs fois par jour. Le commun des mortels roule à 57km/h au lieu de 50 ? On le déclare coupable et on le trouve. La France gaspille inutilement 2 milliards d’euros alors que 15% de sa population vit sous le seuil de pauvreté, alors que tant de gens n’ont ni logement ni à manger à leur faim, et pas de responsable. Personne n’a le courage de dire qu’il s’est trompé, tout le monde est donc prêt à recommencer. Le jour où il y aura une grave épidémie, qui, cette fois-là, pourra encore y croire ? Personne. On fait dire ce qu’on veut au principe de précaution conçu à l’origine comme principe objectif de discernement. Dois-je encore monter dans mon lit de peur d’en tomber suite à une mauvaise manœuvre.

Michel Priziac

Publié par : oliviertredan | 7 janvier 2010

Alerte sur Dubaï

Alors que Dubaï vient d’inaugurer en grandes pompes son nouveau gratte-ciel – qui pour le coup porte bien son nom -, nous republions un texte d’Honoré Puill, président de la fédération PRG d’Ille-et-Vilaine, mis en ligne sur le blog de Rénovation Radicale. Le « syndrome de Babel » veut que le pays qui construit la tour la plus haute du monde est (presque) toujours victime d’un krach. Constaté un krach est une chose, en subir les conséquences une autre. C’est pourquoi il est rappelé ici la nécessité d’une République Monde et d’introduire dans les relations économiques internationales de règles mondiales de responsabilités humaines, sociales et environnementales.

Faire l’autruche semble être devenu un sport internationalement reconnu. En effet, les dirigeants du monde font semblant de croire que la crise financière est désormais derrière nous et que pire épisode ne pourra plus se reproduire. Erreur ! Aujourd’hui, l’Islande est en faillite, les états baltes sous assistance du Fonds Monétaire International, l’économie américaine sous la dépendance des bailleurs de fonds  Chinois.  Jusqu’à quand ?
Jusqu’à quand pourra t-on ainsi laissé croire qu’il est possible de bâtir une croissance économique sur du sable, sans aucun lien avec la création réelle de richesses et de valeurs ?
Le dernier exemple en date, nous vient de l’Emirat de Dubaï. Depuis quelques années, l’émir Mohammed ben Radid ben el-Maktoum s’est lancé dans un vaste plan de modernisation de son petit émirat. Complexes touristiques, hôtels de luxe, immeubles démesurés….une folie au regard de la géographie et du climat ! Faire du ski à Dubaï a-t-il  un sens ?
Cette nouvelle folie risque bien de coûter cher aux investisseurs occidentaux, à nos entreprises et à l’emploi. Sait-on par exemple que les cuisines Vogica dépendent -par groupe interposé-  de Dubaï World ? Sait-on que l’émirat est très présent en France dans les activités portuaires ? Quant aux banques françaises elles ont aussi investies très largement à Dubaï, sans compter quelques groupes immobiliers français dragués lors des salons internationaux de Cannes !
Ce nouvel épisode démontre à quel point les Radicaux de Gauche ont raison lorsqu’ils militent, depuis de longues années et avant bien d’autres, pour l’instauration d’une République Monde c’est-à-dire pour l’introduction dans les relations économiques internationales de règles mondiales de responsabilités humaines, sociales et environnementales. Nous sommes encore loin du compte. Il ne faut pas désespérer mais l’action devient urgente. En attendant, les pauvres travailleurs immigrés de Dubaï risquent bien de payer l’addition !
Jusqu’à quand pourra t-on ainsi laissé croire qu’il est possible de bâtir une croissance économique sur du sable, sans aucun lien avec la création réelle de richesses et de valeurs ?
Le dernier exemple en date, nous vient de l’Emirat de Dubaï. Depuis quelques années, l’émir Mohammed ben Radid ben el-Maktoum s’est lancé dans un vaste plan de modernisation de son petit émirat. Complexes touristiques, hôtels de luxe, immeubles démesurés….une folie au regard de la géographie et du climat ! Faire du ski à Dubaï a-t-il un sens ?
Cette nouvelle folie risque bien de coûter cher aux investisseurs occidentaux, à nos entreprises et à l’emploi. Sait-on par exemple que les cuisines Vogica dépendent – par groupe interposé – de Dubaï World ? Sait-on que l’émirat est très présent en France dans les activités portuaires ? Quant aux banques françaises elles ont aussi investies très largement à Dubaï, sans compter quelques groupes immobiliers français dragués lors des salons internationaux de Cannes !
Ce nouvel épisode démontre à quel point les Radicaux de Gauche ont raison lorsqu’ils militent, depuis de longues années et avant bien d’autres, pour l’instauration d’une République Monde c’est-à-dire pour l’introduction dans les relations économiques internationales de règles mondiales de responsabilités humaines, sociales et environnementales. Nous sommes encore loin du compte. Il ne faut pas désespérer mais l’action devient urgente. En attendant, les pauvres travailleurs immigrés de Dubaï risquent bien de payer l’addition !
Honoré PUIL
Publié par : oliviertredan | 30 décembre 2009

Réchauffement climatique : l’inefficacité de la méthode Sarkozy

Nicolas Sarkozy se donne comme objectif la lutte contre le réchauffement climatique. Soit, les objectifs ambitieux, ça ne mange pas de pain. Une nouvelle fiscalité, la Taxe Carbone, est pensée pouvoir modifier les mentalités. Quant à l’accompagnement et aux mesure incitatives, ceux-ci tendent à se réduire. Les radicaux de gauche dénoncent ici la méthode employée.

