Jean-Michel BAYLET, Président du Parti Radical de Gauche, accompagné de Roger-Gérard SCHWARTZENBERG, Président du groupe RRDP à l’Assemblée nationale et de Jacques MEZARD, Président du groupe RDSE au Sénat, s’est rendu à 15h à l’Elysée à l’invitation du Président de la République et du Premier Ministre.

A l’issue de cette consultation des formations politiques représentées par un groupe au sein des deux assemblées, Jean-Michel BAYLET a rappelé les positions et propositions du PRG pour la suite à donner aux attentats terroristes du 13 novembre 2015 à Paris.

Conformément à l’analyse du Président de la République et du Premier ministre, Jean-Michel BAYLET a estimé que les attaques militaro-terroristes, dont la France a été la cible, sont constitutives d’un acte de guerre, diligenté par l’Etat Islamique. Pour le PRG, cette situation autorise la France à la légitime défense et impose une réaction internationale en territoire syrien, sous couvert de l’ONU.

Au-delà de la réponse militaire, Jean-Michel BAYLET a rappelé que ces attaques, commises en complicité avec des ressortissants français, justifiaient des mesures exceptionnelles en matière de sécurité et de lutte contre la radicalisation.
Concernant la protection des Français, le PRG demande, durant la période d’état d’urgence, le rappel des réservistes de l’armée et de la gendarmerie ainsi que le renforcement des moyens et techniques du renseignement.

Le PRG suggère, par ailleurs, que le cadre légal de la légitime défense et du port d’arme hors des temps de service soit réétudié pour les forces de l’ordre qui œuvrent avec courage et professionnalisme.

Concernant la lutte contre la radicalisation, le PRG, fidèle à sa tradition républicaine et laïque a réitéré les propositions qu’il avait, en partie, exprimées dans un courrier adressé le 6 juillet dernier au Premier ministre. Conformément à l’article 26 de la loi de 1905, le PRG demande que soient fermés les lieux de culte convaincus de radicalisation et que les guides spirituels coupables de « discours tendant à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres » soient arrêtés, conformément à l’article 35 de cette même loi.

Au-delà le PRG estime nécessaire que des parcours de « désendoctrinement » soient mis en place pour les Français revenus des régions de guerre au Moyen-Orient et que la déchéance de nationalité pour les personnes reconnues coupables d’actes terroriste ou de complicité soit appliquée avec fermeté.

En dehors de ces cas extrêmes, le PRG rappelle qu’il est favorable à ce que tous les cultes se déroulant en France le soient en langue française, par des ministres des cultes établis durablement dans le pays.

Enfin, conscient que la réponse répressive ne saurait suffire, le PRG propose que des « chantiers républicains » soient mis en place pour les jeunes de 15 à 18 ans qui pourraient ainsi, chaque année, développer des actions en France ou à l’étranger, en faveur de la citoyenneté et des valeurs républicaines.

« A l’heure où la France est visée, il est plus que jamais nécessaire de maintenir l’unité et le rassemblement autour des valeurs de la République » a déclaré Jean-Michel BAYLET

Le second tour des départementales a vu la Droite se hisser pour la première fois à la tête de l’institution départementale dans les Côtes d’Armor.

Nous faisons d’ores et déjà part de nos inquiétudes quant aux actions qui seront menées, puisque nous savons que le gouvernement de M. Fillon a systématiquement mis à mal les territoires ruraux, avec, par exemple, la réforme de la carte judiciaire entrainant le démantèlement des tribunaux et, plus largement, le retrait des services publics de proximité.

Nous avons aussi des regrets. Lors des Sénatoriales de septembre 2014, où la gauche était rassemblée, les voix des grands électeurs de centre gauche avait contribué à faire élire la sénatrice communiste Christine Prunaud  aux dépends du maire de Saint-Brieuc Bruno Joncour. Autrement dit, l’union de toutes les composantes de la Gauche, et notamment du PRG, avait permis de remporter les Sénatoriales avec Yannick Botrel. Pour les départementales, le PRG, parti du centre gauche a été écarté après de longues discussions par le Parti Socialiste, notamment sur les cantons aujourd’hui laissés à la Droite. Sur ces cantons, les voix des électeurs du centre gauche ont donc malheureusement fait défaut.

La leçon est terrible ; la défaite a un goût amer. Pour l’avenir, il sera nécessaire de se rappeler les enseignements des départementales. Demain, la Gauche, avec sa diversité qui devrait en faire sa force, ne pourra pas se permettre le non-rassemblement de toutes ses composantes.

Publié par : oliviertredan | 20 octobre 2014

Discours de Jean-Michel Baylet président du PRG au Forum Républicain

Dimanche, lors de la clôture du Forum Républicain, Jean-Michel Baylet, s’adressant aux militants présents, mais aussi à Manuel Valls, a évoqué le travail commun entre le PS et le PRG au sein du gouvernement et la nécessité de poursuivre le « formidable chantier consistant à réformer notre pays ».

Monsieur  le Premier Ministre,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les élus,

Chers amis radicaux,

Je suis particulièrement heureux de m’adresser à vous tous à la fin de cette belle convention « Pour une république moderne ».

Forum Républicain du PRG, forum annuel du PRG

A vous, tout d’abord, militants radicaux, parce que nous avons eu, depuis vendredi, des débats d’une rare intensité.  Débats purement politiques, tout d’abord, puisque vous avez fait, comme je vous y invitais, le choix de rester, actifs et solidaires mais aussi respectés, dans la majorité gouvernementale. L’épreuve que nous avons traversée pendant ces dernières semaines était rude. Nous l’avons dépassée. Pour nous, le vaste projet de transformer la France et de l’installer dans la modernité avec ses caractéristiques singulières, ce projet continue et je m’en réjouis. Débats programmatiques de fond également car vous avez démontré durant ces deux journées que la République pouvait toujours compter sur les idées radicales, sur notre conception du progrès et sur les intuitions des radicaux pour maitriser l’avenir surtout s’il est incertain. Je vous en félicite.

A vous, les élus radicaux, je veux redire, si vous ne le saviez déjà, que vous êtes la France. Pas celle d’hier, comme certains voudraient vous le faire croire, mais la France d’aujourd’hui et de demain, dans sa richesse et sa diversité. Vous êtes la France des terroirs et de tous les territoires, la France des villes et des campagnes, celle de la jeunesse et de la sagesse, celle du mouvement et de la Raison. Vous tous, élus radicaux, vous êtes indispensables à une majorité de progrès car vous portez, en parts égales, le souci de la solidarité sociale et le pragmatisme de la réalité économique. Que les non-radicaux ayant répondu ici à notre invitation me pardonnent mais nos élus ne sont pas des gens ordinaires. Ils portent en eux cette étrange synthèse que résumait, après Chateaubriand et Victor Hugo, François Mitterrand lui-même : « il y a, dans l’esprit de chaque Français, une mémoire de chouan et une mémoire de soldat de l’an II. » Même au sein de vos alliances locales et de notre majorité nationale, ne renoncez pas à ce particularisme ! Il est précieux. Avec Condorcet, avec Ledru-Rollin, avec Buisson, Caillaux, Bourgeois, avec Clemenceau, tenez-vous à l’écart des conservatismes, de droite ou de gauche, qui renoncent à transformer le monde pour l’améliorer.

A vous les ministres radicaux, je veux déclarer au nom de tous les militants, que vous êtes notre fierté. Vous êtes chargés au sein du gouvernement de faire entendre le message radical et de donner à voir notre solidarité sans faille. Songez un peu à tous les grands radicaux qui vous ont précédés dans la carrière gouvernementale et dites-vous, aujourd’hui encore, que la politique française manque de sel et de vie lorsque les radicaux n’y prêtent pas la main. Vous nous représentez bien ; le Président de la République et le Premier Ministre savent pouvoir compter sur vous et vous aurez toujours, à condition de ne pas oublier d’où vous venez ni qui vous représentez, le soutien déterminé de tous vos amis ici rassemblés.

Monsieur le Premier Ministre, vous me permettrez de dire « Cher Manuel »  et, puisque  nous sommes presque en tête-à-tête de vous tutoyer. Je ne le fais pas pour sacrifier aux règles du genre, pour afficher une sorte de camaraderie télégénique mais pour te dire, mon cher Manuel, que tu es véritablement le bienvenu chez les radicaux. Tu viens de le démontrer dans ton allocution, tu te sens ici chez toi et tu as raison. Parce que tu t’es attaqué, avec courage et volonté, au formidable chantier consistant à réformer notre pays, tu peux compter, aux conditions que nous avons posées ensemble bien sur, sur l’appui loyal et déterminé de tous les radicaux. La tâche que François Hollande t’a confiée est difficile, je vais y revenir, et pour la conduire tu n’auras pas trop d’alliés peut être. Mais je veux inviter ici les radicaux à te manifester leur sympathie, leur soutien républicain et leur ferme volonté de continuer à avancer sur la voie du progrès.

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            Oui, Manuel, je l’ai dit, la mission que tu as acceptée est immense. Il s’agit de réformer enfin notre pays, de le redresser, de sauvegarder l’unité nationale, de construire une Europe capable de rendre confiance aux Européens, de protéger aussi, à la mesure de nos moyens et dans le respect des principes qui ont fondé la République, le monde contre les dangers que portent le fanatisme, le terrorisme et les formidables inégalités. Quel défi !

Et parmi les innombrables difficultés qui se dressent sur notre chemin, je veux traiter en premier lieu des questions politiques.

D’abord pour poser une question apportée par l’écume des fluctuations partisanes : qu’est aujourd’hui la majorité !

Si nous avons consolidé ces jours-ci, au prix d’une clarification et d’un pacte, l’alliance entre radicaux et socialistes, nous ne représentons pas la totalité des forces progressistes. Pourtant au risque de surprendre, je dirai que je ne crois guère aux velléités d’indépendance des uns et des autres. Comme il arrive après tous les débordements, le fleuve de gauche rentrera dans son lit, inévitablement.

Dès après l’élection de François Hollande, le Front de Gauche a marqué son souhait de rester à l’écart des affaires gouvernementales et de se poser en alternative à la voie social – réformiste proposée par le Président de la République. Deux années et demie ont passé. Notre ami Jean-Luc Mélenchon s’est littéralement épuisé à fulminer ses imprécations et il n’en a tiré aucun bénéfice politique. Car on ne peut à la fois flirter avec tous les excès de la démagogie et du populisme et reprendre les vieilles antiennes des groupuscules gauchistes. Qu’on soit le Front de Gauche, « le bruit et la fureur » de gauche, le poste avancé de l’armée de gauche, le révélateur immodeste de l’avenir de la gauche ou n’importe quoi se réclamant de la gauche, on ne doit pas oublier qu’on est d’abord de gauche, et que la gauche digne de ce nom ne peut avoir pour objectif presque avoué de faire gagner la droite. Au sein du Front de Gauche, les communistes l’ont d’ailleurs bien compris. Sans qu’on saisisse toujours la subtilité d’une stratégie qui se résume en une résistance à l’archivage historique, ils ont choisi, lors des municipales notamment, de retrouver le cadre éprouvé de l’union des forces de gauche.

Mais les radicaux sont fiers également d’avoir une culture politique. Pour nous, lorsqu’une décision librement débattue est prise, on l’applique. Lorsqu’on appartient à une majorité parlementaire, on vote la confiance et on vote le budget. Et les radicaux stupéfaits découvrent qu’au sein même du parti socialiste, on croit pouvoir s’affranchir de ces règles.

