Publié par : ot | 25 septembre 2011

Génération Ecologie pour un pôle radical-écologiste

Yves Pietrasanta, président de Génération Ecologie, a publié une tribune dans les colonnes du Monde daté du 23 septembre 2011. Il appelle à un refondation de l’écologie politique avec les valeurs humanistes et progressistes du Racialisme promues par Jean-Michel Baylet durant la campagne des primaires.

Républicains, humanistes, pro-européens, laïques et progressistes, les radicaux comme les écologistes ont été les premiers à dénoncer la faillite des idéologies dominantes, et ils restent les seuls à placer au coeur de leur projet la nécessité d’inventer un autre modèle de développement. Régulation financière, économie sociale, démocratie locale, transition vers l’économie verte et développement des énergies renouvelables : autant de priorités qui ont été lancées dans le débat grâce à eux.

Et cela vaut pour tous les secteurs d’activité. Pas question d’imposer des mesures d’austérité qui pénalisent davantage les ménages. Le pays étouffe, la qualité de vie recule. Il faut retrouver le bien-vivre, créer du lien social, intégrer tous les membres de notre société comme des acteurs et non comme des spectateurs, ou pire, comme des victimes.

C’est un changement de modèle que nos responsables politiques doivent proposer aux Français, non pas uniquement un plan d’assainissement budgétaire. Cela suppose de refonder l’école républicaine, de promouvoir de nouveaux modes de consommation, un développement urbain respectueux des espaces naturels et de la mixité sociale, une agriculture durable, une autre politique de l’énergie.

Publié par : prgdescotesdarmor | 19 septembre 2011

TF1 se pose la question : “qui est ce candidat méconnu ?”

TF1 se demande qui est ce candidat méconnu qui participe aux Primaires de la Gauche.

Voici ce que défend Jean-Michel Baylet dans le cadre de cette primaire :

Publié par : ot | 17 septembre 2011

Soutenir les PME par les commandes publiques

Jean-Michel Baylet propose de considérablement renforcer le soutien de l’Etat et collectivités locales envers les PME.

Notre système économique doit donner toute sa place aux PME, aux TPE et à l’économie sociale, qui portent la création d’emploi et l’innovation en France. Ceci suppose d’abord de les aider dans leur croissance, qui est la phase la plus délicate de la vie de l’entreprise et la principale faiblesse qui empêche nos PME d’être aussi performantes que leurs concurrentes allemandes. Il nous faut assurer un accès réservé à la commande publique

Aujourd’hui, seulement 11 % des marchés publics vont aux PME. Celles-ci souffrent comme sous-traitants alors même qu’elles constituent le principal gisement d’emplois, d’innovation et de compétitivité de notre économie.La France doit se doter d’une législation réservant 30 % des commandes de l’État et des collectivités locales à des PME, comme c’est déjà le cas aux États-Unis.

Cette proposition a été abandonnée en 2008, notamment sous la pression de nos partenaires allemands. Mais elle est indispensable pour assurer l’avenir de nos PME, et devra s’accompagner d’une réforme du code des marchés publics conduite au niveau européen ainsi que de négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les Radicaux de Gauche jouent le jeu des Primaires. Mais la voix de Jean-Michel Baylet a du mal à se faire entendre dans les médias. Les parlementaires PRG ont donc saisi le CSA.

Les parlementaires PRG ont adressé samedi au président du CSA, Michel Boyon, un lettre pour protester “solennellement” contre “le traitement inéquitable” fait “dans les médias nationaux”, à leur président Jean-Michel Baylet, seul candidat non socialiste à la primaire PS. Ils jugent “pas conforme par exemple à un devoir d’information loyale qu’une grande chaîne de télévision publique (France 2) reçoive successivement à son journal de 20 h les cinq candidats issus du Parti socialiste et refuse d’y recevoir Jean-Michel Baylet”.

Affirmant qu’ils n’entendent “pas contester la liberté absolue des choix rédactionnels des professionnels de l’information”, les députés et sénateurs PRG (Parti radical de gauche) font valoir qu’il s’agit pour eux “simplement de considérer que l’organisation de primaires pour l’élection présidentielle ouvertes à tous les citoyens impose, si l’on veut qu’elles aient un sens, que l’équité dans l’information soit respectée entre tous les candidats et qu’un candidat n’en soit pas exclu de manière arbitraire”.

“Ce qui ne peut s’interpréter que comme une censure est d’autant plus inacceptable que Jean-Michel Baylet est le seul candidat non membre du PS, assurant par sa présence dans des conditions difficiles que les dites primaires sont + citoyennes + et non + socialistes+”. M. Baylet “apporte dans cette campagne des propositions concrètes, spécifiques et différentes de celles des autres compétiteurs, tous tenus par le même programme. Rien ne peut et ne doit justifier l’exclusion médiatique subie par le PRG et son candidat, et l’absence de traitement équitable dans l’organisation des primaires citoyennes”, ajoutent-ils. Ils soulignent “la nécessité d’assurer tant cette information préélectorale équitable et loyale qu’un scrutin fondé sur les nombreux principes d’équité et de loyauté”.

(AFP)

La rentrée scolaire 2011 est une nouvelle occasion de constater les dégâts de la politique menée par le gouvernement depuis 2007. Diminution des effectifs, fermetures de classes, formation des enseignants… En quatre ans la droite aura porté des coups terribles à l’Ecole de la République.
Jean-Michel Baylet appelle les autres candidats aux primaires citoyennes à s’engager solennellement à faire de l’école publique et laïque la priorité des priorités dès la rentrée 2012.
L’Ecole républicaine est le principal levier d’intégration et de cohésion sociale pour notre pays. Elle doit retrouver les moyens de donner à chacun et chacune toutes les chances de s’émanciper et de s’insérer socialement et économiquement dans la société.
Publié par : bouriot | 4 septembre 2011

Le volontarisme politique de Jean-Michel Baylet

Jean -Michel Baylet en appelle au “volontarisme politique” face à l’”économie casino”.

 Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), a souhaité dimanche, par sa candidature à la “primaire citoyenne” du PS, remettre au premier plan le “volontarisme politique” face à “l’économie casino” qui,selon lui, régit le monde.
Défendant son “projet radical” devant 350 militants réunis à Seignosse (Landes) pour l’université d’été du PRG, M. Baylet a, lors de son discours de clôture, voulu “défendre une autre conception de la vie publique”.
Pour le sénateur du Tarn-et-Garonne, “la politique et la culture doivent surplomber l’économie et la technique”. Face à la “seule pulsion du matérialisme sans foi ni loi” et à “l’économie virtuelle, l’économie casino”, il y a “la nécessité d’un sursaut de la volonté politique”.
Alors qu’aujourd’hui “l’art de gouverner est un inventaire des mille raisons de ne rien faire”, “j’en appelle au volontarisme politique”, a-t-il dit, avec l’objectif de “remettre l’économie au service de l’homme”.
Il a notamment proposé qu’après la présidentielle, “quel que soit le résultat”, soit mise en place “une grande conférence internationale du redressement budgétaire” en associant la majorité et l’opposition mais aussi les collectivités territoriales et les partenaires sociaux.
M. Baylet a également dénoncé la politique de Nicolas Sarkozy entre “cadeaux fiscaux” pour les plus riches, suppressions de postes à l’école publique, affaiblissement des services publics, administrant un “zéro pointé” sur la sécurité à ce “président de la République (qui) n’est plus républicain”.
Quant à ses partenaires socialistes, il a à nouveau ironisé sur leur difficulté à se différencier dans la primaire alors qu’ils ont un projet commun. “Comme dans la Star académy du socialisme, ils veulent chanter une seule chanson avec des voix dissonantes”, a-t-il lancé, soulignant que lui, n’avait qu’”une seule partition à interpréter, celle des radicaux de gauche”.
Dans cette primaire, le candidat du PRG entend développer “quatre idées essentielles” : une Europe fédérale avec un “gouvernement économique européen permament”, une “grand réforme fiscale”, un “pôle public de l’énergie” (la sortie du nucléaire à 30 ans est “irréaliste”) et au chapitre “libertés”, le droit au mariage homosexuel et à mourir dans la dignité.

(AFP)

Publié par : bouriot | 28 août 2011

L’audace à gauche : le petit poucet qui monte

Le charme discret du Parti radical de gauche Si Jean-Michel Baylet, le président du PRG, ne decolle pas dans les sondages sur la primaire PS, son programme est plutôt populaire auprès des sympathisants de gauche. C’est en tout cas ce que montre une récente étude de l’institut OpnionWay.

ATLANTICO : D’après vos chiffres, près de 11 % des sympathisants de gauche disent qu’ils pourraient « probablement » ou « certainement » voter pour Jean-Michel Baylet. Que signifie ce score ? Julien Goarant : Il ne s’agit pas forcément d’une adhésion, mais de l’hypothèse de pouvoir, éventuellement, voter pour lui. C’est le signe d’un intérêt, à la fois sur le fait que le PRG participe à ces primaires citoyennes qui ont été conçues pour être ouvertes assez largement à gauche, et que les idées du PRG dépassent sans doute la personnalité de Jean-Michel Baylet – qui manque peut-être un peu de notoriété aujourd’hui.
On est parti du programme du PRG tel qu’il est proposé aujourd’hui. On voit que l’adhésion à ce programme, à gauche, est très large. Il y a une pertinence à la participation du PRG qui est parfaitement validée par ses options idéologiques. Il y a de ce point de vue là une vraie cohérence entre la participation et le corpus idéologique.
Il y a quand même des choses qui se distinguent et qui marquent la spécificité du Parti Radical de Gauche aujourd’hui, et qui viennent enrichir les primaires citoyennes. Ce sont des éléments que l’on retrouve essentiellement sur une approche plus fédéraliste de l’Europe, avec un gouvernement économique européen, ou sur des questions de participation citoyenne, comme l’idée du vote obligatoire, qui les distingue un petit peu. De même, sur l’économie, le PRG préfère exonérer de charges les entreprises qui recrutent des jeunes plutôt que de créer 300 000 emplois jeunes : c’est quelque chose qui rallie un peu moins largement les sympathisants de gauche.
 
Est-ce que le PRG est plus ou moins à gauche que le PS ? Des propositions du PRG peuvent être consensuelles pour différentes parties de la gauche. Sur la question des moeurs, par exemple sur la question de l’adoption par des couples homosexuels, il y a une proposition assez forte du PRG qui est souvent plus libéral que le PS. Seuls 67% des sympathisants de gauche soutiennent cette idée. Il y a un vrai enrichissement du PRG par rapport aux plateformes qui peuvent être présentées aux primaires socialistes. Sur la laïcité, également, le PRG ne cache pas son goût pour une laïcité réelle, au sens où il souhaiterait notamment que sur la question des subventions aux écoles confessionnelles, on règle définitivement la question. Ce qui reviendrait à couper toute subvention de l’Etat à l’enseignement privé.
 
