La privatisation annoncée de la Poste est une menace pour les bourgs ruraux. La recherche de rentabilité ne rime-t-elle avec proximité. “La Poste restera une entreprise publique“, a assuré Christine Lagarde pour qui “la mission de service public de La Poste doit être réaffirmée et maintenue“.

Or, l’enjeu est là : changer de statut est un enjeu pour une Poste qui cherche à être compétitive sur un marché concurrentiel. Libération indique que “le financement n’est pas garanti demain. Pour la seule présence postale, la charge est évaluée, dans le contrat, à 399 millions d’euros, mais le fonds destiné à compenser ces surcoûts est encore «virtuel», et alimenté à hauteur seulement de 144 millions. L’Etat, pour contourner la difficulté, invite l’opérateur à assurer ses missions à meilleur coût. Quitte à réduire le service, en remplaçant par exemple les bureaux de poste par des points poste…” Cela a le mérite d’être clair.

Concrètement? Les petites communes sont affectées : “Les menaces prévues sur les bureaux de postes ruraux ont pris soudain une ampleur remarquable avec l’annonce, hier après-midi, de la suppression pure et simple des guichets de Tonquédec et de Pluzunet pour la fin octobre.” (Le Télégramme)