Et la prétendue fronde de ceux qui, souvent, ont été élus grâce à l’élection de François Hollande est dirigée contre le gouvernement qu’il a nommé, plus précisément encore contre toi, cher Manuel. Pourquoi ? Tu souffrirais d’un défaut inexcusable : non content d’être social-démocrate, tu serais social-libéral ! Etrangement, ce vocable est devenu une insulte politique lorsqu’il est énoncé par une partie de la gauche. Eh bien, je te le dis franchement, s’il s’agit d’être réaliste et libéral, au meilleur sens du terme, en matière économique, s’il s’agit d’être aussi solidaire et social à l’égard de nos concitoyens défavorisés, moi qui suis fier d’être radical, je suis également fier d’être social-libéral !

Car il y a, dans toutes ces formes d’opposition interne à la gauche, le clapotis des ambitions personnelles. Il ne m’intéresse pas. Il y a aussi le choix tactique de la terre brûlée ; c’était, je le rappelle, le choix de Vercingétorix avant la bataille d’Alésia. Et le résultat est toujours le même : on ne peut pas gagner en affaiblissant sa famille.

Malgré les incitations à la résignation, les pronostics à peine voilés d’une défaite de la gauche en 2017, le choix absurde de sauter dans le vide pour mieux rebondir, malgré tous les calculs de ceux qui croient comploter en faveur de l’inéluctable, je te le dis, cher Manuel, nous t’accompagnerons dans ton travail de réforme car les radicaux, eux, ne sont pas résignés. Nous croyons que la confiance reviendra et, en 2017, à la présidentielle comme aux législatives, nous voulons gagner !

Et il faut gagner. Il ne s’agit pas de conserver le pouvoir considéré comme un objectif en soi. Il faut impérativement faire barrage à l’extrême-droite.

C’est toi, Manuel, qui as déclaré à Rome voici peu, que l’extrême-droite était « aux portes du pouvoir. » Que n’avons-nous entendu après ce témoignage ! Exagération, instrumentalisation, fausse frayeur, etc. C’est exactement ce qu’on disait à Weimar en 1930, quand Hitler réunissait 30% des voix.  Je sais que l’Histoire ne se répète jamais à l’identique mais je sais aussi qu’on peut faire à distance les mêmes erreurs d’évaluation politique.

Oui le danger est bien réel. D’abord parce que, passé un certain seuil, il apparait un phénomène cumulatif dont le scrutin majoritaire n’est plus le frein mais l’amplificateur. Ensuite parce qu’une bonne partie de la droite, de ses électeurs mais aussi de ses élus, devient poreuse aux idées  de l’extrême-droite et disponible pour des alliances ; on l’a bien vu lors des sénatoriales, en PACA notamment. Et encore parce que les dirigeants de la droite dite républicaine sont déjà lancés dans une surenchère thématique dont le FN sera seul bénéficiaire.

Enfin et surtout parce que ceux de nos concitoyens qui sont les plus touchés par cette crise économique multiformes touchant désormais tous les secteurs d’activité, les plus désorienté par une évolution européenne devenue incompréhensible, les plus incrédules devant une mondialisation dont les ressorts les plus exotique peuvent avoir pour effet de frapper l’emploi de chacun, ceux-là donc sont aujourd’hui sensibles au discours de la démagogie qui leur propose d’effacer la crise, l’Europe et le monde derrière des slogans simplistes.

Et ils n’hésitent plus à dire leur sympathie, leur accord : la France aux Français, et tout sera réglé !

Alors il appartient aux radicaux, aux socialistes à toute la gauche, à tous les républicains de progrès de dire haut et fort que ce discours est celui de la haine,  de la honte, de la division, de l’exclusion, de l’affaiblissement de la France et de notre perte d’humanité. Non, pour notre part, nous ne laisserons pas avancer l’extrême-droite et nous ne laisserons pas minimiser le danger.

C’est aussi pourquoi nous sommes extrêmement sensibles, mon cher Manuel, à la fermeté de ton discours républicain, de ton rappel constant aux valeurs de liberté, de justice, de fraternité et de laïcité. Quand j’entends les Trissotins et les Trissotines de la gauche « pur sucre » se demander gravement si tu es de gauche ou de droite, j’ai envie de leur dire d’abandonner un instant leurs arguties et d’en faire autant que toi contre l’extrême-droite.

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            Je ne confonds certes pas la droite parlementaire et l’extrême-droite. Mais je dis que le retour – celui qu’elle croit certain – de la droite au pouvoir constitue aussi un danger pour notre pays.

On pourrait ironiser, c’est vrai, sur l’état de l’UMP prise inextricablement dans le double filet des ambitions de ses leaders et des affaires judiciaires, voire crapuleuses qu’elle traine derrière elle. Que ces gens incapables de gérer la cassette de leur parti nous donnent des leçons sur la façon de gérer le budget de l’Etat, qu’ils ont ruiné tout comme celui de l’UMP, ressemblerait à un sketch humoristique si les atteintes à la démocratie n’étaient pas aussi graves.

Mais revoilà le sauveur. Ce Sarkozy, dont on ne devait « plus jamais » entendre parler, s’était caché entre le 16ème arrondissement, une pinède sur la Côte d’Azur et ses conférences à Doha sur l’état du monde. Ce tout jeune retraité veut donner l’exemple : gagner plus en nous faisant travailler plus. Croit-on qu’il est revenu pour faire amende honorable ? Pas du tout. L’homme de la division de la stigmatisation, du débat sur l’identité nationale du discours de Grenoble, l’homme qui a ramené l’ordre en Libye, qui a terrorisé Vladimir Poutine, qui a fait entendre raison à madame Merkel, cet homme-là revient tel qu’en lui-même. Il nous a pardonné.

Nous ne l’avions pas mérité mais il veut bien mettre sur le compte de l’aveuglement des Français leur choix de 2012, celui de la réconciliation, du calme, de la normalité, de la rigueur, de la vraie réforme et de la modernisation. Au diable ces foutaises, Nicolas Sarkozy est ressuscité ! N’ayant rien appris de sa défaite, et surtout pas l’humilité, il court dans tous les sens, vibrionnant et bien décidé à régler tous ses comptes, avec ses ennemis, avec ses adversaires et surtout avec la France qui s’entête à ne pas lui ressembler. Et curieusement, l’affaire ne prend pas. Sarkozy pédale, s’embrouille, s’emmêle. Il aurait pu rester sur l’île d’Elbe, le voici parti pour Sainte-Hélène. Bon  vent !

Monsieur Fillon s’en réjouit, bien entendu. Sous son air ombrageux et sourcilleux, il sourit, même si cela ne se voit guère. Il n’avait pourtant pas sourcillé pendant les cinq ans où il a exécuté les choix de M. Sarkozy dictés par M. Patrick Buisson. Lui qui se flattait d’être autrefois le collaborateur de Philippe Seguin, chantre du gaullisme social, fait aujourd’hui ouvertement du pied au Front National. Il est heureusement assez hermétique pour laisser à penser qu’il ne sortira pas de sa coquille avant 2017, ni même après. Bonne réclusion !

Reste bien sûr M. Juppé, le meilleur d’entre eux, si l’on en croit Jacques Chirac. Il est le meilleur, en effet, et il vient d’obtenir, sans surprise, la rescousse de l’infatigable M. Bayrou. Si l’élection présidentielle consistait à faire désigner par les Français le candidat le plus éloigné d’eux, s’il s’agissait de choisir le premier de la classe, si l’on voulait revoir au pouvoir la rigidité affichée pendant les grèves de 1995, s’il fallait faire une synthèse entre MM. Pasqua, Gaudin et Estrosi, évidemment M. Juppé serait le meilleur. Il n’a, en somme, qu’un petit défaut, les Français éliront un président, pas un professeur, pas un censeur, pas un notaire. Avec Edouard Balladur, ce pays de foot et de rugby avait failli être dirigé par un joueur de Bridge. Avec Alain Juppé, cette grande nation diverse, chatoyante, bigarrée serait couverte de gris anthracite.

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            Toutes ces caractéristiques personnelles seraient, du reste, secondaires si les dirigeants de l’opposition avaient un programme. Mais ces Messieurs Juppé, Fillon, Sarkozy et autres n’ont aucun projet. Plus exactement ils n’ont que la volonté de casser. Casser les 35 heures, casser les droits à la retraite, casser la Sécurité sociale, casser les services publics, casser les fonctionnaires. Ils croient que la crise économique persistante leur fournira enfin l’occasion de venir à bout du modèle social français.

Ils ne sont pas libéraux comme ils le prétendent (ils ont même fait souvent assaut d’étatisme et de dirigisme) ; ils sont tout simplement de droite. Ils rêvent de détruire tout ce qui fait la solidarité nationale, tous les systèmes de redistribution, tout ce qui garantit notre cohésion sociale. Au fond, ils ne veulent pas revenir à l’avant 2012, ils voudraient effacer le Front Populaire et les acquis de la Libération.

Demandez le programme ! Telle devrait être l’interpellation adressée par la gauche aux citoyens pour leur montrer la réalité. M. Juppé aura beau tenter de se rendre humain, il restera le cofondateur du RPR et de l’UMP. M. Fillon pourra bien essayer de faire oublier sa propre gestion, il demeurera celui qu’avouait être « à la tête d’un Etat en faillite ». Et M. Sarkozy pourra faire chattemite  tant qu’il voudra, on continuera à lui voir les griffes.

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            Oui, le retour de la droite serait un grand danger pour le pays et non, ce retour n’est pas inéluctable. Et nous sommes tous ici déterminés à nous y opposer, avec le Président de la République, avec le Gouvernement, pour sauver l’image d’une France juste, généreuse et rayonnante, sûre de ses valeurs et de son rôle unique dans le monde.

Mais nous ne gagnerons pas seulement avec des incantations ou en brandissant des épouvantails.

Il nous faut aussi moderniser la France, la réformer en profondeur, la remettre en mouvement, et peser sur l’Europe sans laquelle nous ne pouvons rien régler.

Ce travail gigantesque, tu l’as entrepris, mon cher  Manuel, avec ta méthode qui consiste à écouter, puis à faire des choix et ensuite, aussitôt après, à agir avec le double souci de rapidité et d’efficacité.

Ne boudons pas notre plaisir, cette façon moderne de faire de la politique nous convient tout à fait.

Le premier grand projet que tu conduis et dont les axes ont été définis par François Hollande et celui, ô combien capital, de la réconciliation entre la gauche et l’entreprise. Les radicaux n’ont jamais cessé, depuis 1973 et l’Union de la Gauche, d’insister sur cette absolue nécessité.

Sans entreprises, pas de création de richesses et donc pas de redistribution. Sans entreprises pas de croissance et pas d’emplois. Sans entreprises, pas de recherche, pas d’innovation et pas d’enrichissement national. Sans entreprises pas de place dans la concurrence européenne ni sur les marchés mondiaux. Je dirais même, allant plus loin, sans liberté d’entreprendre, pas de liberté du tout.

Mais le malentendu entre la gauche et les entrepreneurs vient de loin, et les responsabilités ne sont pas toutes du côté des politiques. Certains chefs d’entreprise, parfois parmi les plus importants, ont encore une conception patrimoniale de leur outil de travail. Quand on les entend parler de démocratie dans l’entreprise, de dialogue social, de droit du travail, on a parfois l’impression d’entendre les dirigeants du Comité des Forges.