Votre étude montre aussi que de nombreux électeurs de partis nettement plus à gauche que le PS  – et beaucoup plus hostiles au principe de l’élection présidentielle – s’apprêtent à voter aux primaires. N’est-ce pas un peu contradictoire ? On est dans une logique de primaires citoyennes, qui ont été présentées ouvertes. A ce moment-là, on peut penser qu’effectivement d’autres personnes qui ont des valeurs de gauche aient envie d’influencer et de construire un Parti socialiste qui se rapproche d’eux. Premièrement ces sympathisants n’appartiennent pas à la gauche radicale  ou à l’extrême gauche, ou même au PS : ils sont “sympathisants de”, ce qui veut dire qu’ils ont pu soutenir d’autres partis auparavant. Ils peuvent trouver le PS trop à gauche ou trop social-démocrate : par conséquent, orienter et créer une candidature socialiste à la présidentielle – c’est à dire au troisième tour des primaires – qui leur permette de s’y rallier au deuxième tour de l’élection présidentielle.

Jean-Michel Baylet est le candidat non-PS à la Primaire de la Gauche en vue de la présidentielle de 2012. Parce que qualifié de candidature téméraire, car de loin le moins médiatique des candidats à la primaire, rappelons qu’il est Président du PRG, Président du Conseil Général de Tarn-et-Garonne, Sénateur de ce même département, Ministre délégué au Tourisme de 1990 à 1993. Et rappelons notre volonté : union politique et débat d’idées.

A l’unanimité, les Radicaux ont voté, lors de leur comité directeur du 6 juillet, leur participation aux primaires citoyennes et ils ont demandé à Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche, d’être leur candidat pour y défendre le programme radical. Les délégués du PRG ont ainsi fait le choix de la responsabilité et du rassemblement face aux risques d’un nouveau 21 avril. Leur objectif est de donner à la gauche toutes les chances de gagner en 2012 et de tenir ses promesses de changement au service du pays.

C’est le sens d’une primaire ouverte, dont le PRG a été le premier à défendre le principe devant le Parlement en 2006.

Nous avons, dès le début, salué et soutenu la volonté du PS d’organiser ce grand rendez-vous démocratique. Car c’est pour nous le seul moyen pour la gauche d’ouvrir les partis sur la société et de donner la parole aux citoyens dans le choix de celui qui devra affronter le candidat de l’UMP. Cette primaire sera un formidable moyen de mobilisation et un moment unique de confrontation d’idées.

Seul candidat non socialiste dans ces primaires, Jean-Michel BAYLET portera les valeurs laïques et de progrès que le radicalisme a toujours défendues et qui ont fait la République. A l’heure où la crise financière mondiale se double d’attaques incessantes contre le pacte républicain, le PRG incarnera la différence à gauche et défendra le principe de justice qui est au cœur de la pensée radicale
notamment par :
- L’exigence d’une authentique laïcité républicaine ;
- La lutte audacieuse pour l’égalité sociale et fiscale ;
- La marche déterminée vers l’horizon fédéral européen ;
- La moralisation, spécialement monétaire, de l’économie globalisée ;
- La sauvegarde des équilibres naturels de notre pays, de notre continent et de notre planète ;
- Le combat incessant pour l’égalité hommes femmes et contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme.

Des panneaux avaient disparu à La Roche-sur-Yon et à Sablé sur Sarthe. Ils ont été volés voici un peu plus d’un mois par le Stourm ar Brezhoneg et le Groupe d’intervention Estimant que « le gouvernement comme la région […] restent sourds » à leurs revendications, ils ont choisi les « villes où ont été maires le Premier ministre François Fillon et l’actuel président des Pays de la Loire, Jacques Auxiette » pour mener leur action et réclamer « un débat démocratique ».

Ils sont revenus sur scène samedi soir, le temps d’un concert, lors de la la fête nationale de la langue bretonne, à Cavan. La fête a ainsi pris une dimension politique au-delà de la valorisation d’un patrimoine culturel et linguistique. En effet, la vague de vol des panneaux a commencé en décembre à Solesmes, dans la Sarthe, commune dont François Fillon a été le maire. Cette opération met la lumière sur une organisation clandestine, Stourm ar Brezhoneg, dont le principal mode d’action est le gribouillage des panneaux signalétiques. Née dans les années 1980, son combat s’est traduit par la double signalétique française et bretonne à l’entrée et la sortie des bourgs.

Via Armen, on apprend que “le retour médiatique semble correspondre à un regain d’activisme dans la tendance bretonne et l’arrivée d’une nouvelle génération de militants, notamment depuis les manifestations contre le CPE en 2005. Les actions symboliques se sont ainsi multipliées, notamment en Loire-Atlantique.

Publié par : prgdescotesdarmor | 9 juin 2011

Les nouvelles sur le front de l’économie ne sont pas bonnes

En parcourant la page d’accueil de Lemonde.fr, les nouvelles sur le front de l’économie ne sont pas bonnes. C’est le moins que l’on puisse dire…

Dans le 93, un coup dur dans un département déjà en difficulté. L’usine de PSA pourrait fermer d’ici à 2014 ;
La note souveraine des Etats-Unis pourraient être revue à la baisse, dans un moment de négociation sur le plafond de la dette ;
Les journalistes n’ont pas le moral, sous pression, en sous effectif, sans sentiment d’indépendance.

Point commun entre les trois : impératif de rentabilité à court terme et gages donnés aux marchés financiers. L’Etat et le contribuable, quant à eux, servent à essuyer les plâtres et éponger les dettes

C’est l’information qui vous réveille de bon matin, sans savoir si on nage encore en plein rêve ou cauchemar. C’est une histoire de point de vue. Nous parlons bien sûr de l’inculpation de DSK. En tous les cas, la journée se passe et cela condamne à tout-va.

D’un côté donc, il y a ceux qui s’empressent de jouer les moralistes, sans se soucier de la présomption d’innocence. A l’image du député UMP Bernard Debré. Qui qualifie sur  Europe 1 DSK d’“homme peu recommandable”. “C’est humilier la France que d’avoir un homme qui soit comme lui, qui se vautre dans le sexe”.