En matière de lutte contre les dépenses énergétiques, l’Etat dispose de deux leviers : la sanction et l’incitation. Par la première, l’Etat manie le bâton selon le principe du « pollueur-payeur ». Le second, la carotte, vise à une action d’accompagnement vers les sources d’énergie peu polluantes. Le problème n’est donc pas le manque d’action, mais le manque d’équilibre entre sanction et incitation, les deux devant se compléter.

Quand on pense à la taxe carbone, en particulier pour les territoires ruraux, le sentiment d’inégalité prédomine. Un foyer aux revenus limités, où la voiture est le seul moyen de locomotion pour le travail, et chauffé au fioul ne peut totalement modifier ses habitudes de consommation énergétique. Quoiqu’il en soit, le principe est louable est mis en place depuis le début des années 1990 dans les pays scandinaves. Le problème est sans doute la modalité et l’absence de compensation substantielle pour les habitants des zones rurales. L’autre problème, pointée par le Conseil Constitutionnel, est celui de la création de nouvelles niches fiscales pour les secteurs d’activité, au motif du maintien de leur compétivité.

Derrière cela, se cache un problème plus large, crucial. L’action de l’Etat sarkoziste se résume en un abaissement dramatique de la pression fiscale au point que l’Etat ne dispose plus des leviers d’une action publique digne de ce nom. En matière de réduction des gaz à effets de serre et d’incitation, la démarche est beaucoup plus limitée.

Ces incitations se traduisent par une série d’aides, notamment des réductions d’impôt ou des prêts à taux zéro. Toutefois, ces aides tendent à se réduire : le niveau d’aide pour les équipements utilisant la biomasse est passé de 50 à 25 % en deux années (2008-2010). Le prêt à taux zéro, s’il est allégeant, est soumis à des conditions (un bouquet de travaux) qui rendent sa contraction difficile. En somme, le niveau des aides de l’Etat tendent à se réduire.

L’un des exemples d’actualité est la diminution annoncée de l’achat de l’électricité produite par des cellules photovoltaïques, à partir de 2013. Son prix de rachat commencera à diminuer d’environ 8% par an. Ceci rallonge de fait la durée d’amortissement des installations, de manière à les rendre bien moins attractives.

Derrière les discours volontaristes, les choix de Nicolas Sarkozy ont un coût. L’Etat ne dispose plus des moyens de son action, notamment en matière d’écologie, à force de cadeaux fiscaux. Sans réel accompagnement et incitation, seuls les ménages les plus aisés pourront faire les choix permettant la lutte contre le réchauffement climatique. La Taxe Carbone dans ce contexte n’aura pour seul effet que d’accroître la pression fiscale sur les ménages à base revenus… sans effet pour la planète.

Publié par : oliviertredan | 20 décembre 2009

Smic : une vraie politique de Droite

A ceux qui espéraient un coup de pouce face à la crise, le gouvernement leur a répondu de manière cinglante : le minimum légal. Pas plus. Les Smicards devront se serrer la ceinture, tandis que d’autres se frottent les mains. « Je veux être le Président du pouvoir d’achat« , qui a dit ça déjà?

Nicolas Sarkozy fait l’éloge continue de sa politique économique. Selon lui, elle aurait permis à la France de mieux s’en sortir. Quand dire c’est faire, il est l’un des meilleurs. Quant à la réalité, elle est bien plus contrastée, à en croire les chiffres du chômage. Ainsi, 93.100 postes marchands ont été détruits entre  juillet et septembre et non pas les 5 500 emplois initialement annoncés.

Bref, la situation est loin d’être glorieuse. On aurait pu espérer une politique plus volontariste du côté de la relance par la consommation, par l’augmentation du Smic. Cette mesure aurait été la bienvenue puisque le constat n’a pas changé  « Le problème de la France aujourd’hui, c’est que les salaires sont trop bas et que les prix sont trop élevés. » (dixit Nicolas Sarkozy).

Remercier les fidèles électeurs

Pourquoi le refus d’une telle augmentation? Officiellement, comme l’explique l’ancien ministre ministre du Travail, de la Solidarité, le risque que ferait peser toute augmentation (et non pas seulement une revalorisation) du Smic sur l’emploi, les PME et TPE ne pouvant faire face. Tiens, tiens… Dans quel secteur y en a-t-il beaucoup? La restauration. Donc si on suit l’argument d’Hortefeux – porte-parole du Medef et de Laurence Parisot, les restaurants ne se relèveraient pas d’une augmentation du Smic, alors qu’en même temps ils ont bénéficié des largesses de l’Etat.

Non, l’argument ne convainc pas. S’il ne faut pas regarder du côté de l’intérêt général, voyons le particulier. Les seuls a bénéficié d’une simple revalorisation du SMIC sont ces mêmes PME, au premier rang desquels les restaurateurs. Lorsque prime l’intérêt particulier en action publique, c’est du clientélisme. Ce que nous rappelle Libération : « Et avec la TVA à 5,5, vous prendrez bien une carte UMP?« 

« Les restaurateurs ont eu le plaisir de recevoir dans leur boîte aux lettres un courrier du parti majoritaire ne tarissant pas d’éloge sur la profession, qui «participe au rayonnement de la France dans le monde entier». Courrier accompagné d’un… bulletin d’adhésion à l’UMP, bardé du slogan «TVA à 5,5%, engagement pris, promesse tenue».« 

Pour les Smicards, ils peuvent méditer sur la maxime de Charles Pasqua : « les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent« …

Nicolas Sarkozy se targue d’avoir su gérer la crise et d’avoir remis la France sur les rails. Championne de la relance ! S’auto-congratuler, ça ne mange pas de pain… Toutefois, quand on gratte un peu, la situation est moins critique qu’ailleurs. C’est que suggère Patrick Artus, un économiste, dans les colonnes de Libération :

« L’économie française est moins cyclique que ses voisines, plus centrée sur son marché intérieur, moins dépendante de l’extérieur. (…) La désindustrialisation de la France l’a préservé des dégringolades notées ailleurs. (…) Plus tournées vers les services, moins sensible à la conjoncture, la France a connu un choc moins fort.« 

Soit. La France tire son épingle de la disparition de son industrie. Les effectifs salariés du secteur ont diminué de 574.500 depuis leur pic du printemps 2001. Et cette déperdition d’emplois s’est accélérée depuis le printemps 2007 : en deux ans, l’industrie a perdu 200.000 emplois.