Mais il peu reconnaitre aussi que certains syndicats ouvriers, au moins certains leaders, parlent et se comportent comme si l’entreprise était le lieu d’affrontements permanents, le vase clos de la lutte des classes, le théâtre de représentations irréconciliables.

Cependant ce monde-là n’existe plus. L’entreprise est la propriété commune de ceux qui y ont investi leur argent et de ceux qui y investissent quotidiennement leur travail, leur force, leur savoir-faire et souvent leur fierté. Une gauche moderne a le devoir de promouvoir cette conception de l’entreprise et il est bon de dire, comme tu l’as fait, que la France et ses dirigeants chérissent nos entreprises.

Néanmoins il ne s’agit pas seulement de réconciliation sociale, pas seulement d’aide à l’emploi et à la compétitivité, pas seulement de notre croissance et de notre place dans un monde concurrentiel. L’harmonie entre la Nation et ses entreprises et aussi une question philosophique car c’est là dans la communauté formé entre les dirigeants d’entreprises et le monde du travail que se libère la création. La France est légitimement fière de ses grandes réussites industrielles et de ses nombreux domaines d’excellence. C’est un effet du génie français. Et je ne crains pas de dire qu’en affirmant ta passion de l’entreprise, tu es en train de poser les bases d’un Nouveau Contrat Social.

De ce constat découlent à peu près tous les autres grands axes de l’action gouvernementale. Ce choix dicte en effet la libération du champ économique encore encombré d’archaïsmes, d’hyper-réglementation, de conservatismes et de corporatismes. Tu t’es décidé, là aussi, à lutter contre toutes les formes d’ankylose. Je crois, moi aussi, qu’il ne doit pas y avoir de tabous. Ce qui ne fonctionne pas doit être réformé. Dans un pays aussi gravement touché par le chômage que le nôtre, l’objectif doit être de relancer l’activité et nul ne peut espérer continuer à profiter seul des rentes ou des droits mal acquis, à se protéger du mouvement par l’inertie et l’immobilité. On a menti jadis aux ouvriers lyonnais qui cassaient les métiers à tisser ; on n’a pas arrêté le machinisme et les mutations sociales. On a menti plus récemment en affirmant aux agriculteurs qu’on allait protéger les petites exploitations polyvalentes et indifférentes à la concurrence ; aujourd’hui, le nombre des agriculteurs a été divisé par dix.

A l’heure de la mondialisation, on n’arrêtera pas la modernisation de l’économie et la circulation des biens, des services et des capitaux. On peut certes les réguler et même les moraliser (je pense à la taxation des transactions financières), et je crois que les négociations autour du traité transatlantique ou pour un nouveau « round » de l’OMC sont infiniment plus importantes que tel ou tel lapsus attribué à notre ministre de l’économie.

Bien sûr, ces mutations économiques accélérées peuvent agir brutalement sur notre tissu social. C’est pourquoi tu es bien inspiré, cher Manuel, de rappeler, comme tu le fais souvent, ton attachement au modèle social français.

Nos assurances contre la maladie, le chômage, la vieillesse et contre les charges familiales ne sont pas des systèmes de confort dont profiteraient des Français indolents, déresponsabilisés et protégés de tous les aléas. Ce sont de grandes conquêtes sociales qui sont l’honneur de notre pays et qu’il faut sauvegarder. S’il existe des abus – et il en existe -, les radicaux pensent comme le ministre du travail qu’il faut y mettre fin. Et quand les modalités, montant et durée, de l’indemnisation du chômage laissent penser que, pour notre pays, le chômage ne serait pas un problème mais une solution il n’est pas interdit d’y réfléchir avec le souci du bien commun.

Et les radicaux sont encore avec toi lorsque tu choisis la modulation des allocations familiales pour faire face au déficit en conservant le principe d’universalité. Les bourgeoises de la manif pour tous peuvent bien s’égosiller dans tous les médias, notre position est simple : notre vison de la famille et du rôle des femmes n’est pas celle du Maréchal Pétain mais un regard généreux et moderne fondé sur l’idéal de justice.

Bien sur pour arriver à ce difficile équilibre entre le réalisme économique et la justice sociale, il est bien sûr nécessaire de rétablir progressivement, au rythme qu’impose la conjoncture, la santé de nos finances publiques. Quand j’entends les démagogues de droite et de gauche soutenir que la France s’incline devant « les diktats » de la Commission Européenne, je me dis que Barroso a bon dos. Quels diktats ? Nous ne faisons qu’exécuter les engagements que nous avons pris dans des traités des engagements que la droite a dédaignés pendant dix ans et qui réapparaissent, de ce fait, avec une force accrue.

Evidemment, l’effort de rétablissement de nos comptes publics doit être progressif et nous n’y parviendrons pas si l’Europe n’investit pas puissamment comme le Gouvernement français l’y invite, dans tous les domaines du développement futur et donc de la création de nouveaux emplois. Nous avons trop à gagner de l’Europe pour risquer de perdre le bénéfice de la solidarité continentale.

Mais le meilleur et le plus beau des investissements pour les emplois de l’avenir, c’est le pari sur l’intelligence, les efforts consacrés à l’école, à l’enseignement, à la recherche, et aussi à la formation professionnelle.

L’école est plus qu’une institution, elle résume la République d’aujourd’hui et nous garantit la République de demain. Là encore, nous sommes en parfait accord. Protégée par les règles d’une laïcité intransigeante, l’école forme la conscience libre des citoyens.

Merci de tes rappels fréquents à cette laïcité qui est la colonne vertébrale de notre République. Elle forme aussi des acteurs économiques et sociaux. Les investissements publics dans le champ scolaire constituent la plus belle garantie pour les libertés, pour l’égalité bien sûr, pour la fraternité si souvent malmenée dans une société tentée par toutes les exclusions, mais aussi pour notre prospérité future.  Le monde est suspendu au souffle des enfants qui vont à l’école. Réaffirmons haut et fort notre conviction la plus intime : l’école est notre priorité absolue.

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Mais je n’ai pas besoin d’énumérer tous les domaines de l’action gouvernementale pour vérifier comme nous le voyons chaque jour que l’harmonie politique est totale entre les radicaux et toi, mon cher Manuel, à quelques détails près heureusement réglés ou en passe de l’être.

Je veux seulement appeler l’attention de tous nos amis réunis ici sur une autre difficulté, lourde et générale, de ta mission.

Elle dépasse les problèmes conjoncturels et même les oppositions partisanes.

Elle a un nom, bien mal choisi si l’on s’en tient à l’étymologie, la crise.

Depuis les chocs pétroliers (1929 oublié), on a choisi de baptiser ainsi les périodes de tensions, les à-coups ponctuels dans un long cheminement de croissance et de progrès.

Cette conception est fausse. Les crises se sont multipliées. On en constate dans tous les champs de la réflexion : crise économique, crise financière, crise des ressources alimentaires, crise environnementale ou crise militaire.

En vérité, nous n’avons plus à subir des successions de crises, nous sommes installés dans la crise et nous y resterons aussi longtemps que le regard des prophètes puisse anticiper. La mondialisation, l’irruption des économies émergentes, le creusement des inégalités, l’appauvrissement des ressources naturelles, les bouleversements climatiques, tous ces phénomènes n’ont pas bousculé un ordre ancien pour lui substituer un ordre nouveau. Ils ont installé le désordre mondial comme le cadre permanent de toute action politique. Et bien pour moi et pour tous les radicaux, rationalistes et progressistes, le désordre peut être fécond.

Mais il nous faut voir que, pour beaucoup de nos concitoyens, il peut être éminemment anxiogène et explique, en bonne partie, le prurit électoral des Français qui se laissent abuser par les simplismes de l’extrême-droite. La gauche a toujours défendu, depuis la Révolution française, les valeurs de l’universalisme. Nous y sommes attachés. Mais nous devons comprendre que notre société affiche aujourd’hui un puissant besoin d’identité. Pas d’identité nationale, restrictive, exclusive, caricaturale de MM. Sarkozy et Besson, mais l’identité culturelle en mouvement, l’identité des terroirs, du patrimoine et d’un pays ouvert, l’identité fière d’elle et accueillante à toutes les différences, l’identité, risquons le mot, orgueilleuse d’une France comptable de son passé devant le monde. J’ai décrit ainsi l’identité républicaine que nous avons là aussi en partage.

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            J’ai dressé une longue liste qui n’est pas exhaustive mais l’énumération pourrait heurter ta modestie, cher Manuel, des actions que tu conduis et qui emportent l’adhésion des radicaux.

Il nous reste bien quelques désaccords, sur la réforme de la fiscalité et sur le vaste chantier institutionnel, mais je sais que nous allons continuer à en discuter et je ne doute pas que nous trouverons ensemble les bonnes solutions.

Aussi il m’importe maintenant de te dire autre chose. L’accord de fond sur les grandes lignes politiques n’est pas tout. La forme est importante aussi.

Et je veux te remercier, très sincèrement, très chaleureusement, pour la considération que tu marques aux radicaux.

Tu as le sens du dialogue, de l’échange et du partenariat.

Comme chef institutionnel de la majorité, tu as le respect de toutes ses composantes. (Je n’en dirais pas autant de tous tes amis). Ton souci est toujours d’élargir et non de te réfugier dans le confort d’une camarilla ou d’une structure partisane.

Depuis la victoire de François Hollande, depuis ta nomination Place Beauvau puis à l’Hôtel Matignon, nous avons dialogué souvent, avec fermeté et détermination mais toujours avec respect. Et je ne crains pas de dire, à propos des conditions de nos échanges, que j’ai retrouvé avec le Président de la République et avec toi, l’esprit qui présidait au temps de François Mitterrand.

Ce n’est pas par vanité que les radicaux exigent d’être considérés. Ce n’est pas non plus au nom de l’Histoire, la plus belle et la plus longue mémoire politique française, ce qui serait déjà un motif de fierté suffisant.

Non, c’est au nom de leur certitude de pouvoir apporter une contribution singulière et précieuse à la République moderne.

Tu l’as compris puisque tu as choisi d’enrichir encore cet apport. Tu nous a donné les assurances que nous souhaitions sur les départements, sur les dotations financières de l’Etat sur les allocations familiales, sur la prochaine législation pour le droit de mourir dans la dignité, et sur bien d’autres sujets. Tu mobilises les énergies radicales au sein de ton Gouvernement, tu t’assures du soutien de nos parlementaires, tu vas placer certains d’entre eux en mission. Et tu me fais l’honneur de m’associer désormais aux réunions hebdomadaires des dirigeants de la majorité.

Pour tout cela, je veux te remercier.

Mais te dire enfin que je n’ai pas été étonné. Je sais depuis longtemps que, sur l’essentiel des valeurs républicaines, tu penses comme nous et j’en suis heureux.

Et je t’assure que, dans l’avenir comme hier, tu pourras compter sur les radicaux car tu as choisi de compter avec eux.

Les Français savent que tu es un grand admirateur de Georges Clemenceau. Alors, je te dis que tu seras toujours chez toi chez, ses héritiers parmi les radicaux.

A la suite des élections sénatoriales, dans un contexte de crise économique dont l’issue tarde à se dessiner, de crise morale, le PRG – dernier allié du PS au sein du Gouvernement – a déposé un projet de protocole d’accord de gouvernement entre le Parti Radical de Gauche et le Parti Socialiste. 