De l’autre, il y a ceux qui parlent de barbouzeries. A la fois, c’est l’opportunité d’un tel évènement et surtout l’annonce par un jeune militant UMP de l’arrestation de DSK avant tout le monde, voire de DSK lui-même. Des coïncidences  perçues comme troublantes, qui ne sont peut-être finalement que le fait d’un individu très bien informé, comme il le prétend. Présomption d’innocence…

Enfin, le fait d’être informé très tôt, trop tôt, rappelle un passage du film d’Oliver Stone sur l’assassinat JFK et le procès de Clay Show intenté par le Procureur Garrison (bien que DSK rappelle à certains égards JFK…). La scène : l’informateur X expose au Procureur la théorie du complot qui a mené à l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy et la raison derrière la conspiration, la guerre.

J’étais sur le chemin du retour en Nouvelle-Zélande quand le Président a été tué. Alors Oswald a été inculpé à 19 heures, heure de Dallas du meurtre de Tippit. Soit 14 heures le lendemain heure de Nouvelle Zélande. Et déjà leurs journaux avaient la biographie complète d’un inconnu de 24 ans,

Oswald. Photos de studio, renseignements détaillés sur sa vie, informations russes. Ils étaient certains qu’il avait tué seul le Président, alors qu’Oswald n’a été inculpé de ce meurtre que quatre heures plus tard à Dallas. Il m’a semblé qu’on avait là une couverture fabriquée de toutes pièces.

(Dailymotion étant capricieux, cliquez sur l’image pour lancer la vidéo)

Pour les amateurs, le film est en entier ici.

La campagne pour 2012 va sentir mauvais, très mauvais. L’UMP est au abois. L’instrumentalisation de quelques-uns de ces thèmes de prédilections (identité nationale, xénophobie) l’ont mené droit dans le mur. Là, il leur faut un nouveau souffle : nouvelle victime toute désignée après les tsiganes, les pauvres.

Droite Sociale, c’est le nom du courant de Laurent Wauquiez. Ils ont un groupe Facebook, mais à quoi bon faire leur promotion. Parce que Wauquiez et Droite Sociale s’échinent à nous démontrer par A+B que les deux sont antinomiques. Leur politique sociale est vite résumée : déshabiller Pierre pour habiller Paul, tout en se gardant bien de faire en sorte que Pierre et Paul puisse s’allier.

Donc, la nouvelle cible de Wauquiez, ce sont les pauvres indemnisés, ces couples de “nantis” qui gagnent plus que les couples avec un seul SMIC. Anormal que les chômeurs pauvres gagnent autant que les travailleurs pauvre?. Affirmation déjà en elle-même fausse. Passons. Quelle solution proposée? Du travail pour tous avec une revalorisation des minima sociaux comme la Gauche le souhaite. Non, on les oblige à travailler cinq heures par semaine à des tâches que tout le monde répugne à accomplir (ou remplir gracieusement les missions de travailleurs précaires)  et on diminue 25 % de leurs aides.

Voilà comment M. Wauquiez définit l’équité. Mais ne l’applique pas à ses petits camardes du Gouvernement, tel que Gérard Longuet :

En plus de son travail parlementaire et de ses activités de conseil, Gérard Longuet trouve également le temps de se consacrer à d’autres activités. Depuis 2005, il préside ainsi l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), structure de financement au rôle flou malgré quatre milliards d’euros de budget, au point que la Cour des comptes recommandera sa suppression en 2009. Un décret transforme en 2005 ce poste, bénévole, en travail rémunéré, 3 500 euros par mois. L’AFITF met en outre à disposition de M. Longuet un véhicule avec chauffeur.

Il est facile de dénoncer de tels propos, de tels agissements. Il ne s’agit que de la stigmatisation d’une partie de la population pour en faire des boucs émissaires. C’est une politique qui n’a rien de social, mais qui est terriblement dangereuse. L’Histoire nous l’a enseignée.

Alors comment mener une politique sociale, M. Wauquiez? Simplement en revoyant votre politique budgétaire. En revenant sur les 16 milliards de cadeaux fiscaux offerts aux plus riches, on pourrait très simplement rhabiller Pierre et Paul en leur offrant aides et travail.

Vraiment, il est temps que la Gauche reprenne les choses en main pour que cesse cette mascarade…

Publié par : prgdescotesdarmor | 17 avril 2011

Les mauvais réflexes post-électoraux

Les Cantonales passées, le PS reste majoritaire au sein de l’Assemblée Départementale. A quelques endroits, la Droite a remporté la mise. Dans ce cas, les candidats malheureux sont prompts à trouver une explication qui ne les mettent pas en cause. On peut lire cela dans la presse : “de mauvais reports sont à l’origine des revers enregsitrés par les candidats socialistes, notamment de la part du Parti radical de gauche.

Bouc émissaire d’autant plus facile que nous avons contribué, sur le Canton de Perros-Guirec, à l’élection de Sylvie Bourbigot, première représentante écologiste au sein du Conseil Général. Encore que… il y a quand même quelque chose de prétentieux à s’imaginer que chaque parti est propriétaire de ses voix et que le report se fait de manière automatique. C’est considérer l’électeur comme un mouton. Pas franchement agréable, ni réaliste.

En tout cas, selon ce mécanisme simpliste, voici le genre de commentaires que nous recevons :

“Suite aux resultats des elections cantonales du canton d’evran,c’est à ma grande surprise que le candidat de droite a été elu face a celui du parti socialiste. Avec 39% des voix plus 25% du PRG, la gauche devait facilement l’emporter, mais voilà votre candidat a decidé de se retirer pour le deuxieme tour mais n’a pas demandé à ses électeurs de soutenir le candidat PS preferant laisser (je le cite ) le choix de voter dans la perspective de réels changements ( ouest france du 22 mars ).  Mr Carré est il crédible d’appartenir à votre parti ?”