Pourquoi alors sacrifier les collectivités locales et leurs finances pour une industrie en voie de disparition? Lutter contre cet état de fait ? « Garder nos usines en France et permettre à nos industriels de se battre à armes égales avec leurs concurrents étrangers »? Cela signifierait que des entreprises optant pour la délocalisation reviendraient sur leur décision grâce à ce  cadeau fiscal. Difficile à croire. Sans doute aurait-il été plus sage de réformer dans le sens de cette transformation de l’économie. Cela ne colle.

La réponse est, semble-t-il, donnée par Alain Juppé : « Sarkozy se fout du monde. » La suppression de la Taxe professionnelle dans un pays désindustrialisé, un enjeu bassement politique. Mettre fin à la décentralisation et mettre aux pas les élus locaux dans une République des Préfets. L’équation est simple : plus de finances publiques propres = plus de pouvoirs locaux = plus de contre-pouvoir.

La Fédération du Parti Radical de Gauche des Côtes d’Armor entend dénoncer les dérives engendrées par le « débat sur l’identité nationale », lancé par le gouvernement et l’UMP et appellent les citoyens et les élus à ne pas participer au débat sur « l’identité nationale ».

Pour les Radicaux de Gauche, la seule identité qui vaille est l’identité Républicaine, basée sur les valeurs qui fondent notre « vivre ensemble » : la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. Or, n’oublions pas que les Radicaux sont à l’origine de grandes lois qui constituent le socle des valeurs républicaines : la loi de 1901 sur la liberté d’association, la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, ou encore les lois sur l’enseignement primaire gratuit, laïque et obligatoire, sur la liberté d’expression, ou sur les conseils municipaux. En d’autres termes, le Radicalisme est consubstantiel à l’idée Républicaine.

Si la France est ce qu’elle est aujourd’hui, c’est parce qu’elle est une République, fondée sur l’égalité des droits et des devoirs et qui ne peut cohabiter avec des considérations ethniques ou religieuses.

Le débat officiel instauré par la préfecture et qui mobilise nos concitoyens plus que de raison, tend à se transformer en vaste café du commerce, à l’image des propos scandaleux tenus par le maire UMP d’une commune de la Meuse, ou des tentatives de certains élus de droite d’importer en France la polémique sur les minarets.

Face à la France frileuse proposée par le ministère de l’immigration et de l’identité nationale, les Radicaux de Gauche proposent une République ouverte, laïque et solidaire. Ils auront l’occasion de démontrer l’actualité de leurs valeurs à l’occasion d’un grand colloque sur l’identité Républicaine, où intellectuels, citoyens et responsables politiques débattront de cette identité et en montreront les différents visages. Ce colloque aura lieu fin janvier 2010 à Paris.

Publié par : oliviertredan | 10 décembre 2009

Les finances grecques dans le rouge : une malheureuse « opportunité »?

Les Etats sont victimes d’un des effets collatéraux de la crise financière de l’automne 2008. Le temps de l’Etat interventionniste au secours de la finance et du marché passé, il lui est prodigué une cure d’amaigrissement. Derrière le discours sur la nécessaire maîtrise des dépenses publiques et la Dette, épouvantail infondé, un enjeu majeur se profile. S’assurer de la privatisation de multiples secteurs où l’Etat intervient. La crise pourrait avoir comme conséquences malheureuses l’accélération d’un mouvement amorcé à la fin des années 1970.

Aujourd’hui, c’est la Grèce qui est montrée du doigt. En cause, les finances publiques : les Etats ont du faire une croix sur la maîtrise des dépenses publiques pour pallier à la vacance des banques. Celles-ci renflouées, c’est donc l’Etat qui paye les pots cassés. Et à travers elle, le contribuable-administré-citoyen.

Il est dès lors difficile de ne pas voir une certaine convergence d’intérêts. Autour de la remise en cause d’une certaine conception interventionniste de l’Etat qui dispose des moyens de ses actions à un Etat régalien resserré sur quelques compétences symboliques : diplomatie et forces extérieure (armée) et intérieure (forces de l’ordre). En somme un Etat gendarme. Les propos tenus par le ministre socialiste des finances grecques donne le sentiment d’une excuse et d’une promesse pour remédier à la situation. Le gouvernement socialiste grec fera « tout ce qu’il faudra » pour recouvrer la crédibilité perdue du pays et retrouver la confiance des marchés.

L’Etat face au marché, celui-ci impose les règles du jeu, même en cas de sa propre défaillance. Il ne s’agit pas pour autant de poser le marché comme une entité concrète. Elle n’est que le produit des échanges économiques. Or, dans ceux-ci, il y a une convergence actuelle, depuis la fin des années 1970 et le tournant néo-libéral, à faire en sorte que l’Etat assume moins de responsabilité et en délègue aux acteurs économiques. Concrètement, cela se traduit par la multiplication des délégations de services publics dans tous les secteurs.