Dès les primaires citoyennes qu’il a permis de légitimer dans le paysage politique et au-delà du seul parti socialiste, le Parti radical de gauche a fait la preuve de sa responsabilité en mêlant le destin de nos deux formations pour permettre la victoire de la gauche aux élections présidentielle et législatives.

En effet, que ce soit lors du basculement du Sénat en 2011 (où aucune voix radicale n’a manqué à Jean-Pierre Bel), lors des élections législatives où les accords nationaux passés entre le PS et ses alliés laissaient pourtant entrevoir une différence de traitement, ou bien encore à l’occasion des dernières élections à la Haute Assemblée, élus et militants radicaux ont toujours joué le jeu de l’alliance en soutenant les candidats de notre majorité.

Depuis deux ans, la fidélité et la loyauté à l’action gouvernementale de ses représentants, tant au Parlement qu’au Gouvernement, n’ont jamais été démenties lors des échéances essentielles fondant une majorité gouvernementale, que sont les votes de confiance et les lois budgétaires. Depuis le remaniement d’avril, le PRG est même devenu le seul allié du PS au Gouvernement.

Mais aujourd’hui, face au résultat des dernières élections sénatoriales lors desquelles l’accord PS/PRG n’a pas été respecté et où la droite a repris la majorité du Sénat avec l’entrée de deux sénateurs d’extrême droite, qui ont vu pour la première fois dans l’Histoire de notre pays deux sénateurs extrémistes entrer dans la Haute Assemblée, le PRG ne souhaite plus poursuivre dans les mêmes conditions sa participation au gouvernement et conserver le même fonctionnement de la majorité. Le Parti radical de gauche déplore en effet de ne pas avoir été véritablement associé aux orientations du gouvernement en ce qui concerne des évolutions structurelles de notre pays comme la réforme territoriale, une éventuelle réforme institutionnelle du mode d’élection de nos députés, la réforme des finances locales, mais également le PLF et le PLFSS.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les textes portant réforme des institutions ont amené, sans surprise compte tenu de la méthode utilisée, les représentants du PRG à porter une voix divergente au sein de la majorité. Une véritable association du PRG en amont du dépôt de ces textes aurait, sans nul doute, permis d’éviter la contestation de ses parlementaires. Aujourd’hui, le PRG refuse de cautionner des discours et des réformes gouvernementales qui stigmatisent les élus locaux et prétendent les rendre responsables des difficultés et des blocages du pays.

Enfin, le Parti radical de gauche regrette que plusieurs engagements pris pendant la campagne présidentielle devant les Français n’aient pas été respectés : la réforme bancaire, la création d’un impôt unique progressif, le prélèvement à la source ou le droit à une fin de vie digne avec une assistance médicalisée. Aujourd’hui, les mesures contenues dans les projets de lois  de finances et de financement de la sécurité sociale interrogent les élus et parlementaires radicaux.
Le PRG propose donc au Parti socialiste la signature d’un protocole d’accord de majorité portant sur des engagements précis.

Dans un contexte politique difficile, les Radicaux de gauche des Côtes d’Armor se félicitent de l’élection de Yannick Botrel et de Christine Prunaud. Les Costarmoricains disposent ainsi de deux sénateurs qui ne manqueront pas d’agir en faveur de la population et des communes du département.

Cette élection révèle aussi la nécessite du travail commun, notamment entre le Parti Socialiste et le Parti Radical de Gauche, dernier allié au sein de la majorité gouvernementale. En effet, la mobilisation des grands électeurs Radicaux de gauche et du Centre gauche a été déterminante  et a permis de conserver une majorité de sénateurs dans les Côtes d’Armor.

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, le Président du PRG, Jean-Michel Baylet, évoque la possibilité du départ des trois ministres radicaux de Gauche du Gouvernement, si la Réforme territoriale est maintenue en l’état, notamment avec la suppression des Conseils généraux.
Cette possibilité a déjà été discutée au début de l’été dans les instances du PRG. Le Monde s’en était fait l’écho dans son édition du 1er juillet. Un tel départ mettrait en difficulté l’action gouvernementale en faisant la démonstration d' »une incapacité à rassembler« .

 

Notre désaccord est grave et profond. Il porte principalement sur la réforme territoriale. Nous considérons qu’elle se fait dans la précipitation et en dehors de toute concertation utile et réelle avec celles et ceux qui sont concernés, c’est-à-dire les élus locaux, les fonctionnaires territoriaux et les populations qui ont quand même leur mot à dire. Sur le fond, nous comprenons la nécessité de la réforme, mais nous disons qu’il faut la faire sur des critères objectifs et sérieux. Au lieu de cela, on fusionne par exemple les deux immenses régions que sont le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, mais on ne rattache pas la petite région des Pays-de-la-Loire à la Bretagne pour des raisons d’amitié personnelle avec le président de la République. […]

Nous exigeons le maintien du conseil général dans les départements ruraux. C’est une condition sine qua non. Seules les métropoles peuvent agir avec la même efficacité que les conseils généraux. Quand un département ne compte pas une telle métropole, le conseil général reste une collectivité de proximité indispensable pour les services et l’aménagement du territoire. Nous réclamons aussi une plus juste représentation de ces départements ruraux. Pour l’heure, avec le système qui a été retenu, les petits départements ne seront représentés que par un ou deux conseillers régionaux. […]

Sur la réforme territoriale, nous sommes très déterminés. Si nous ne sommes pas entendus, si nous arrivons à un point de rupture, alors là, oui, nous prendrons nos responsabilités et nous partirons du gouvernement. Nous en avons voté le principe lors de notre dernier comité directeur. Un vote confirmé par le bureau national, en présence de nos trois ministres. […]

Publié par : oliviertredan | 29 juillet 2014

Pourquoi le PRG s’oppose à la nouvelle carte des régions

Lors de son discours de politique générale, le 8 avril 2014, le Premier Ministre, M. Valls, a annoncé un projet de réforme territoriale. Le 2 juin le Président de la République en a précisé les contours dans une tribune et a publié la carte du redécoupage des régions dont le nombre passe de 22 à 14. Présenté en Conseil des ministres le 18 juin. La nouvelle carte des régions a été adoptée ce mercredi 23 Juillet à l’Assemblée Nationale.

Pour rappel la loi MAPAM a été adoptée en janvier 2014 et n’est pas encore mise en œuvre.

1. Une réforme fondamentale non concertée et précipitée
– Le gouvernement avance à marche forcée, usant de la procédure accélérée.
– Il n’y a pas eu de consultation des Conseils généraux et régionaux ni des partis de la majorité.
– Cette réforme est bâtie sur des bases juridiques et politiques incertaines puisque le gouvernement renvoie à 2020 le vote du Congrès pourtant indispensable à la modification de la Constitution qu’implique la suppression des départements.
– La nouvelle carte des régions est d’une objectivité discutable et ne prend pas en compte les positionnements locaux.

La méthode utilisée illustre le manque de préparation et d’objectivité de cette réforme.

2. Une réforme à l’efficacité contestée
– Aucune étude technique impartiale n’a prouvé que la suppression des Conseils généraux et la fusion des régions permettront d’obtenir des économies substantielles. Pire, la mise en place de cette réforme et les bouleversements organisationnels qu’elle induit entraineront, à coup sûr, des dépenses supplémentaires.
– Il n’est pas prouvé que les missions qui seront désormais dévolues aux « grandes régions » ou aux intercommunalités soient mieux remplies par rapport à un échelon départemental apprécié et cohérent. La proximité rime avec efficacité.

Cette réforme qui a pour but de faire des économies et de simplifier le fonctionnement des collectivités territoriales ne garantit ni l’un ni l’autre.

3. Le PRG se mobilise pour défendre la République décentralisée
– Nous refusons de laisser des territoires, majoritairement ruraux et déjà fortement touchés par le sentiment d’abandon et la montée de l’extrême droite, se sentir encore un peu plus marginalisés.
– Nous refusons que soit mise en place une réforme territoriale de cette ampleur sans que soit au préalable réglée la question des sources de financement de nos collectivités territoriales dont les missions s’étendent toujours plus pour des dotations de l’Etat qui diminuent fortement, des ressources fiscales déjà maximisées et un recours à l’emprunt désormais limité.
– Nous réfutons l’idée, ferment de tous les populismes, qu’il y a trop d’élus et que ceux-ci sont inefficaces.
– Nous réfutons l’idée qu’il y a trop d’échelons dans notre organisation administrative, la preuve étant le bon fonctionnement des collectivités locales de nos voisins européens qui ont pour la plupart autant d’échelons administratifs que nous.
– Nous nous opposons à l’instauration du seuil de 20 000 habitants qui serait désormais nécessaire pour former une intercommunalité, il est inadapté aux zones rurales et montagnardes et affaiblira la représentation et le pouvoir des petites communes.

Nous appelons donc à la remise à plat de cette réforme qui doit être menée de façon concertée et avec une vision claire.

4. Le PRG propose la construction d’une véritable décentralisation
– L’Etat doit encore étendre le champ des décentralisations, dans l’esprit de 1982.
– Clarifier les compétences de chaque catégorie de collectivités territoriales et leurs relations avec l’Etat de manière à simplifier les prises de décisions et les responsabilités de chacun.
– Maintenir les départements hors zones métropolitaines et permettre des fusions de départements.
– Permettre la fusion de certaines régions comme les deux Normandie, historiquement, culturellement et économiquement proches, avec l’aval des populations concernées.
– Permettre un découpage plus fin en autorisant un département à quitter sa région et en rejoindre une autre, après un vote du Conseil Général et des 2 Conseils Régionaux concernés.
– Adapter l’organisation départementale et prendre en compte le fait métropolitain, à ce sujet l’instauration des métropoles et notamment de la métropole lyonnaise sont intéressant.
– Donner aux collectivités locales une véritable autonomie financière et fiscale en leur attribuant par exemple une fraction de la TVA proportionnelle à leur population.
– Mettre en place de véritables mécanismes de péréquation entre territoires riches et territoires pauvres.

Publié par : oliviertredan | 12 mai 2013

Port de Paimpol : la souveraineté aura un coût très élevé

Au dernier conseil municipal de Paimpol, le sujet de l’avenir du port a été débattu. Nous rappelons ici la position de Georges Lucas, conseiller muncipal PRG, de ville. Attaché aux dossiers qui concernent le port, nous rappelons sa position, pleine de bon sens.

En effet, depuis la loi de décentralisation, le port à Paimpol est une compétence départementale. En 2014, le conseil général aura une nouvelle Délégation de service public (DSP), puisque la grande concession maritime du Conseil général arrive à échéance à la fin de l’année. Ce que refuse l’actuel maire de Paimpol, au motif de que le 3ème bassin ne figure pas dans le projet du Conseil Général. Il souhaite donc que le port devienne une compétence pleine et entière de Paimpol.

Mais une telle démarche aura pour conséquence de mettre fin à toute démarche collective. Actuellement, les dépenses du port sont réparties entre le département, la CCI et la commune. Si le port devenait communal, l’ensemble des dépenses seraient supportées par le budget du port. Y compris les réparations sur l’écluse et le salaire des éclusiers. Parce qu’aujourd’hui, le Conseil général dépense près de 700 000 euros sur les écluses. La Ville est-elle en mesure de payer ? Avec quel budget?