La réponse : oui, bien évidemment. Arnaud Carré a mené une campagne remarquable et a fait un score important, ce d’autant plus que les votes des électeurs se sont portés sur les principaux partis politiques. Il a en effet été localement difficile de susciter l’intérêt pour le scrutin. Mais fondamentalement, nous ne considérons pas, qu’à la fin d’un mandat, nous effaçons l’ardoise. Un élu, en particulier s’il se représente, doit défendre son bilan. Et doit se comporter au long de son mandat en fonction.

Or, à aucun moment ces commentateurs ne s’intéressent au bilan des sortants. C’est pourtant ce qu’ont fait les électeurs du Canton d’Evran en ne renouvelant pas leur confiance dans leur représentant au sein du Conseil Général. Chercher à reporter la faute sur l’autre, c’est là un réflexe dramatique et dévastateur. Dans l’après 2002, Christiane Taubira a été désignée comme la responsable de l’échec de Jospin. Et pourtant en 2007, le PRG n’a pas présenté de candidat. On connaît tous le résultat de la politique du bouc-émissaire… Et nous craignons la “machine à perdre“.

Publié par : bouriot | 21 mars 2011

Résultats cantonales perros guirec

Le canton de Perros-Guirec n’a pas fait exception. Le grand vainqueur y est, comme partout ailleurs, l’abstention. Son honneur est sans doute sauf étant donné l’absence d’un candidat Front National. Symptôme d’une campagne molle au niveau national, le poids des partis traditionnels a énormément compté. Néanmoins, en rassemblant près de 14 % des électeurs, Armelle Quéniat et moi-même avons réussi à faire entendre une autre voix. Preuve de cet intérêt croissant, le score a plus que doublé par rapport à 2004. Plus localement, les 52 % réalisés sur la commune de Trélévern et les bons scores dans les communes limitrophes récompensent l’action et le dynamisme de l’équipe municipale en place. Dimanche prochain, les électeurs du canton seront amenés à faire un choix simple, bi-partisan : la candidate de toutes les Gauches, contre celui de toutes les Droites. Dès lors, notre position, Armelle Quéniat et moi-même, ne souffre d’aucune ambiguïté. Nous espérons une mobilisation beaucoup plus forte de l’ensemble de l’éléctorat de gauche pour éviter le basculement du plus gros canton des côtes d’Armor. N’oublions pas qu’il est impératif de renforcer la majorité actuelle au sein du Conseil Général tant la menace que la Droite fait peser sur les solidarités est grande.

Dimanche a lieu le premier tour des Cantonales. L’enjeu du scrutin, et son inconnue, c’est la participation. Malgré le beau temps et la grande marée annoncée, il faut se déplacer aux urnes.

Alors pourquoi aller voter? Première raison, politique. Il s’agit d’abord de montrer notre attachement aux départements, au moment où la réforme territoriale menace de les faire disparaître dès 2014. Ensuite, sanctionnons la droite qui a échoué sur tous les dossiers depuis 2007 et enfin, en élisant des Radicaux de gauche, assurons la représentation de la diversité de la gauche dans les départements.

Par ailleurs, le Ouest-France proposer dix bonnes raisons pour aller voter :
1. Le Conseil Général gère l’argent public.
2. Plus de la moitié de leur budget est consacré à l’aide sociale.
3. Leur action a un impact quotidien.
4. Le Conseil Général assurent l’équilibre en ville et campagne.
5. Les Cantonales sont l’occasion de faire progresser la parité.
6. L’abstention favorise les extrêmes.
7. Ces Cantonales sont les dernières du genre.
8. C’est le dernier scrutin direct avant les Présidentielles.
9. Les Conseillers généraux élus seront grands électeurs et désigneront les sénateurs.
10. Aller voter, c’est autant un droit qu’un devoir de citoyen.

Publié par : prgdescotesdarmor | 14 mars 2011

Êtes-vous prêt à changer? Le nucléaire en débat

C’est l’opportunité politique du moment : surfer sur la catastrophe nucléaire qui menace l’archipel nippone. En particulier, les mouvements écologistes tirent la sonnette d’alarme, exige un référendum sur la question. Ces réactions sont certes légitimes quand plane la menace d’un nouveau Tchernobyl. Mais au prix de quels sacrifices pour nos petites habitudes?

Nous le savons tous, nous sommes dépendants de l’énergie, pour nos voitures ou nos ordinateurs. Laissons de côté l’industrie pétrochimique, en flamme au Japon et très toxique. Mais passons, le monde a les yeux rivés sur les centrales nucléaires et la filière de production d’énergie électrique. Prenons alors le problème à l’envers. Question volontairement outrancière : combien ont coûté les Révolutions tunisiennes et égyptiennes, dans la mesure où l’on considère que les réseaux sociaux du type Facebook et Twitter y ont joué un rôle? Derrière cette question, il s’agit de se rappeler une chose que l’on a tendance à oublier. Internet consomme beaucoup d’électricité.

Ainsi le fameux réseau social a un facture énergétique mensuelle astronomique : pas moins d’un million de dollars, en 2008. Donc bien davantage aujourd’hui. Facebook, comme d’autres géants de l’Internet a recours à des fermes de serveurs informatiques pour permettre l’accès à toutes les données échangées. Et tout cela chauffe et donc nécessite des stations de climatisation industrielles. On comprend mieux pourquoi Google investit dans le solaire, sans que cela soit suffisant.

A la question initiale, celle des sacrifices à consentir, celle du renoncement à l’informatique serait sans doute souhaitable pour se passer de nucléaire. Mais se passer de nucléaire et donc de l’informatique, c’est du coup se priver des potentialités politiques émancipatrices de l’Internet. On voit ici poindre les effets collatéraux d’un idéal, la sortie du nucléaire, sur un autre, le rôle d’Internet dans la démocratisation.