Un exemple? L’enseignement. Peu à peu, à force de réformes anodines, les programmes sont allégés de sorte que le nombre d’enseignants soit réduit. Mais là où cette entreprise est plus importante, c’est pour les personnels peu visibles, notamment ceux qui assurent l’entretien des bâtiments ou la restauration collective. Les Régions, à qui l’Etat à transférer ces compétences sans une totale contrepartie financière, se voit dans l’obligation de faire assurer ces fonctions par un personnel employé dans des conditions de travail délabrées et avec le minimum salarial.

Toujours est-il que la crise est une aubaine pour les penseurs néo-libéraux et les ayatollahs du marché. Les Etats qui se sont endettés pour soutenir l’économie font devoir se serrer la ceinture pour renflouer leurs caisses. Aujourd’hui, la crise est l’argument-clé. Moins de croissance, donc moins de recettes fiscales. Soit. Il faudra attendre des jours meilleurs. Entre temps, les Etats auront fait une cure d’amaigrissement en réduisant leur masse salariale et en transférant peu à peu certaines de leurs prérogatives au secteur privé.

Publié par : oliviertredan | 8 décembre 2009

L’histoire géo en danger : vers la fin de la fabrique du citoyen

La disparition de l’histoire géographie en terminale S est une mesure inquiétante. C’est la première fois dans l’histoire du système éducatif français que l’histoire géographie disparaît en classe de terminale, donc aux épreuves finales du bac. Cette décision constitue une remise en cause de l’utilité sociale de l’histoire et de la géographie que les radicaux de gauche contestent avec ardeur.

L’enjeu est clairement exprimé par les signataires de l’appel du JDD :

« Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires. »

L’histoire et la géographie sont des disciplines fondamentales qui donnent sens, qui mettent en perspective, éduquent au sens critique, inscrivent l’humanité dans le long terme et dans l’espace, font réfléchir et nourrissent la citoyenneté. Le PRG demande que le président de la République interviennent pour affirmer la place de cet enseignement essentiel dans toutes les filières et toutes les classes de terminales comme un enseignement obligatoire, évalué à l’épreuve terminale du baccalauréat, afin que tous les jeunes, y compris ceux qui se dirigeraient vers une carrière scientifique aient cette nécessaire conscience qui donne sens à leur action et à leur vie.

C’est la raison pour laquelle nous apportons tout notre soutien à la pétition lancée par l’Association des professeurs d’histoire-géographie et à l’appel pour sauver l’histoire conçu par une vingtaine d’universitaires et chercheurs de renom.

Publié par : bouriot | 30 novembre 2009

Historique du Parti Radical de Gauche

Notre mouvement est à la fois le plus ancien parti politique français et un des plus jeunes. Fondé en 1973, il se rattache, par ses origines, son esprit et son nom, à une tradition qui remonte au milieu du XIX ème siècle. Le radicalisme et les radicaux jouent en effet un rôle essentiel dans la vie politique française depuis près d’un siècle et demi.

Les Radicaux contre la monarchie
Sous la restauration et sous la monarchie de juillet, des hommes comme GARNIER-PAGES, LEDRU-ROLLIN, sont les premiers en France à se proclamer « radicaux », parce qu’ils sont partisans de réformes en profondeur. Ils sont fiers d’être « les fils » de la Révolution Française dont ils affirment vouloir tirer « toutes les conséquences ». Ce sont eux qui animent la gauche et même l’extrême du « parti républicain ». A la fin du second empire, une nouvelle génération, mieux adaptée à la société industrielle naissance, prend la relève: Jules Simon, Jules Ferry, Jules GREVY et surtout GAMBETTA. Le programme que GAMBETTA soumet en 1869 à Paris aux élections de Belleville résume l’essentiel des réformes proposées à cette époque par les radicaux de gauche. Beaucoup sont encore d’actualité.

Les radicaux, défenseurs et fondateurs de la III ème république

Sous la III ème république, les radicaux, unis sous la direction de GAMBETTA contre l’ordre moral et le régime autoritaire de MAC-MAHON, se divisent après 1880, lorsque la république appartient enfin aux républicains.

C’est CLEMENCEAU qui prend la tête de la tendance de gauche, cependant que Jules Ferry et GAMBETTA se tournent vers le centre et vers « l’opportunisme ». Jusqu’en 1902, les radicaux, qui n’hésitent jamais à s’associer aux gouvernements de défense républicaine contre le boulangisme et la montée du nationalisme, après le scandale de Panama, et plus tard contre l’agitation d’extrême droite provoquée par l’affaire DREYFUS, sont bien plus souvent dans l’opposition qu’au pouvoir. Pourtant, c’est l’esprit du radicalisme qui inspire les grandes lois de cette période où la démocratie politique s’organise et se structure: loi de 1881 sur la liberté d’expression, loi de 1884 sur les conseils municipaux et sur les syndicats, lois sur l’enseignement primaire, gratuit, obligatoire et laïque, révision de la constitution de 1875, loi sur les associations.

Création du Parti radical-socialiste
En 1901, sous l’impulsion de Léon Bourgeois notamment, personnalité respectable et respectée, homme politique courageux qui, cinq années auparavant, alors qu’il était président de conseil, avait proposé au Parlement, sans succès d’ailleurs, le vote « d’un impôt progressif sur le revenu » les radicaux décident de fédérer leurs diverses tendances et de s’organiser pour gagner les élections législatives de 1902 qui doivent être décisives dans une France où s’opposent « bloc des gauches » et « bloc des droites ». Le parti « républicain, radical et radical-socialiste » est crée. Il tiendra pendant quarante ans le premier rôle dans la vie politique française.