Cette posture gaulienne du maire de Paimpol, qui consiste à défendre sa souveraineté à tous crins, ne peut conduire qu’à une seule chose : une délégation de service public donné à un promoteur privé. Parce que le maire de Paimpol, soyons réalistes, n’a pas les moyens de ses ambitions.

Publié par : oliviertredan | 16 avril 2013

Patrimoine et transparence : la pédagogie s’impose

L’exécutif a décidé, non sans une certaine précipitation, de jouer la carte de la transparence dans le patrimoine des 37 membres du Gouvernement. Mais l’empressement dans cette politique de transparence ne va pas sans poser problème sur l’utilisation de ces données, sur le risque d’une exposition brute sans explication.

Le premier problème est celui de l’idéal de la transparence. Du point de vue de l’idée, la transparence s’oppose à l’absence d’information. Elle serait source de dysfonctionnements et de chaos. Aussi, idéalement, informer serait de nature à instruire et responsabiliser. En donnant accès aux informations sur le patrimoine des personnalités politiques de premier rang en exercice, on pourrait croire à une « moralisation » des pratiques. Ceci étant, des comptes cachés resteront toujours cachés… Et surtout, informer, c’est expliquer.

Car un deuxième problème en découle. Quelle sera l’utilisation de ces informations? Par qui? C’est ici que l’on peut craindre une certaine dérive populiste dans l’utilisation de ces données chiffrées. Elles pourraient bien être utilisées dans un argumentaire simpliste reposant sur l’opposition nantis/peuple ou le vieil argumentaire poujadiste anti-parlementaire, anti-élististe.

L’espoir implicite est que de « bons » intermédiaires pourront se saisir de ces informations afin de faire preuve de pédagogie. Car la tentation de la méthode des hit-parade (celle utilisée pour classer les lycées, les hôpitaux) sera forte pour présenter le ministre avec le plus gros patrimoine. Ce travail de pédagogie est attendu de la part des journalistes ou des observatoires citoyens, comme Regards Citoyens.

Ces derniers ont pris le problème à bras-le-corps et ont fait une série de propositions sur :

  • la transparence sur les votes des parlementaires en publiant le détail des votes individuels et des délégations dans chaque assemblée ;
  • l’instauration de pouvoirs d’investigation financière systématique et de sanction à la future Haute Autorité de la Transparence (HAT) pour contrôler le pantouflage et toutes les déclarations de patrimoines et d’intérêts ;
  • l’encadrement financier de la vie politique,
  • l’encadrement des conflits d’intérêts et du lobbying.

Pour le moment, il faut espérer que journalistes et observateurs vont s’atteler à mettre en perspective ces chiffres. A l’instar du patrimoine de Michèle Delaunay, ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie. Elle rappelle que

son patrimoine est le fruit de deux carrières professionnelles longues (cancérologue et chef de clinique, son époux haut fonctionnaire), de bon niveau, et des héritages issus de nos quatre parents. Il s’agit donc du bilan de deux vies.

De quels éléments de comparaison disposons-nous pour comprendre, évaluer son patrimoine? Sa situation est-elle comparable aux autres chefs de cliniques? C’est la toute la difficulté de l’exercice de transparence. Elle n’est possible que si une totale transparence est effective et que chacun mette à disposition les informations sur son patrimoine pour faire des comparaisons. Dans le cas inverse, la démarche de transparence se limitera à montrer sans expliquer, et ainsi alimenter les argumentaires les plus nauséabonds.

Publié par : prgdescotesdarmor | 20 mars 2013

La leçon de démocratie des parlementaires européens

En refusant le budget européen tel que proposé par les dirigeants des vingt-sept, les parlementaires ont joué leur rôle et ont agi en faveur des intérêts de l’institution européenne et des citoyens européens. Ils ont refusé la politique d’austérité imposée et pointé le bon échelon pour trouver des solutions face à la sortie de crise : une Europe fédérale qui se donne les moyens d’agir sur le quotidien de nos concitoyens. Deux parallèles doivent être faits.

 

Le premier est la nécessité de ce que Victor Hugo appelait de ses vœux, les Etats-Unis d’Europe : l’intégration des Etats à l’échelle européenne pour lutter contre les tendances au repli sur soi et aux crispations identitaires. Les Etats-Unis d’Europe font écho à ceux d’Amérique.  Aux USA, le système fédéral s’est considérablement renforcé pour faire face à la crise de 1929. Le budget étasunien, partant d’ordres de grandeur antérieurs similaires à ceux de l’UE actuelle, a dépassé les 20 % de la richesse nationale. A l’inverse, en UE, les cures d’austérité imposées aux Etats ont eu pour conséquences d’aggraver leurs déficits. Et alimentent la défiance à l’égard des partenaires européens, vus plus comme des concurrents. Aussi, ce n’est pas tant la baisse du budget européen qui nous inquiète que le maigre 1% de la richesse collective produite en Europe.

 

Le second est la leçon de démocratie des parlementaires. Il n’est pas de responsables sans mandats, sans représentants de la souveraineté populaire, sans comptes à rendre. De ce fait, les chefs de gouvernement peu europhiles n’ont pas intérêt à un transfert de ressources vers de nouveaux centres de décision. Ils ont la fâcheuse habitude de se servir de l’Europe comme d’un bouc émissaire. D’où un budget réduit en proportion et des outils peu adaptés pour répondre à la crise. Or les parlementaires européens ont fait preuve de courage en plaidant pour une Europe plus intégrée et plus forte, à un niveau pertinent pour la mise en œuvre de politiques ambitieuses.

Publié par : oliviertredan | 25 septembre 2011

Génération Ecologie pour un pôle radical-écologiste

Yves Pietrasanta, président de Génération Ecologie, a publié une tribune dans les colonnes du Monde daté du 23 septembre 2011. Il appelle à un refondation de l’écologie politique avec les valeurs humanistes et progressistes du Racialisme promues par Jean-Michel Baylet durant la campagne des primaires.

« Républicains, humanistes, pro-européens, laïques et progressistes, les radicaux comme les écologistes ont été les premiers à dénoncer la faillite des idéologies dominantes, et ils restent les seuls à placer au coeur de leur projet la nécessité d’inventer un autre modèle de développement. Régulation financière, économie sociale, démocratie locale, transition vers l’économie verte et développement des énergies renouvelables : autant de priorités qui ont été lancées dans le débat grâce à eux.

Et cela vaut pour tous les secteurs d’activité. Pas question d’imposer des mesures d’austérité qui pénalisent davantage les ménages. Le pays étouffe, la qualité de vie recule. Il faut retrouver le bien-vivre, créer du lien social, intégrer tous les membres de notre société comme des acteurs et non comme des spectateurs, ou pire, comme des victimes.

C’est un changement de modèle que nos responsables politiques doivent proposer aux Français, non pas uniquement un plan d’assainissement budgétaire. Cela suppose de refonder l’école républicaine, de promouvoir de nouveaux modes de consommation, un développement urbain respectueux des espaces naturels et de la mixité sociale, une agriculture durable, une autre politique de l’énergie.« 

Publié par : prgdescotesdarmor | 19 septembre 2011

TF1 se pose la question : « qui est ce candidat méconnu ? »

TF1 se demande qui est ce candidat méconnu qui participe aux Primaires de la Gauche.

Voici ce que défend Jean-Michel Baylet dans le cadre de cette primaire :

Publié par : oliviertredan | 17 septembre 2011

Soutenir les PME par les commandes publiques

Jean-Michel Baylet propose de considérablement renforcer le soutien de l’Etat et collectivités locales envers les PME.

Notre système économique doit donner toute sa place aux PME, aux TPE et à l’économie sociale, qui portent la création d’emploi et l’innovation en France. Ceci suppose d’abord de les aider dans leur croissance, qui est la phase la plus délicate de la vie de l’entreprise et la principale faiblesse qui empêche nos PME d’être aussi performantes que leurs concurrentes allemandes. Il nous faut assurer un accès réservé à la commande publique

Aujourd’hui, seulement 11 % des marchés publics vont aux PME. Celles-ci souffrent comme sous-traitants alors même qu’elles constituent le principal gisement d’emplois, d’innovation et de compétitivité de notre économie.La France doit se doter d’une législation réservant 30 % des commandes de l’État et des collectivités locales à des PME, comme c’est déjà le cas aux États-Unis.

Cette proposition a été abandonnée en 2008, notamment sous la pression de nos partenaires allemands. Mais elle est indispensable pour assurer l’avenir de nos PME, et devra s’accompagner d’une réforme du code des marchés publics conduite au niveau européen ainsi que de négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les Radicaux de Gauche jouent le jeu des Primaires. Mais la voix de Jean-Michel Baylet a du mal à se faire entendre dans les médias. Les parlementaires PRG ont donc saisi le CSA.

Les parlementaires PRG ont adressé samedi au président du CSA, Michel Boyon, un lettre pour protester « solennellement » contre « le traitement inéquitable » fait « dans les médias nationaux », à leur président Jean-Michel Baylet, seul candidat non socialiste à la primaire PS. Ils jugent « pas conforme par exemple à un devoir d’information loyale qu’une grande chaîne de télévision publique (France 2) reçoive successivement à son journal de 20 h les cinq candidats issus du Parti socialiste et refuse d’y recevoir Jean-Michel Baylet ».

Affirmant qu’ils n’entendent « pas contester la liberté absolue des choix rédactionnels des professionnels de l’information », les députés et sénateurs PRG (Parti radical de gauche) font valoir qu’il s’agit pour eux « simplement de considérer que l’organisation de primaires pour l’élection présidentielle ouvertes à tous les citoyens impose, si l’on veut qu’elles aient un sens, que l’équité dans l’information soit respectée entre tous les candidats et qu’un candidat n’en soit pas exclu de manière arbitraire ».

« Ce qui ne peut s’interpréter que comme une censure est d’autant plus inacceptable que Jean-Michel Baylet est le seul candidat non membre du PS, assurant par sa présence dans des conditions difficiles que les dites primaires sont + citoyennes + et non + socialistes+ ». M. Baylet « apporte dans cette campagne des propositions concrètes, spécifiques et différentes de celles des autres compétiteurs, tous tenus par le même programme. Rien ne peut et ne doit justifier l’exclusion médiatique subie par le PRG et son candidat, et l’absence de traitement équitable dans l’organisation des primaires citoyennes », ajoutent-ils. Ils soulignent « la nécessité d’assurer tant cette information préélectorale équitable et loyale qu’un scrutin fondé sur les nombreux principes d’équité et de loyauté ».

(AFP)

La rentrée scolaire 2011 est une nouvelle occasion de constater les dégâts de la politique menée par le gouvernement depuis 2007. Diminution des effectifs, fermetures de classes, formation des enseignants… En quatre ans la droite aura porté des coups terribles à l’Ecole de la République.
Jean-Michel Baylet appelle les autres candidats aux primaires citoyennes à s’engager solennellement à faire de l’école publique et laïque la priorité des priorités dès la rentrée 2012.
L’Ecole républicaine est le principal levier d’intégration et de cohésion sociale pour notre pays. Elle doit retrouver les moyens de donner à chacun et chacune toutes les chances de s’émanciper et de s’insérer socialement et économiquement dans la société.
Publié par : bouriot | 4 septembre 2011

Le volontarisme politique de Jean-Michel Baylet

Jean -Michel Baylet en appelle au « volontarisme politique » face à l' »économie casino ».

 Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), a souhaité dimanche, par sa candidature à la « primaire citoyenne » du PS, remettre au premier plan le « volontarisme politique » face à « l’économie casino » qui,selon lui, régit le monde.
Défendant son « projet radical » devant 350 militants réunis à Seignosse (Landes) pour l’université d’été du PRG, M. Baylet a, lors de son discours de clôture, voulu « défendre une autre conception de la vie publique ».
Pour le sénateur du Tarn-et-Garonne, « la politique et la culture doivent surplomber l’économie et la technique ». Face à la « seule pulsion du matérialisme sans foi ni loi » et à « l’économie virtuelle, l’économie casino », il y a « la nécessité d’un sursaut de la volonté politique ».
Alors qu’aujourd’hui « l’art de gouverner est un inventaire des mille raisons de ne rien faire », « j’en appelle au volontarisme politique », a-t-il dit, avec l’objectif de « remettre l’économie au service de l’homme ».
Il a notamment proposé qu’après la présidentielle, « quel que soit le résultat », soit mise en place « une grande conférence internationale du redressement budgétaire » en associant la majorité et l’opposition mais aussi les collectivités territoriales et les partenaires sociaux.
M. Baylet a également dénoncé la politique de Nicolas Sarkozy entre « cadeaux fiscaux » pour les plus riches, suppressions de postes à l’école publique, affaiblissement des services publics, administrant un « zéro pointé » sur la sécurité à ce « président de la République (qui) n’est plus républicain ».
Quant à ses partenaires socialistes, il a à nouveau ironisé sur leur difficulté à se différencier dans la primaire alors qu’ils ont un projet commun. « Comme dans la Star académy du socialisme, ils veulent chanter une seule chanson avec des voix dissonantes », a-t-il lancé, soulignant que lui, n’avait qu' »une seule partition à interpréter, celle des radicaux de gauche ».
Dans cette primaire, le candidat du PRG entend développer « quatre idées essentielles » : une Europe fédérale avec un « gouvernement économique européen permament », une « grand réforme fiscale », un « pôle public de l’énergie » (la sortie du nucléaire à 30 ans est « irréaliste ») et au chapitre « libertés », le droit au mariage homosexuel et à mourir dans la dignité.

(AFP)

Publié par : bouriot | 28 août 2011

L’audace à gauche : le petit poucet qui monte

Le charme discret du Parti radical de gauche Si Jean-Michel Baylet, le président du PRG, ne decolle pas dans les sondages sur la primaire PS, son programme est plutôt populaire auprès des sympathisants de gauche. C’est en tout cas ce que montre une récente étude de l’institut OpnionWay.

ATLANTICO : D’après vos chiffres, près de 11 % des sympathisants de gauche disent qu’ils pourraient « probablement » ou « certainement » voter pour Jean-Michel Baylet. Que signifie ce score ? Julien Goarant : Il ne s’agit pas forcément d’une adhésion, mais de l’hypothèse de pouvoir, éventuellement, voter pour lui. C’est le signe d’un intérêt, à la fois sur le fait que le PRG participe à ces primaires citoyennes qui ont été conçues pour être ouvertes assez largement à gauche, et que les idées du PRG dépassent sans doute la personnalité de Jean-Michel Baylet – qui manque peut-être un peu de notoriété aujourd’hui.
On est parti du programme du PRG tel qu’il est proposé aujourd’hui. On voit que l’adhésion à ce programme, à gauche, est très large. Il y a une pertinence à la participation du PRG qui est parfaitement validée par ses options idéologiques. Il y a de ce point de vue là une vraie cohérence entre la participation et le corpus idéologique.
Il y a quand même des choses qui se distinguent et qui marquent la spécificité du Parti Radical de Gauche aujourd’hui, et qui viennent enrichir les primaires citoyennes. Ce sont des éléments que l’on retrouve essentiellement sur une approche plus fédéraliste de l’Europe, avec un gouvernement économique européen, ou sur des questions de participation citoyenne, comme l’idée du vote obligatoire, qui les distingue un petit peu. De même, sur l’économie, le PRG préfère exonérer de charges les entreprises qui recrutent des jeunes plutôt que de créer 300 000 emplois jeunes : c’est quelque chose qui rallie un peu moins largement les sympathisants de gauche.
 
Est-ce que le PRG est plus ou moins à gauche que le PS ? Des propositions du PRG peuvent être consensuelles pour différentes parties de la gauche. Sur la question des moeurs, par exemple sur la question de l’adoption par des couples homosexuels, il y a une proposition assez forte du PRG qui est souvent plus libéral que le PS. Seuls 67% des sympathisants de gauche soutiennent cette idée. Il y a un vrai enrichissement du PRG par rapport aux plateformes qui peuvent être présentées aux primaires socialistes. Sur la laïcité, également, le PRG ne cache pas son goût pour une laïcité réelle, au sens où il souhaiterait notamment que sur la question des subventions aux écoles confessionnelles, on règle définitivement la question. Ce qui reviendrait à couper toute subvention de l’Etat à l’enseignement privé.
 
Votre étude montre aussi que de nombreux électeurs de partis nettement plus à gauche que le PS  – et beaucoup plus hostiles au principe de l’élection présidentielle – s’apprêtent à voter aux primaires. N’est-ce pas un peu contradictoire ? On est dans une logique de primaires citoyennes, qui ont été présentées ouvertes. A ce moment-là, on peut penser qu’effectivement d’autres personnes qui ont des valeurs de gauche aient envie d’influencer et de construire un Parti socialiste qui se rapproche d’eux. Premièrement ces sympathisants n’appartiennent pas à la gauche radicale  ou à l’extrême gauche, ou même au PS : ils sont « sympathisants de », ce qui veut dire qu’ils ont pu soutenir d’autres partis auparavant. Ils peuvent trouver le PS trop à gauche ou trop social-démocrate : par conséquent, orienter et créer une candidature socialiste à la présidentielle – c’est à dire au troisième tour des primaires – qui leur permette de s’y rallier au deuxième tour de l’élection présidentielle.

Publié par : oliviertredan | 20 juillet 2011

Jean-Michel Baylet candidat à la Primaire de la Gauche

Jean-Michel Baylet est le candidat non-PS à la Primaire de la Gauche en vue de la présidentielle de 2012. Parce que qualifié de candidature téméraire, car de loin le moins médiatique des candidats à la primaire, rappelons qu’il est Président du PRG, Président du Conseil Général de Tarn-et-Garonne, Sénateur de ce même département, Ministre délégué au Tourisme de 1990 à 1993. Et rappelons notre volonté : union politique et débat d’idées.

A l’unanimité, les Radicaux ont voté, lors de leur comité directeur du 6 juillet, leur participation aux primaires citoyennes et ils ont demandé à Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche, d’être leur candidat pour y défendre le programme radical. Les délégués du PRG ont ainsi fait le choix de la responsabilité et du rassemblement face aux risques d’un nouveau 21 avril. Leur objectif est de donner à la gauche toutes les chances de gagner en 2012 et de tenir ses promesses de changement au service du pays.

C’est le sens d’une primaire ouverte, dont le PRG a été le premier à défendre le principe devant le Parlement en 2006.

Nous avons, dès le début, salué et soutenu la volonté du PS d’organiser ce grand rendez-vous démocratique. Car c’est pour nous le seul moyen pour la gauche d’ouvrir les partis sur la société et de donner la parole aux citoyens dans le choix de celui qui devra affronter le candidat de l’UMP. Cette primaire sera un formidable moyen de mobilisation et un moment unique de confrontation d’idées.

Seul candidat non socialiste dans ces primaires, Jean-Michel BAYLET portera les valeurs laïques et de progrès que le radicalisme a toujours défendues et qui ont fait la République. A l’heure où la crise financière mondiale se double d’attaques incessantes contre le pacte républicain, le PRG incarnera la différence à gauche et défendra le principe de justice qui est au cœur de la pensée radicale
notamment par :
– L’exigence d’une authentique laïcité républicaine ;
– La lutte audacieuse pour l’égalité sociale et fiscale ;
– La marche déterminée vers l’horizon fédéral européen ;
– La moralisation, spécialement monétaire, de l’économie globalisée ;
– La sauvegarde des équilibres naturels de notre pays, de notre continent et de notre planète ;
– Le combat incessant pour l’égalité hommes femmes et contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme.

Des panneaux avaient disparu à La Roche-sur-Yon et à Sablé sur Sarthe. Ils ont été volés voici un peu plus d’un mois par le Stourm ar Brezhoneg et le Groupe d’intervention Estimant que « le gouvernement comme la région […] restent sourds » à leurs revendications, ils ont choisi les « villes où ont été maires le Premier ministre François Fillon et l’actuel président des Pays de la Loire, Jacques Auxiette » pour mener leur action et réclamer « un débat démocratique ».

Ils sont revenus sur scène samedi soir, le temps d’un concert, lors de la la fête nationale de la langue bretonne, à Cavan. La fête a ainsi pris une dimension politique au-delà de la valorisation d’un patrimoine culturel et linguistique. En effet, la vague de vol des panneaux a commencé en décembre à Solesmes, dans la Sarthe, commune dont François Fillon a été le maire. Cette opération met la lumière sur une organisation clandestine, Stourm ar Brezhoneg, dont le principal mode d’action est le gribouillage des panneaux signalétiques. Née dans les années 1980, son combat s’est traduit par la double signalétique française et bretonne à l’entrée et la sortie des bourgs.

Via Armen, on apprend que « le retour médiatique semble correspondre à un regain d’activisme dans la tendance bretonne et l’arrivée d’une nouvelle génération de militants, notamment depuis les manifestations contre le CPE en 2005. Les actions symboliques se sont ainsi multipliées, notamment en Loire-Atlantique.« 

Publié par : prgdescotesdarmor | 9 juin 2011

Les nouvelles sur le front de l’économie ne sont pas bonnes

En parcourant la page d’accueil de Lemonde.fr, les nouvelles sur le front de l’économie ne sont pas bonnes. C’est le moins que l’on puisse dire…

Dans le 93, un coup dur dans un département déjà en difficulté. L’usine de PSA pourrait fermer d’ici à 2014 ;
La note souveraine des Etats-Unis pourraient être revue à la baisse, dans un moment de négociation sur le plafond de la dette ;
Les journalistes n’ont pas le moral, sous pression, en sous effectif, sans sentiment d’indépendance.

Point commun entre les trois : impératif de rentabilité à court terme et gages donnés aux marchés financiers. L’Etat et le contribuable, quant à eux, servent à essuyer les plâtres et éponger les dettes

Publié par : oliviertredan | 15 mai 2011

DSK ou l’occasion de (re)voir le JFK d’Oliver Stone

C’est l’information qui vous réveille de bon matin, sans savoir si on nage encore en plein rêve ou cauchemar. C’est une histoire de point de vue. Nous parlons bien sûr de l’inculpation de DSK. En tous les cas, la journée se passe et cela condamne à tout-va.

D’un côté donc, il y a ceux qui s’empressent de jouer les moralistes, sans se soucier de la présomption d’innocence. A l’image du député UMP Bernard Debré. Qui qualifie sur  Europe 1 DSK d’« homme peu recommandable ». « C’est humilier la France que d’avoir un homme qui soit comme lui, qui se vautre dans le sexe ».