Et les alternatives? Oui, mais en l’état, elle demeure insuffisante. Ainsi l’exemple allemand et sa sortie du nucléaire : “à l’horizon 2050, le scénario allemand prévoit en effet l’importation de 121 TWh/an, soit le quart de la consommation nationale”. Une vérité donc : si nous sortons du nucléaire, l’Allemagne sera plongé dans le noir… Et ce d’autant plus que nos consommations électriques ne vont pas en se réduisant, à l’image des pompes à chaleur qui remplacent les chaudières à fioul. Implicitement, un autre idéal, la diminution drastique de notre consommation en pétrole. Il aurait sans doute une vertu, celle d’apaiser les conflits aux Moyen-Orient. Une alternative? La voiture électrique, nouvelle star de l’industrie automobile, mais qui présente le grave défaut… de consommer de l’électricité. La sortie du nucléaire, c’est aussi renoncer à la voiture électrique, qui n’est certes pas la panacée.

Toujours est-il que les réactions à chaud ne permettent pas de prendre en compte la complexité de notre dépendance énergétique, pas celle à l’égard de pays producteurs, mais celle à l’égard de notre propre consommation quotidienne. S’il est légitime de s’interroger sur l’énergie nucléaire et les risques potentiels, le regard doit se porter plus loin, sur une réelle politique en matière énergétique, qui doit passer par un appui soutenu à l’innovation assurant l’invention d’alternatives énergétiquement viables.

Publié par : prgdescotesdarmor | 10 mars 2011

Un bilan des Cantonales avant les Cantonales

A quelques jours du premier tour des Cantonales, les dernières du genre, il est possible de faire un premier bilan, assez général. Entre menace d’abstention record et baisse du nombre de candidats, les partis politiques semblent confrontés aux deux versants d’une même crise…

Premièrement, et c’est à la fois évident et navrant, les Cantonales ne passionnent guère, en dépit de certaines tentatives. En tous cas du point de vue des médias. Il ne s’agit pas ici de leur jeter la première pierre. Tout le monde, hommes politiques, médias, instituts de sondage ont les yeux rivés sur la Présidentielle. Et là, celle qui mène la danse, c’est Marine Le Pen, présentée comme l’arbitre du premier tour de l’élection reine, faisant miroiter un 21 avril à l’endroit ou à l’envers. Qu’elle mène la danse, ce n’est pas tout à fait juste, ce sont les sondages qui la présente comme tel.

La Gauche pour le moment est dans l’attente de son sauveur, DSK, qu’il se déclare candidat. Puisque la question n’est plus oui ou non, mais quand il va se déclarer. Et là, il faut noter que les sondages jouent en sa faveur. Il serait le seul à pouvoir réaliser en duo avec Marine Le Pen le fameux 21 avril à l’envers.

De son côté, la Droite est un peu perdue, il faut l’avouer. Elle ne sait plus trop sur quel pied danser. Soit conquérir l’électorat du Centre et apaiser les propos et les orientations sécuritaires. Soit jouer le jeu du FN en promettant de ”remettre dans les bateaux” les immigrés venus des pays arabes. Et cette dernière option semble risquée puisqu’elle renforce le FN au détriment de l’UMP. Bref, le parti majoritaire est écartelé entre des positions inconciliables, les yeux rivés sur les sondages. Parce que ce sont bien eux qui mènent le jeu.

Quant aux Cantonales, on en parle… sous l’angle des sondages. Soit pour dire que le résultat des cantonales, sera le “seul sondage” sérieux. Soit pour souligner les risques d’une abstention record, à partir d’un sondage… datant de trois semaines. Donc résultat, le monde politico-médiatique s’en fout des Cantonales et garde les yeux rivés sur les Présidentielles. Et les électeurs sont de plus en plus méfiants à l’égard des politiques quant à leur capacité à agir pour leur quotidien. Les chiffres qu’ils qu’on scrute aujourd’hui c’est plus celui à la pompe que celui d’un sondage.

De la défiance aux difficultés internes

Mais l’autre enseignement de ces Cantonales avant les Cantonales, c’est la crise interne au monde politique. Evidemment, elle n’est pas qu’interne et la crise de confiance dans la Politique rejaillit au sein des appareils. Ici, encore une histoire de chiffre.

La liste des candidatures aux prochaines élections cantonales a été officiellement arrêtée, hier, en fin d’après-midi à la préfecture des Côtes-d’Armor. Au total, 99 candidats se présenteront, le 20mars, dans les 26 cantons renouvelables, soit 52 de moins qu’en 2004, où l’on avait enregistré 151 candidatures.

La première explication vient d’un changement dans le déroulé de ces élections locales, obligeant les candidats à respecter la parité dans les titulaires et suppléants. Pour cela, certains ont eu recours aux petites annonces pour trouver une candidate. Cette imposition de la parité, si elle est justifiée, est révélatrice d’un état des forces disponibles. Faible. En cela, la crise de confiance que connaît le monde politique est aussi une crise interne qui se caractérise par la difficulté à renouveler son personnel. Dans les Côtes d’Armor, la baisse est sensible. Un tiers de candidats en moins, faute d’avoir rempli une condition pourtant simple vu de l’extérieur : associer un homme et une femme dans un scrutin uninominal à deux tours.

En somme, si tous les regards se tournent vers les chiffres des intentions de vote en faveur du FN, témoins d’une crise morale du monde politique, cette même crise morale se joue à un niveau infra, à l’échelle des fédérations. Difficile d’attirer de nouveaux militants, tous partis confondus. En définitive, c’est peut-être ce bilan qu’il faut dresser des Cantonales avant même qu’elles ne soient jouées.