Les trois grands chefs du radicalisme avant la première guerre: COMBES, CLEMENCEAU, CAILLAUX
Dans la « France radicale » d’avant la guerre de 1914, trois noms jalonnent l’action politique. COMBES d’abord, le « petit père » Combes, modeste et énergique, anticlérical mais spiritualiste fervent, symbole de la lutte pour la liberté de penser. Gouvernant, après la victoire de la gauche en 1902, en s’appuyant sur une majorité regroupant les progressistes dissidents, les radicaux, les radicaux-socialistes et les socialistes de JAURES, il liquide la question des congrégations. Un peu plus tard, en 1905, alors qu’il n’est plus au pouvoir et que les socialistes ont rompu le bloc des gauches, c’est son esprit qui inspire la loi de séparation des Eglises et de l’état, qui donne une assise juridique à la laïcité de l’état.

La deuxième grande figure du Parti radical-socialiste durant cette période est le vieux lutteur Georges CLEMENCEAU. Après le succès des radicaux aux élections de 1906, il devient président du conseil. Il gouverne avec fermeté, à la fois contre la droite et contre les socialistes, dans les remous d’une agitation sociale grandissante. Mais le parti radical, une fois acquise la victoire de la laïcité, se divise. CLEMENCEAU en démissionne en 1909. Aux élections de 1910, les radicaux perdent des voix et des sièges. Alors apparaît Joseph CAILLAUX, grand bourgeois, fils d’un ministre de MAC-MAHON, mais esprit généreux et passionné de paix. Président du Conseil en 1911, il concentre ses efforts sur l’impôt sur le revenu qui sera voté quelques années plus tard, sur une politique de détente et de négociation avec l’Allemagne et sur le refus de prolongation de trois ans de la durée du service militaire. Inspecteur des finances nourri de chiffres, il donne au parti, lorsqu’il en a été élu président en 1913, un visage plus moderne et un peu technocratique.

Les radicaux au pouvoir après la première guerre mondiale: HERRIOT
Après la guerre, où il tient efficacement sa place dans « l’union sacrée », le vent qui souffle vers la droite et le nationalisme ne favorise pas d’abord le Parti radical-socialiste. Mais, relevé très vite de son échec provisoire aux élections de 1919, il occupera entre les deux guerres le devant de la scène politique de manière presque ininterrompue. Dès 1923, Edouard HERRIOT sera l’artisan de ce réveil et demeurera la figure dominante du parti jusqu’en 1940 et même bien au-delà. Edouard DALADIER jouera à ses côtés et parfois contre lui un rôle non moins prestigieux, mais souvent décisif. Durant cette période, le parti radical-socialiste a été presque toujours associé au pouvoir. S’alliant tantôt à droite, tantôt à gauche, il a pu donner l’impression qu’il pratiquait volontairement, pour s’y maintenir, une politique de bascule. C’est que situé à la charnière de toutes les majorités possibles, campant plus du quart des députés, dominant beaucoup de grandes villes et de nombreux conseils généraux, son concours était nécessaire pour préserver toutes les vicissitudes de la politique, une certaine stabilité politique et pour éviter les affrontements brutaux. » C’est peut-être un Parti Radical qui a manqué à l’Espagne en 1936″. C’est la revue « Esprit » pourtant bien éloignée du radicalisme, qui a écrit ces lignes.

D’ailleurs, malgré l’étendue des responsabilités qu’il a alors assumées, malgré l’inévitable « pourrissement » du pouvoir, le personnel radical fut -tous les historiens le reconnaissent- consciencieux et honnête, soucieux des affaires de l’état et fidèle à sa philosophie politique.

Le bilan de l’action des radicaux est largement positif. HERRIOT a été un ministre des Affaires étrangères lucide et passionné de justice internationale. Le reconnaissance de l’U.R.S.S., la liquidation du contentieux avec l’Allemagne, le renouveau de l’Alliance avec l’Angleterre et les Etats-Unis, les efforts poursuivis tenacement pour donner à la Société des nations une efficacité réelle, la résistance à l’impérialisme de l’Italie fasciste et aux entreprises guerrières de l’Allemagne hitlérienne témoignent de sa volonté de paix, de son patriotisme et de sa clairvoyance.

HERRIOT a été un excellent ministre de « l’Instruction Publique ». Il a, un des premiers, compris l’importance capitale de l’enseignement technique et son projet de l’école unique constitue l’amorce d’un système cohérent englobant tous les niveaux de l’Education Nationale sans barrière, ni cloisons : idée féconde dont on n’a pas fini de tirer toutes les conséquences. Quant à Jean ZAY, les initiatives qu’il a prises quand il était ministre du Front populaire permettent de voir en lui le précurseur d’une organisation moderne et démocratique de l’enseignement.

LE FRONT POPULAIRE
Même dans le domaine économique et social, malgré l’atmosphère d’une époque où le vent soufflait dans cette direction, les radicaux peuvent à juste titre inscrire à leur actif quelques réalisations importantes. Faute de pouvoir atteindre tous les objectifs qu’ils proposaient dans leurs programme ils n’ont jamais disposé, même en 1924, d’une majorité cohérente et résolue sur ces problèmes. ils ont approuvé, voté ou fait voter plusieurs lois qui allaient dans le sens de leurs propositions, notamment les lois sur les assurances sociales et les allocations familiales.

DECLIN ET RESURRECTION DU RADICALISME APRES LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE
L’immédiate après-guerre fut une période difficile pour le parti radical. Il supportait presque à lui tout seul la droite était, en apparence du moins, absente de la carte polémique-le discrédit qui pesait alors sur la III me république. On oubliait qu’il avait donné, comme tous les partis, de nombreux résistants à la patrie et même quelquefois des héros comme Jean MOULIN. Pour beaucoup de français, il incarnait un passé que l’on voulait oublier.

