Publié par : prgdescotesdarmor | 16 février 2010

Insécurité à l’école : la recherche de boucs émissaires plutôt que des solutions

Depuis quelques semaines, le corps enseignant de plusieurs lycées franciliens ont fait valoir leur droit de retrait devant des actes de violence commises au sein des établissement scolaires. Le problème est simple : les lycées sont laissés sans surveillance, faute d’encadrement suffisant.

Et la réponse de l’Education Nationale est totalement inappropriée. Son ministre, Luc Chatel propose un Grenelle de la Sécurité à l’école. Un énième effet d’annonce et un moyen de temporiser à l’approche des Régionales. Une chose est sûre. La politique de sape menée par le gouvernement actuel porte ses fruits. Selon la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et en vertu d’une volonté de transférer progressivement aux Régions le personnel de l’Education Nationale, le gouvernement cherche à faire d’une pierre trois coups.

1. Redynamiser le secteur privé de l’enseignement. En surchargeant les salles de classe et en misant sur une surveillance réduite des lycées, on ne peut pas mieux s’y prendre pour transférer les élèves vers les écoles confessionnelles.

2. Faire des coupes franches dans le budget de l’Etat.

3. Affaiblir les collectivités locales en leur transférant des compétences sans totale compensation financière. A elles de gérer les problèmes actuels et ceux liés à l’augmentation la pression fiscale inhérente.

En somme, l’Education est devenue une arme politique, par clientélisme d’un côté et transfert de problèmes publics de l’autre. Le tout en sacrifiant la qualité d’un enseignement laïc et gratuit.

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Responses

  1. Je l’ai dit ailleurs, il n’y a que deux solutions. Une reprise en main « à la Jules Ferry », ou une privatisation rampante. La deuxième solution est la plus simple…C’est donc celle qui a été choisie, et c’est logique, même si c’est malheureux. Les responsables sont les collabos du SNES, du SNUIpp etc…etc… et autres cire-pompes de la gauche gauloise, pardon française.

  2. Depuis plusieurs semaines maintenant nous entendons parler des  »états généraux de la violence à l’école ». La France en parle, les journaux en parlent et l’état est heureux. Mais nous devrions à la place de nous récrier et de parler unitairement sur cette violence, être pragmatique. Où veut réellement en venir l’Etat. La question est là. Avons-nous oublié les propositions des ministres et de Monsieur Sarkozy qui désire radicaliser les lieux d’éducation. Et bien le meilleur moyen d’y arriver, de faire que le peuple soit en accord avec ces aberrations, est de faire monter un climat d’insécurité. De plus cette proposition fut proposée dans un contexte électoral. N’y avait-il point idée aussi d’utiliser ce climat de peur, pour mobiliser un électorat. Cela s’appelle faire d’une pierre deux coups. Et tous nous tombons dedans.
    Si une vraie insécurité à l’école existe et bien cela veut aussi dire qu’il y a un échec de la démocratie éducative. Mais est-ce bien vrai ? À cela il faut répondre non. En revanche, il existe un problème et la question que nous devons nous poser est : « comment le résoudre ? » L’Elysée supprime des postes d’enseignants, cela lui fait gagner 500 millions d’euros. Il en a besoin, en tous les cas, c’est ce qu’il dit. Mais alors, pourquoi le gouvernement baisse-t-il la taxe sur la consommation dans les restaurants, lui faisant perdre la modique somme de 3 milliards d’euros. Ne pouvons-nous, nous poser des questions sur les vraies raisons de tout cela. Il serait plus profitable de faire des classes avec moins d’élèves et avec des professeurs plus proches de tous. Avec cette plus grande proximité, l’Individu serait mis en avant et cela permettrait à tous de s’exprimer. C’est par la parole que l’Etre peut s’extérioriser. Et bien, quand celui-ci ne sera plus bafoué par notre société moderne, nous verrons bien que le nombre de victimes aura baissé. Je dis victime, car soyons réalistes, nous sommes tous criminels par notre passivité. Car il n’y a que trois classes de personnes, le héros (celui qui se bat pour les autres), la victime et le criminel (tous les autres, les passifs, ainsi que ceux qui commettent les actes).
    Notre gouvernement a l’air de préférer le crime contre la guerre que la guerre contre le crime. C’est un faible changement linguistique, mais une grande nuance juridique. De plus ces états généraux visent les élèves, les professeurs, mais jamais l’état lui-même. Cela est tout aussi stupide que de dire que les catastrophes nucléaires sont de la faute de la nature. Cela est faux, car c’est l’Homme qui a déréglé la nature. Hannah Arendt disait qu’il fallait reconnaître l’importance du rouage dans les crimes, elle avait raison, n’oublions pas.
    Les directeurs des lieux d’apprentissage doivent non plus faire que leur travail, mais utiliser leur conscience et agir avec celle-ci. Ne pensez point que l’exemple dont je vais vous donner est un peu poussé, car il ne l’est pas, mais seulement si nous le prenons sous le terme de la durée. Rappelons nous des casques bleus qui étaient présents en Bosnie-Herzégovine, ils faisaient leur travail en n’aidant pas toutes les victimes, en ne restant que d’un seul côté. Et bien dans ce cas-là, être Humains ce n’est pas faire son travail. Mais ce n’est qu’avec de l’audace et la conscience que nous pouvons faire notre travail.
    En France, nous connaissons mieux les troix-cent-soixante-sept femmes portant la burqua sur notre territoire, les quatre minarets élevés Suisses que les vingt milliards perdus par la sécu dû à une faute technique.
    Les étudiants sont encore des individus en élaboration, leurs idées ne sont pas encore bien ancrées. Et bien, ce n’est pas en mettant des portiques de sécurité que vous allez ouvrir l’Humain à l’autre.Mais vous allez plutôt refermer les élèves sur eux-mêmes et les rendre encore plus violents. Mais n’est-ce pas ce que vous cherchez ?
    Partageons plutôt notre culture avec tous, soyons audacieux et faisons naître en montrant La Liberté guidant le peuple de E. Delacroix, une envie de liberté et d’expression. Emmenons les collégiens, les lycéens au théâtre, suivons le vieux principe Grec de la catharsis. L’Amérique après l’arrivée des colons fut une terre très violente, la vie commença à s’améliorer quand les écoles et les théâtres commencèrent à voir le jour.
    C’est un devoir de conscience et d’avenir de nous poser la bonne question, de ne pas nous faire manipuler et ensuite nous devons agir.

    Nous devons nous rappeler pour finir les mots de Bergson : « On doit tout voir sous le terme de la durée. »

    James C. Lycéens parisiens.


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