De l’autre, il y a ceux qui parlent de barbouzeries. A la fois, c’est l’opportunité d’un tel évènement et surtout l’annonce par un jeune militant UMP de l’arrestation de DSK avant tout le monde, voire de DSK lui-même. Des coïncidences  perçues comme troublantes, qui ne sont peut-être finalement que le fait d’un individu très bien informé, comme il le prétend. Présomption d’innocence…

Enfin, le fait d’être informé très tôt, trop tôt, rappelle un passage du film d’Oliver Stone sur l’assassinat JFK et le procès de Clay Show intenté par le Procureur Garrison (bien que DSK rappelle à certains égards JFK…). La scène : l’informateur X expose au Procureur la théorie du complot qui a mené à l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy et la raison derrière la conspiration, la guerre.

J’étais sur le chemin du retour en Nouvelle-Zélande quand le Président a été tué. Alors Oswald a été inculpé à 19 heures, heure de Dallas du meurtre de Tippit. Soit 14 heures le lendemain heure de Nouvelle Zélande. Et déjà leurs journaux avaient la biographie complète d’un inconnu de 24 ans,

Oswald. Photos de studio, renseignements détaillés sur sa vie, informations russes. Ils étaient certains qu’il avait tué seul le Président, alors qu’Oswald n’a été inculpé de ce meurtre que quatre heures plus tard à Dallas. Il m’a semblé qu’on avait là une couverture fabriquée de toutes pièces.

(Dailymotion étant capricieux, cliquez sur l’image pour lancer la vidéo)

Pour les amateurs, le film est en entier ici.

La campagne pour 2012 va sentir mauvais, très mauvais. L’UMP est au abois. L’instrumentalisation de quelques-uns de ces thèmes de prédilections (identité nationale, xénophobie) l’ont mené droit dans le mur. Là, il leur faut un nouveau souffle : nouvelle victime toute désignée après les tsiganes, les pauvres.

Droite Sociale, c’est le nom du courant de Laurent Wauquiez. Ils ont un groupe Facebook, mais à quoi bon faire leur promotion. Parce que Wauquiez et Droite Sociale s’échinent à nous démontrer par A+B que les deux sont antinomiques. Leur politique sociale est vite résumée : déshabiller Pierre pour habiller Paul, tout en se gardant bien de faire en sorte que Pierre et Paul puisse s’allier.

Donc, la nouvelle cible de Wauquiez, ce sont les pauvres indemnisés, ces couples de « nantis » qui gagnent plus que les couples avec un seul SMIC. Anormal que les chômeurs pauvres gagnent autant que les travailleurs pauvre?. Affirmation déjà en elle-même fausse. Passons. Quelle solution proposée? Du travail pour tous avec une revalorisation des minima sociaux comme la Gauche le souhaite. Non, on les oblige à travailler cinq heures par semaine à des tâches que tout le monde répugne à accomplir (ou remplir gracieusement les missions de travailleurs précaires)  et on diminue 25 % de leurs aides.

Voilà comment M. Wauquiez définit l’équité. Mais ne l’applique pas à ses petits camardes du Gouvernement, tel que Gérard Longuet :

« En plus de son travail parlementaire et de ses activités de conseil, Gérard Longuet trouve également le temps de se consacrer à d’autres activités. Depuis 2005, il préside ainsi l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), structure de financement au rôle flou malgré quatre milliards d’euros de budget, au point que la Cour des comptes recommandera sa suppression en 2009. Un décret transforme en 2005 ce poste, bénévole, en travail rémunéré, 3 500 euros par mois. L’AFITF met en outre à disposition de M. Longuet un véhicule avec chauffeur.« 

Il est facile de dénoncer de tels propos, de tels agissements. Il ne s’agit que de la stigmatisation d’une partie de la population pour en faire des boucs émissaires. C’est une politique qui n’a rien de social, mais qui est terriblement dangereuse. L’Histoire nous l’a enseignée.

Alors comment mener une politique sociale, M. Wauquiez? Simplement en revoyant votre politique budgétaire. En revenant sur les 16 milliards de cadeaux fiscaux offerts aux plus riches, on pourrait très simplement rhabiller Pierre et Paul en leur offrant aides et travail.

Vraiment, il est temps que la Gauche reprenne les choses en main pour que cesse cette mascarade…

Publié par : prgdescotesdarmor | 17 avril 2011

Les mauvais réflexes post-électoraux

Les Cantonales passées, le PS reste majoritaire au sein de l’Assemblée Départementale. A quelques endroits, la Droite a remporté la mise. Dans ce cas, les candidats malheureux sont prompts à trouver une explication qui ne les mettent pas en cause. On peut lire cela dans la presse : « de mauvais reports sont à l’origine des revers enregsitrés par les candidats socialistes, notamment de la part du Parti radical de gauche.« 

Bouc émissaire d’autant plus facile que nous avons contribué, sur le Canton de Perros-Guirec, à l’élection de Sylvie Bourbigot, première représentante écologiste au sein du Conseil Général. Encore que… il y a quand même quelque chose de prétentieux à s’imaginer que chaque parti est propriétaire de ses voix et que le report se fait de manière automatique. C’est considérer l’électeur comme un mouton. Pas franchement agréable, ni réaliste.

En tout cas, selon ce mécanisme simpliste, voici le genre de commentaires que nous recevons :

« Suite aux resultats des elections cantonales du canton d’evran,c’est à ma grande surprise que le candidat de droite a été elu face a celui du parti socialiste. Avec 39% des voix plus 25% du PRG, la gauche devait facilement l’emporter, mais voilà votre candidat a decidé de se retirer pour le deuxieme tour mais n’a pas demandé à ses électeurs de soutenir le candidat PS preferant laisser (je le cite ) le choix de voter dans la perspective de réels changements ( ouest france du 22 mars ).  Mr Carré est il crédible d’appartenir à votre parti ? »

La réponse : oui, bien évidemment. Arnaud Carré a mené une campagne remarquable et a fait un score important, ce d’autant plus que les votes des électeurs se sont portés sur les principaux partis politiques. Il a en effet été localement difficile de susciter l’intérêt pour le scrutin. Mais fondamentalement, nous ne considérons pas, qu’à la fin d’un mandat, nous effaçons l’ardoise. Un élu, en particulier s’il se représente, doit défendre son bilan. Et doit se comporter au long de son mandat en fonction.

Or, à aucun moment ces commentateurs ne s’intéressent au bilan des sortants. C’est pourtant ce qu’ont fait les électeurs du Canton d’Evran en ne renouvelant pas leur confiance dans leur représentant au sein du Conseil Général. Chercher à reporter la faute sur l’autre, c’est là un réflexe dramatique et dévastateur. Dans l’après 2002, Christiane Taubira a été désignée comme la responsable de l’échec de Jospin. Et pourtant en 2007, le PRG n’a pas présenté de candidat. On connaît tous le résultat de la politique du bouc-émissaire… Et nous craignons la « machine à perdre« .

Publié par : bouriot | 21 mars 2011

Résultats cantonales perros guirec

Le canton de Perros-Guirec n’a pas fait exception. Le grand vainqueur y est, comme partout ailleurs, l’abstention. Son honneur est sans doute sauf étant donné l’absence d’un candidat Front National. Symptôme d’une campagne molle au niveau national, le poids des partis traditionnels a énormément compté. Néanmoins, en rassemblant près de 14 % des électeurs, Armelle Quéniat et moi-même avons réussi à faire entendre une autre voix. Preuve de cet intérêt croissant, le score a plus que doublé par rapport à 2004. Plus localement, les 52 % réalisés sur la commune de Trélévern et les bons scores dans les communes limitrophes récompensent l’action et le dynamisme de l’équipe municipale en place. Dimanche prochain, les électeurs du canton seront amenés à faire un choix simple, bi-partisan : la candidate de toutes les Gauches, contre celui de toutes les Droites. Dès lors, notre position, Armelle Quéniat et moi-même, ne souffre d’aucune ambiguïté. Nous espérons une mobilisation beaucoup plus forte de l’ensemble de l’éléctorat de gauche pour éviter le basculement du plus gros canton des côtes d’Armor. N’oublions pas qu’il est impératif de renforcer la majorité actuelle au sein du Conseil Général tant la menace que la Droite fait peser sur les solidarités est grande.

Publié par : oliviertredan | 19 mars 2011

A vos bulletins : dimanche, premier tour des Cantonales

Dimanche a lieu le premier tour des Cantonales. L’enjeu du scrutin, et son inconnue, c’est la participation. Malgré le beau temps et la grande marée annoncée, il faut se déplacer aux urnes.

Alors pourquoi aller voter? Première raison, politique. Il s’agit d’abord de montrer notre attachement aux départements, au moment où la réforme territoriale menace de les faire disparaître dès 2014. Ensuite, sanctionnons la droite qui a échoué sur tous les dossiers depuis 2007 et enfin, en élisant des Radicaux de gauche, assurons la représentation de la diversité de la gauche dans les départements.

Par ailleurs, le Ouest-France proposer dix bonnes raisons pour aller voter :
1. Le Conseil Général gère l’argent public.
2. Plus de la moitié de leur budget est consacré à l’aide sociale.
3. Leur action a un impact quotidien.
4. Le Conseil Général assurent l’équilibre en ville et campagne.
5. Les Cantonales sont l’occasion de faire progresser la parité.
6. L’abstention favorise les extrêmes.
7. Ces Cantonales sont les dernières du genre.
8. C’est le dernier scrutin direct avant les Présidentielles.
9. Les Conseillers généraux élus seront grands électeurs et désigneront les sénateurs.
10. Aller voter, c’est autant un droit qu’un devoir de citoyen.

Publié par : prgdescotesdarmor | 14 mars 2011

Êtes-vous prêt à changer? Le nucléaire en débat

C’est l’opportunité politique du moment : surfer sur la catastrophe nucléaire qui menace l’archipel nippone. En particulier, les mouvements écologistes tirent la sonnette d’alarme, exige un référendum sur la question. Ces réactions sont certes légitimes quand plane la menace d’un nouveau Tchernobyl. Mais au prix de quels sacrifices pour nos petites habitudes?

Nous le savons tous, nous sommes dépendants de l’énergie, pour nos voitures ou nos ordinateurs. Laissons de côté l’industrie pétrochimique, en flamme au Japon et très toxique. Mais passons, le monde a les yeux rivés sur les centrales nucléaires et la filière de production d’énergie électrique. Prenons alors le problème à l’envers. Question volontairement outrancière : combien ont coûté les Révolutions tunisiennes et égyptiennes, dans la mesure où l’on considère que les réseaux sociaux du type Facebook et Twitter y ont joué un rôle? Derrière cette question, il s’agit de se rappeler une chose que l’on a tendance à oublier. Internet consomme beaucoup d’électricité.

Ainsi le fameux réseau social a un facture énergétique mensuelle astronomique : pas moins d’un million de dollars, en 2008. Donc bien davantage aujourd’hui. Facebook, comme d’autres géants de l’Internet a recours à des fermes de serveurs informatiques pour permettre l’accès à toutes les données échangées. Et tout cela chauffe et donc nécessite des stations de climatisation industrielles. On comprend mieux pourquoi Google investit dans le solaire, sans que cela soit suffisant.

A la question initiale, celle des sacrifices à consentir, celle du renoncement à l’informatique serait sans doute souhaitable pour se passer de nucléaire. Mais se passer de nucléaire et donc de l’informatique, c’est du coup se priver des potentialités politiques émancipatrices de l’Internet. On voit ici poindre les effets collatéraux d’un idéal, la sortie du nucléaire, sur un autre, le rôle d’Internet dans la démocratisation.