Patiemment, quelques hommes, groupés autour d’Edouard HERRIOT, d’Edouard DALADIER, d’Henri QUEUILLE, luttèrent contre le « tripartisme », ce système qui instituait autour du général de GAULLE, puis sans lui et bientôt contre lui, le partage du pouvoir et de l’état entre les trois partis qui dominaient alors la scène politique: le M.R.P., la S.F.I.O. et le Parti Communiste. En 1947, les radicaux reprennent audience et influence: HERRIOT est élu président de l’Assemblée Nationale, et Gaston MONNERVILLE président du Conseil de la République. La rupture du tripartisme qui rejette les communistes dans l’opposition et la constitution autour du Général de GAULLE d’un Rassemblement qui déclare la guerre au pouvoir en place, les rendent de nouveau indispensables à la constitution d’une majorité. Ils retrouvent, avec André MARIE, Henri QUEUILLE, René MAYER, Edgar FAURE, le chemin de la présidence du Conseil.

LE GOUVERNEMENT DE MENDES-FRANCE
En juin 1954, après une première investiture manquée quelques semaines plus tôt, Pierre MENDES-FRANCE constitue un gouvernement. Ses sept mois d’exercice du pouvoir, tant par son style d’action que par les décisions prises, marqueront profondément le pays. Il trancha des problèmes que l’on avait laissé pourrir: la guerre d’Indochine, le réarmement de l’Allemagne, l’indépendance de la Tunisie. « Gouverner c’est choisir ». Cette leçon qu’il donnait par ses actes rejoignait la tradition des radicaux fondateurs de la République, hommes de gouvernement et hommes d’état. En même temps, son refus des idées toutes faites et sa volonté de rechercher, en dehors des sentiers battus, des solutions neuves aux problèmes économiques et financiers, retrouvaient les sources du véritable esprit radical.

Pierre MENDES-FRANCE marqua aussi profondément la vie du parti Radical. Il lui donna des structures plus solides et surtout un esprit et un élan nouveaux. Le rayonnement de son action et le prestige de sa personnalité attirèrent de nombreux français séduits par la clarté de ses conceptions politiques et par la vigueur de ses initiatives. C’est un parti rajeuni et plein d’ardeur qui affronta les élections de 1955 allé au sein du « Front républicain » avec la S.F.I.O. et quelques rescapés du naufrage du R.P.F.

DE GAULLE AU POUVOIR, LES RADICAUX DANS L’OPPOSITION

Après l’échec du Front républicain qui, victorieux aux élections, se brisa, malgré les efforts de MENDES-FRANCE, sur la guerre d’Algérie, la voie était ouverte au Général DE GAULLE. Son arrivée au pouvoir rejeta les radicaux, après quelques mois d’hésitation, dans une opposition de principe à un régime de caractère autocratique, contre lequel Gaston MONNERVILLE dressa, en 1962, au congrès de VICHY, à propos du référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel, un réquisitoire d’une éloquence passionnée et d’une argumentation étayée. Contre ce régime qu’il condamnait, le Parti Radical mena le combat avec toutes ses forces. Il soutint la candidature de Gaston DEFERRE à la présidence de la République en 1965 et après le retrait du leader socialiste, celle de François MITTERRAND. Membre à part entière de la Fédération de la Gauche démocrate et socialiste, aux côtés de la S.F.I.O. et de la Convention des Institutions républicaines de François MITTERRAND., il profita en 1967, du courant qui portait le pays vers la gauche, mais il subit durement le contrecoup des événements de 1968.

NAISSANCE DU MOUVEMENT DES RADICAUX DE GAUCHE

En 1969, la nomination de Jean-Jacques SERVAN-SCHREIBER au secrétariat national lui donna un élan nouveau qui retomba un an plus tard après la malheureusement candidature de son nouveau leader contre CHABAN-DELMAS à Bordeaux. En 1971, le parti socialiste se rénove et se rajeunit sous la direction de François MITTERRAND. Il s’ouvre aussi vers sa gauche en entamant des conversations avec le parti communiste. Les Radicaux, sont une fois de plus, à la croisée des chemins. Il leur faut choisir entre l’union de la Gauche qui se prépare et l’alliance avec le centre. C’est l’enjeu du Congrès de Suresnes, dont Jean-Jacques SERVAN SCHREIBER sort victorieux. Robert FABRE et la plupart des députés radicaux, refusant de se laisser pousser à droite, convaincus qu’une politique de réformes est impossible sans alliance avec les grands partis de gauche, conscients aussi des servitudes du scrutin majoritaire, concluent un pacte avec le parti socialiste et, quelques mois plus tard, signent le programme commun, après avoir obtenu de leurs partenaires la rédaction d’une annexe reprenant les thèmes majeurs du radicalisme.

En mars 1973, les électeurs leur donnent raison : le pays se divise en deux blocs, ruinant les espoirs de ceux qui espéraient pouvoir éviter le choix difficile entre droite et gauche. En décembre 1973, un Congrès extraordinaire décide de la création du Mouvement des Radicaux de Gauche. Quelques mois plus tard, le M.R.G. est le premier parti de la gauche unie à demander à François MITTERRAND de poser sa candidature à la présidence de la République.