Publié par : bouriot | 8 mars 2011

Crise morale – l’édito de Jean-Michel Baylet

Jean-Michel BAYLET, président du Conseil Général et sénateur Tarn-et-Garonne (82)

Notre pays traverse aujourd’hui une crise morale qui rappelle celles qui ont accompagné, par le passé, des bouleversements politiques. La France a connu des crises ces cinquante dernières années, mais leur caractère économique avec le choc pétrolier de 1974 et sa réplique de 1982 n’a pas provoqué le désarroi dans lequel se trouvent aujourd’hui les Français.

Si la crise mondiale – essentiellement financière – provoque dans tous les pays des désordres économiques et sociaux, en France elle s’alourdit d’une crise des valeurs dont les dirigeants de notre pays ne sont pas exempts de responsabilité. Les crises économiques sont provoquées par de multiples facteurs, parfois des erreurs de politique économique, mais leurs causes dépassent largement la seule responsabilité des gouvernants.

Les crises financières ne sont pas moins complexes mais la fiscalité demeure encore, pour partie, le pré-carré des Etats et celui-ci peut décider d’une politique d’équité fiscale. Encore plus proche de la volonté politique, il y a l’éthique publique qui est à l’image de la constitution morale des élus et des représentants de l’Etat.

Alors, à ce niveau, pourquoi autant de laisser-aller comme en témoignent les révélations sur les comportements dispendieux de certains ministres et les connivences avec les milieux d’affaires ? Pourquoi autant de désinvolture avec l’éthique du comportement au plus haut niveau de l’Etat ?

Quand le pouvoir politique confond sa force avec celle des puissances de l’argent, on bascule dans un système qui ne laisse plus de place à la responsabilité individuelle et à l’obligation morale de rendre des comptes. Alors s’installe le règne de l’arrogance et de l’impunité comme l’actualité en charrie quotidiennement des exemples, dans tous les domaines.

L’arrogance des « Bleus » qui décident de faire la grève de l’entraînement et de contester publiquement leur hiérarchie la veille d’un match de foot décisif. Celle de l’ex-ministre du budget qui ne voit pas de conflit d’intérêt entre ses responsabilités de ministre et celles de trésorier du plus grand parti politique. Celle de quelques dirigeants qui s’octroient des primes faramineuses tout en imposant la rigueur budgétaire à leurs salariés.

La France traverse une crise morale profonde. Les Français n’en peuvent plus de voir progresser l’immoralité et l’effondrement des valeurs morales, ici de l’éthique du sport, là de la morale publique alors que ceux-là même qui sont chargés de diriger échouent dans leur mission.

Nous en sommes à un stade où la crise entre fortement dans le quotidien des Français. Le chômage progresse, les entreprises licencient, les collectivités locales, chaque jour plus sollicitées, sont au bord du dépôt de bilan avec des charges sociales en progression vertigineuse. La crise n’épargne personne. Les élus locaux constatent les dégâts sur le terrain qui sont, dans l’esprit des Français, considérables.

Face aux difficultés, les Français attendent, venant des dirigeants qui ne parviennent pas à résoudre leurs problèmes, au moins un comportement public exemplaire.

Or, la sobriété et la modestie ne sont pas la marque de la Présidence. On assiste plutôt au spectacle d’un Etat qui se dévergonde et qui perd sa colonne vertébrale. Ces dérives ne sont pas sans rappeler l’état d’esprit de l’année 1956 où se déchaînait l’antiparlementarisme qui a vu naître le poujadisme et le lepénisme. La formule « Sortez les sortants » ressort de nouveau des conversations populaires.

La crise morale que traverse le pays doit être prise à sa véritable mesure. La confiance dans les Institutions n’est plus et les Français aspirent à un renouveau républicain, avec une démocratie qui retrouve ses principes : des électeurs aux urnes et des responsables respectés parce que dévoués à servir l’intérêt général.

Tout ceci doit être pris en compte dans la réflexion des radicaux sur le futur politique.

François Bouriot et Armelle Quéniat organise une série de réunions publiques sur le territoire du Canton de Perros-Guirec, entre le 10 et 18 mars 2010.


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Arnaud Carré et Marie-Annick Mauffrais sont candidats PRG sur le canton d’Evran, canton de 6 000 âmes. Dans le Ouest-France, ils lancent trois axes programmatiques :

Le Lien intergénérationnel : « Nous veillerons au maintien à domicile de nos aînés. Proposer l’offre équitable du service selon les besoins, la prise en charge en milieu structuré ou en résidences services. Le handicap et l’accessibilité seront une autre priorité. Nous créerons un réseau local d’aide permettant d’aider les personnes en difficulté. S’occuper de La petite enfance et la jeunesse, c’est préparer l’avenir ! Nous proposerons la création d’un forum cantonal itinérant, permettant aux associations sportives et culturelles la mutualisation de leurs moyens au service de la jeunesse. »

L’économie de proximité : « Il faut inciter de nouvelles familles à venir vivre sur notre canton. En favorisant l’installation de commerces et de services dans nos bourgs, nos communes garderont leurs dynamiques. Nous proposons la création d’une pépinière cantonale d’entreprises, permettant la possibilité à de nouvelles professions de s’installer. Notre canton jouit de richesses culturelles exceptionnelles. Nous appuierons la politique touristique, afin de faire vivre les acteurs économiques locaux. »

L’agriculture une économie complémentaire : « Lien indispensable à notre économie cantonale, l’agriculture et nos exploitants rencontrent des difficultés suivant les cours des marchés, l’achat des matières premières liées à la spéculation. Nous avons tous des origines liées à la terre. Nous proposerons de mettre en oeuvre avec les professionnels de la filière, un véritable partenariat, afin de faire connaître à la population, les différentes facettes de la profession. Ainsi, nous formerons une économie de proximité durable et complémentaire.