Et les alternatives? Oui, mais en l’état, elle demeure insuffisante. Ainsi l’exemple allemand et sa sortie du nucléaire : « à l’horizon 2050, le scénario allemand prévoit en effet l’importation de 121 TWh/an, soit le quart de la consommation nationale ». Une vérité donc : si nous sortons du nucléaire, l’Allemagne sera plongé dans le noir… Et ce d’autant plus que nos consommations électriques ne vont pas en se réduisant, à l’image des pompes à chaleur qui remplacent les chaudières à fioul. Implicitement, un autre idéal, la diminution drastique de notre consommation en pétrole. Il aurait sans doute une vertu, celle d’apaiser les conflits aux Moyen-Orient. Une alternative? La voiture électrique, nouvelle star de l’industrie automobile, mais qui présente le grave défaut… de consommer de l’électricité. La sortie du nucléaire, c’est aussi renoncer à la voiture électrique, qui n’est certes pas la panacée.

Toujours est-il que les réactions à chaud ne permettent pas de prendre en compte la complexité de notre dépendance énergétique, pas celle à l’égard de pays producteurs, mais celle à l’égard de notre propre consommation quotidienne. S’il est légitime de s’interroger sur l’énergie nucléaire et les risques potentiels, le regard doit se porter plus loin, sur une réelle politique en matière énergétique, qui doit passer par un appui soutenu à l’innovation assurant l’invention d’alternatives énergétiquement viables.

Publié par : prgdescotesdarmor | 10 mars 2011

Un bilan des Cantonales avant les Cantonales

A quelques jours du premier tour des Cantonales, les dernières du genre, il est possible de faire un premier bilan, assez général. Entre menace d’abstention record et baisse du nombre de candidats, les partis politiques semblent confrontés aux deux versants d’une même crise…

Premièrement, et c’est à la fois évident et navrant, les Cantonales ne passionnent guère, en dépit de certaines tentatives. En tous cas du point de vue des médias. Il ne s’agit pas ici de leur jeter la première pierre. Tout le monde, hommes politiques, médias, instituts de sondage ont les yeux rivés sur la Présidentielle. Et là, celle qui mène la danse, c’est Marine Le Pen, présentée comme l’arbitre du premier tour de l’élection reine, faisant miroiter un 21 avril à l’endroit ou à l’envers. Qu’elle mène la danse, ce n’est pas tout à fait juste, ce sont les sondages qui la présente comme tel.

La Gauche pour le moment est dans l’attente de son sauveur, DSK, qu’il se déclare candidat. Puisque la question n’est plus oui ou non, mais quand il va se déclarer. Et là, il faut noter que les sondages jouent en sa faveur. Il serait le seul à pouvoir réaliser en duo avec Marine Le Pen le fameux 21 avril à l’envers.

De son côté, la Droite est un peu perdue, il faut l’avouer. Elle ne sait plus trop sur quel pied danser. Soit conquérir l’électorat du Centre et apaiser les propos et les orientations sécuritaires. Soit jouer le jeu du FN en promettant de « remettre dans les bateaux » les immigrés venus des pays arabes. Et cette dernière option semble risquée puisqu’elle renforce le FN au détriment de l’UMP. Bref, le parti majoritaire est écartelé entre des positions inconciliables, les yeux rivés sur les sondages. Parce que ce sont bien eux qui mènent le jeu.

Quant aux Cantonales, on en parle… sous l’angle des sondages. Soit pour dire que le résultat des cantonales, sera le « seul sondage » sérieux. Soit pour souligner les risques d’une abstention record, à partir d’un sondage… datant de trois semaines. Donc résultat, le monde politico-médiatique s’en fout des Cantonales et garde les yeux rivés sur les Présidentielles. Et les électeurs sont de plus en plus méfiants à l’égard des politiques quant à leur capacité à agir pour leur quotidien. Les chiffres qu’ils qu’on scrute aujourd’hui c’est plus celui à la pompe que celui d’un sondage.

De la défiance aux difficultés internes

Mais l’autre enseignement de ces Cantonales avant les Cantonales, c’est la crise interne au monde politique. Evidemment, elle n’est pas qu’interne et la crise de confiance dans la Politique rejaillit au sein des appareils. Ici, encore une histoire de chiffre.

La liste des candidatures aux prochaines élections cantonales a été officiellement arrêtée, hier, en fin d’après-midi à la préfecture des Côtes-d’Armor. Au total, 99 candidats se présenteront, le 20mars, dans les 26 cantons renouvelables, soit 52 de moins qu’en 2004, où l’on avait enregistré 151 candidatures.

La première explication vient d’un changement dans le déroulé de ces élections locales, obligeant les candidats à respecter la parité dans les titulaires et suppléants. Pour cela, certains ont eu recours aux petites annonces pour trouver une candidate. Cette imposition de la parité, si elle est justifiée, est révélatrice d’un état des forces disponibles. Faible. En cela, la crise de confiance que connaît le monde politique est aussi une crise interne qui se caractérise par la difficulté à renouveler son personnel. Dans les Côtes d’Armor, la baisse est sensible. Un tiers de candidats en moins, faute d’avoir rempli une condition pourtant simple vu de l’extérieur : associer un homme et une femme dans un scrutin uninominal à deux tours.

En somme, si tous les regards se tournent vers les chiffres des intentions de vote en faveur du FN, témoins d’une crise morale du monde politique, cette même crise morale se joue à un niveau infra, à l’échelle des fédérations. Difficile d’attirer de nouveaux militants, tous partis confondus. En définitive, c’est peut-être ce bilan qu’il faut dresser des Cantonales avant même qu’elles ne soient jouées.

Publié par : bouriot | 8 mars 2011

Crise morale – l’édito de Jean-Michel Baylet

Jean-Michel BAYLET, président du Conseil Général et sénateur Tarn-et-Garonne (82)

Notre pays traverse aujourd’hui une crise morale qui rappelle celles qui ont accompagné, par le passé, des bouleversements politiques. La France a connu des crises ces cinquante dernières années, mais leur caractère économique avec le choc pétrolier de 1974 et sa réplique de 1982 n’a pas provoqué le désarroi dans lequel se trouvent aujourd’hui les Français.

Si la crise mondiale – essentiellement financière – provoque dans tous les pays des désordres économiques et sociaux, en France elle s’alourdit d’une crise des valeurs dont les dirigeants de notre pays ne sont pas exempts de responsabilité. Les crises économiques sont provoquées par de multiples facteurs, parfois des erreurs de politique économique, mais leurs causes dépassent largement la seule responsabilité des gouvernants.

Les crises financières ne sont pas moins complexes mais la fiscalité demeure encore, pour partie, le pré-carré des Etats et celui-ci peut décider d’une politique d’équité fiscale. Encore plus proche de la volonté politique, il y a l’éthique publique qui est à l’image de la constitution morale des élus et des représentants de l’Etat.

Alors, à ce niveau, pourquoi autant de laisser-aller comme en témoignent les révélations sur les comportements dispendieux de certains ministres et les connivences avec les milieux d’affaires ? Pourquoi autant de désinvolture avec l’éthique du comportement au plus haut niveau de l’Etat ?

Quand le pouvoir politique confond sa force avec celle des puissances de l’argent, on bascule dans un système qui ne laisse plus de place à la responsabilité individuelle et à l’obligation morale de rendre des comptes. Alors s’installe le règne de l’arrogance et de l’impunité comme l’actualité en charrie quotidiennement des exemples, dans tous les domaines.

L’arrogance des « Bleus » qui décident de faire la grève de l’entraînement et de contester publiquement leur hiérarchie la veille d’un match de foot décisif. Celle de l’ex-ministre du budget qui ne voit pas de conflit d’intérêt entre ses responsabilités de ministre et celles de trésorier du plus grand parti politique. Celle de quelques dirigeants qui s’octroient des primes faramineuses tout en imposant la rigueur budgétaire à leurs salariés.

La France traverse une crise morale profonde. Les Français n’en peuvent plus de voir progresser l’immoralité et l’effondrement des valeurs morales, ici de l’éthique du sport, là de la morale publique alors que ceux-là même qui sont chargés de diriger échouent dans leur mission.

Nous en sommes à un stade où la crise entre fortement dans le quotidien des Français. Le chômage progresse, les entreprises licencient, les collectivités locales, chaque jour plus sollicitées, sont au bord du dépôt de bilan avec des charges sociales en progression vertigineuse. La crise n’épargne personne. Les élus locaux constatent les dégâts sur le terrain qui sont, dans l’esprit des Français, considérables.

Face aux difficultés, les Français attendent, venant des dirigeants qui ne parviennent pas à résoudre leurs problèmes, au moins un comportement public exemplaire.

Or, la sobriété et la modestie ne sont pas la marque de la Présidence. On assiste plutôt au spectacle d’un Etat qui se dévergonde et qui perd sa colonne vertébrale. Ces dérives ne sont pas sans rappeler l’état d’esprit de l’année 1956 où se déchaînait l’antiparlementarisme qui a vu naître le poujadisme et le lepénisme. La formule « Sortez les sortants » ressort de nouveau des conversations populaires.

La crise morale que traverse le pays doit être prise à sa véritable mesure. La confiance dans les Institutions n’est plus et les Français aspirent à un renouveau républicain, avec une démocratie qui retrouve ses principes : des électeurs aux urnes et des responsables respectés parce que dévoués à servir l’intérêt général.

Tout ceci doit être pris en compte dans la réflexion des radicaux sur le futur politique.

François Bouriot et Armelle Quéniat organise une série de réunions publiques sur le territoire du Canton de Perros-Guirec, entre le 10 et 18 mars 2010.

Arnaud Carré et Marie-Annick Mauffrais sont candidats PRG sur le canton d’Evran, canton de 6 000 âmes. Dans le Ouest-France, ils lancent trois axes programmatiques :

Le Lien intergénérationnel : « Nous veillerons au maintien à domicile de nos aînés. Proposer l’offre équitable du service selon les besoins, la prise en charge en milieu structuré ou en résidences services. Le handicap et l’accessibilité seront une autre priorité. Nous créerons un réseau local d’aide permettant d’aider les personnes en difficulté. S’occuper de La petite enfance et la jeunesse, c’est préparer l’avenir ! Nous proposerons la création d’un forum cantonal itinérant, permettant aux associations sportives et culturelles la mutualisation de leurs moyens au service de la jeunesse. »

L’économie de proximité : « Il faut inciter de nouvelles familles à venir vivre sur notre canton. En favorisant l’installation de commerces et de services dans nos bourgs, nos communes garderont leurs dynamiques. Nous proposons la création d’une pépinière cantonale d’entreprises, permettant la possibilité à de nouvelles professions de s’installer. Notre canton jouit de richesses culturelles exceptionnelles. Nous appuierons la politique touristique, afin de faire vivre les acteurs économiques locaux. »

L’agriculture une économie complémentaire : « Lien indispensable à notre économie cantonale, l’agriculture et nos exploitants rencontrent des difficultés suivant les cours des marchés, l’achat des matières premières liées à la spéculation. Nous avons tous des origines liées à la terre. Nous proposerons de mettre en oeuvre avec les professionnels de la filière, un véritable partenariat, afin de faire connaître à la population, les différentes facettes de la profession. Ainsi, nous formerons une économie de proximité durable et complémentaire.

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