Sous la présidence de Robert FABRE, le MRG fait entendre, aux côtés des socialistes et des communistes, un discours réaliste, celui d’une gauche qui valorise l’initiative et privilégie l’individu et les libertés. Avec la candidature de Michel CREPEAU à l’élection présidentielle de 1981, le MRG propose aux Français un programme, l’Avenir en face, attaché au libéralisme en matière économique, vigoureusement progressiste en matière sociale, soucieux des libertés individuelles et du respect de l’environnement. Au sein des gouvernements de gauche depuis 1981, les radicaux participent à la mise en oeuvre des grandes réformes qui font entrer dans la réalité les idéaux d’humanisme et de solidarité. En 1984, sous l’impulsion de Jean-Michel BAYLET, le MRG prend l’initiative d’un regroupement des radicaux et des écologistes pour les élections européennes. La liste Entente Radicale Ecologiste propose aux Français la mise en place des Etats-Unis d’Europe, pour une Europe plus forte, plus démocratique et plus solidaire. En 1988, les radicaux de gauche soutiennent la candidature de François MITTERRAND. En 1992, Jean-François HORY est élu au Congrès de Lyon afin de redonner une visibilité politique au M.R.G.

Au prix d’une rénovation interne très forte et à la faveur de l’adhésion au mouvement de Bernard TAPIE, le M.R.G. conduit une liste en 1994 pour les élections européennes qui totalisera plus de 12,5 % des voix. Cette élection permet aux radicaux de faire connaître à de nouvelles couches de la population le message radical. Le M.R.G. devenu RADICAL lors du Congrès du Bourget en 1994, Parti Radical Socialiste en Août 1996 puis Parti Radical de gauche en 1998 cherche à renouveler les idées.

En 1997, les Radicaux participent à la victoire de la Gauche Plurielle (PS-PC-Verts et MDC) et comptent à l’issue de ces élections 15 députés et un groupe à l’Assemblée Nationale présidé par Michel CREPEAU, député-Maire de La ROCHELLE. Avec deux ministres au gouvernement -Emile ZUCCARELLI,et Jacques DONDOUX les Radicaux participent aux réformes conduites par Lionel JOSPIN.

Au mois de Juillet 1999, François Huward remplace Jacques Dondoux au Secrétariat d’Etat au Commerce Extérieur. En Mars 2000, Emile Zuccarelli quitte le gouvernement et le Ministère de la Fonction Publique. Le P.R.G. sera représenté au gouvernement par Roger-Gérard Schwartzenberg comme Ministre de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace. François Huward conserve le Secrétariat d’Etat au Commerce extérieur.

Le Premier Décembre 2001, lors d’une convention nationale, le Parti Radical de Gauche décide de se lancer dans la course des élections présidentielles de 2002 en présentant la candidature de Christiane TAUBIRA, députée de Guyane. Elle recueillera 2,3 % des suffrages exprimés. La gauche est éliminée du second tour de l’élection présidentielle, Jacques CHIRAC s’installe à l’Elysée pour un mandat de cinq ans. Lors des élections législatives de Juin, la gauche est défaite. Le P.R.G compte neuf députés au lieu de 12.

Le Parti Radical de Gauche réunit à Toulouse en congrès les 4, 5 et 6 Octobre 2002 réaffirme son autonomie tout en considérant que dans le contexte politique du moment il doit jouer sereinement un rôle moteur d’initiative pour le rassemblement de la gauche.

Lors des élections régionales de 2004, les Radicaux de Gauche enregistrent une progression du nombre de leurs conseillers régionaux mais une stabilisation du nombre de leurs conseillers généraux. Lors des élections européennes de juin 2004, le Parti Radical de Gauche présente trois listes. Les têtes de listes seront Jo Le Guen pour la circonscription Ouest, Christiane Taubira pour l’Ile de France et Julien Duquenne pour le Nord Ouest.

Les 11 et 12 Décembre 2004, lors du Congrès de Lyon, les Radicaux de Gauche reconduisent à la présidence du Parti Jean-Michel Baylet. Ce dernier a alors un double objectif : réorganiser le parti et démontrer l’actualité des valeurs et des propositions des radicaux de gauche. Le congrès approuvera également le principe d’une candidature radicale de gauche au premier tour de l’élection présidentielle de 2007.

Mais deux ans plus tard, les 20 et 21 Octobre 2006, lors d’un congrès extraordinaire le Parti Radical de Gauche décide de soutenir le candidat du Parti Socialiste dès le premier tour de l’élection présidentielle en échange d’un accord législatif et programmatique. Christiane Taubira, députée de Guyane, qui souhaitait défendre les couleurs du radicalisme de gauche lors de l’élection présidentielle de 2007 n’obtient pas le soutien du Parti Radical de Gauche. Lors des élections législatives de juin 2007, le P.R.G. compte 8 députés qui siègent au sein du groupe Socialiste, Radical et Citoyens présidé par Jean-Marc Ayrault député socialiste de Nantes. Aux municipales et cantonales de 2008, le nombre d’élus radicaux de gauche est en augmentation. Au sénat, le renouvellement partiel de septembre 2008 verra l’élection de 5 nouveaux sénateurs portant à 11 le nombre des sénateurs radicaux de gauche. Les sénateurs radicaux de gauche siègent au sein du groupe du Rassemblement Démocratique, Social et Européen. Ce groupe constitué majoritairement de sénateurs radicaux de gauche est présidé par Yvon Collin, sénateur prg de Tarn-et-Garonne. En 2009, le Parti Radical de Gauche décide de ne pas présenter de listes aux élections européennes du mois de Juin. Cette dernière orientation provoque des remous dans le parti.

Publié par : oliviertredan | 23 novembre 2009

5,5% dans la restauration : un contrat caduque?

La baisse de la TVA de 19,6 % à 5,5 % dans la restauration est sujette à caution. D’une part, la mise en oeuvre est largement critiquée, le restaurateurs n’ayant semble-t-il pas joué le jeu ni auprès de la clientèle, (une baisse de  1,46%) ni dans le recrutement de personnel. A priori, un cadeau tombé directement dans le tiroir-caisse des restaurateurs, sans passer par la case redistribution.

Photo : thomas mcgowan

En ces temps de vaches maigres sur le front des recettes publiques, la mesure pourrait être annulée. L’emploi du conditionnel se justifie dans la mesure où l’amendement n’a aucune chance d’être voté. N’empêche, cet amendement voté par la commission des finances du Sénat a le mérite de jeter un pavé dans la marre.

Poser cette question, c’est d’une part poser la République comme l’ensemble du corps social, l’action de l’Etat dans ce cadre, et d’autre part questionner les responsabilités assumées des parties de ce corps aidées dans le soutien de l’ensemble. Au coeur de cette remise en cause, le contrat moral que devrait honorer le secteur de la restauration.

L’argumentaire proposé par le principal syndicat des restaurateurs (UMIH) est qu’une telle annonce risque de troubler les négociations salariales entre restaurateurs et salariés. En d’autres termes, après 4 mois de réduction, aucun accord n’a été entériné. Il est alors légitime de se demander si l’octroi d’une telle aide fiscale n’aurait pas du être conditionnée à un accord préalable.

Plus largement, il s’agit ici d’une question d’économie politique, qui se trouve par ailleurs au coeur de la Réforme Territoriale et la suppression annoncée de la Taxe Professionnelle. Un pari risqué consiste à estimer que la réduction de la pression fiscale sur les entreprises se traduit automatiquement par des bénéfices économiques et sociaux. Quant à une relance par la consommation, celle-ci est inconcevable en l’état. La raison est simple et avancée par Marx dans Salaire, prix et profit : « une hausse générale du niveau des salaires entraînerait une baisse générale du taux des profits, mais ne toucherait pas en somme au prix des marchandises. » Si on inverse et détourne quelque peu cette phrase : une hausse  du taux des profits entraînerait une absence d’augmentation proportionnelle des salaires et une stabilité du prix du service… CQFD pour la restauration?

Publié par : oliviertredan | 2 novembre 2009

Grève des sans-papiers

Les sans-papiers occupent ce jour des préfabriqués situés sur le chantier de la tour Axa, dans le quartier d’affaires de la Défense, nous apprend Le Monde. Leur mobilisation, on-ne-peut-plus légitime, semble porter ses fruits, aidés par le Conseil d’Etat.

Le premier point est que la mobilisation des sans-papiers permet de rappeler les conditions trop restrictives de l’accès aux papiers. La circulaire de janvier 2008 prévoyait en effet la régularisation d’un étranger travaillant dans l’un des 30 métiers «en tension». Ceux-ci sont pour la plupat des métiers qualifiés (informaticiens, géomètres, chefs de chantier…). Ce qui exclut les travailleurs sans-papiers des secteurs du bâtiment, nettoyage, sécurité, restauration… En somme, des papiers pour les étrangers qualifiés. Pour les autres, des charters.

Le second point, visible en filigrane dans le papier du Monde, est le relent d’esclavagisme, entendu comme forme d’organisation économique. Les entreprises concernées sont les mêmes (nettoyage industriel, bâtiment, restauration, etc.) pour des emplois délaissés par des individus qualifiés. Les laisser sans papiers, c’est donc la possibilité pour l’employeur de ne pas déclarer les éventuels accidents du travail et s’assurer d’une main-d’œuvre totalement flexible. Leur donner des papiers aurait des répercussions économiques que l’Etat ne veut pas assumer (assurance chomage, maladie et vieillesse).

Ce refus a incontestablement un effet pervers. La flexibilité désirée entretient la circulation de la main d’œuvre à l’échelle intercontinentale : accepter en tant de croissance, refluer en temps de crise. Et à travers cette circulation, l’infrastructure par laquelle elle transite (passeurs, etc.). « L’esclave était donc le bien le plus lucratif de son temps, à la fois produit et moteur économique. La main-d’œuvre esclave (…) a constitué le moteur de développement et la source de richesse de l’ensemble des sociétés coloniales. » Dans une certaine mesure et à une échelle plus réduite, ce constat vaut toujours…

Publié par : oliviertredan | 30 octobre 2009

La réforme territoriale, un enjeu éminemment politique

La réforme territoriale contient de nombreuses dispositions en apparence anodines mais qui constituent une atteinte grave à la décentralisation. Ainsi, sur l’élection des conseillers territoriaux, il est prévu une élection de 80% d’entre eux au scrutin uninominal et de 20% à la proportionnelle calculée sur la base des voix obtenues par les candidats au scrutin uninominal (qui auront déclaré leur rattachement à une liste). On a fait plus simple…

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Derrière cette complexité, se cache une machine de guerre contre la Gauche. Pourquoi? Parce qu’on passe d’un mode de scrutin à deux tours à un mode avec un seul tour avec un zest de proportionnel. Le scrutin à deux tours, qui tend  à la bipolarisation, a permis de combiner richesse et diversité des courants politiques avec efficacité de gouvernement. Le passage à un scrutin à un seul tour imposerait à terme un bipartisme de fait à la sauce anglaise, marginalisant tous les autres partis.

Et pour la Droite, c’est tout benef. Depuis quelques moins, l’UMP a entrepris de verrouiller la Droite, avec les entrées récentes des chasseurs et du MPF de Philippe de Villiers dans la majorité présidentielle. La Gauche quant à elle a perdu son centre historique, du fait de la montée en puissance (à confirmer) des Verts et la constitution d’un Front de Gauche (PCF-Parti de gaucheGauche unitaire).

Résultats :
1/ c’est la mort annoncée des petits partis qui se construisent localement ;
2/si l’UMP et Sarkozy remportent les élections de 2012 (présidentielles + législatives), 2014 verrait la concentration des pouvoirs centraux et locaux entre leurs mains.

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