Publié par : ot | 15 février 2011

Georges Lucas troisième candidat aux Cantonales

Après François Bouriot et Armelle Quéniat sur le canton de Perros-Guirec, et Arnaud Carré et Marie-Annick Mauffret sur le canton d’Evran, Georges Lucas, conseiller municipal à Paimpol, a décidé de se présenter à la prochaine échéance locale.

Georges Lucas, 59 ans, contrôleur maritime à la direction départementale des Territoires et de la Mer (DDTM), vient de se déclarer candidat aux cantonales. Ce militant socialiste de vieille date (pendant une trentaine d’années, et avec des fonctions y compris fédérales) a rejoint le mouvement des radicaux de gauche, début 2010. Sa suppléante est Marie-Claire Bretteville-Gerhards. Paimpolaise de 63 ans, sans étiquette.

François Bouriot, maire de Trélévern, et Armelle Quéniat, conseillère municipale à Pleumeur-Bodou annoncent leur candidature à l’élection cantonale de mars prochain.
Tous deux élus locaux, ils désirent poursuivre leur engagement au sein et au service du plus gros canton des Côtes d’Armor, et faire entendre une voie nouvelle au sein de l’institution départementale.

Une candidature issue de l’action locale

“Elle nous est apparue à Armelle et à moi-même comme naturelle. C’est la candidature de gauche sur le canton de Perros-Guirec. Nous sommes issus du terrain. Notre candidature ne répond pas aux besoins de survie politique d’un parti ou d’une personne. J’ai beau être président des Radicaux de Gauche des Côtes d’Armor, je suis avant tout un élu de terrain, réélu pour ses réalisations et non pour ses appartenances.

C’est le cas également d’Armelle. Elle a été élue maire de Pleumeur-Bodou en 2008, a contribué à redresser les comptes d’une commune laissée dans une situation délicate. Mais ça n’a pas été du goût de tout le monde. Elle n’est pas femme d’appareil et en a fait les frais.

Notre candidature est donc celle du terrain et de l’action. C’est sur ce plan que nous nous retrouvons. Et nous sommes plus que crédibles. Parce que la crédibilité ne se décrète pas : elle s’alimente et se prouve par l’action de tous les jours.”

Agir pour les services publics du canton

“Pour nous, un programme électoral est un contrat entre les électeurs et les élus. D’où la nécessité, pour un programme cantonal, d’être porté par des élus ayant fait leur preuve localement.

La situation est aujourd’hui particulièrement difficile pour beaucoup. Le gouvernement a fait le choix de la rigueur. Nous pouvons faire le choix de nous époumoner face à cet état de fait. Nous déplorons cette situation, mais elle s’impose à nous avec le risque qu’elle se poursuive après 2012. La réalité est donc celle-ci : nous allons devoir faire autant, si ce n’est plus, avec moins de moyens, sous peine de laisser une part de la population dans une situation invivable.

Notre programme sera principalement axé sur trois thèmes majeurs :

  • La solidarité envers nos anciens et les problèmes de dépendance, d’isolement et aussi d’accompagnement en fin de vie,
  • L’emploi et les moyens à mettre en œuvre, notamment pour les jeunes en situation scolaire difficile,
  • L’aménagement économique, touristique et culturel du territoire cantonal.

Il s’agira évidemment d’un travail et d’actions fortes en synergie avec Lannion – Trégor – Agglomération.”

Publié par : prgdescotesdarmor | 24 août 2010

Coups de rabot sur les niches fiscales, des mesures inadaptées

En annonçant, à l’issu de la réunion de Brégançon, la réduction des niches fiscales à hauteur de 10 milliards d’euros le président de la République et son gouvernement font un pas vers plus de justice et d’efficacité fiscales. Mais, si la réduction des niches fiscales est une bonne chose, l’ensemble des mesures annoncées par le Président de la République ne visent pas le soutien à l’économie ni par l’offre ni par la demande restant orientées en faveur de la rigueur, en pénalisant, au passage, la protection sociale et les petits épargnants. En plus, rien n’est annoncé ni concernant le soutien à la production de biens, services, produits agricoles, rien aussi en matière de politique des revenus.

Parce qu’il y a différents types de niches fiscales, dont la finalité est la solidarité et l’intérêt général, qu’elle soit sociale ou environnementale. La suppression du cumul de l’aide au logement des étudiants et la demi-part fiscale pénalise grandement les foyers modestes, impliquant la nécessité d’occuper un emploi parallèlement aux études. La réduction des crédits d’impôt pour les systèmes de chauffage individuel réduit largement le bénéfice à court terme d’une telle entreprise. A l’inverse d’autres niches fiscales, promises à l’électorat sarkoziste, ne sont pas menacées : la TVA à 5,5 % pour la restauration, dont l’effet bénéfique reste à évaluer.

Des mesures qui sont donc désuètes et inadaptées au final. Le PRG qui a été rejoint sur ce point par d’autres formations politiques, réclame une réforme d’envergure instaurant un grand et unique impôt sur les revenus et le patrimoine des personnes. C’est la mesure de base pour une République solidaire.

Bon, visiblement, seul le Parti Socialiste participera aux primaires à gauche qui seront, en fait, des primaires internes au PS. N’importe quel observateur politique se rend bien compte que l’affaire foire complètement. Mais là n’est pas le problème.
Ce qui me fait sourire, c’est qu’il faudra payer un euro pour voter lors de ces primaires du PS.
Sous la monarchie constitutionnelle de Louis XVIII, il me semble bien que l’on avait rétabli le suffrage censitaire, autrement dit et pour faire court, le droit de vote accordé uniquement aux hommes payant au moins un certain montant d’impôts. Pour les femmes, il a fallu attendre (en France) 1945 pour voter …. Eh oui !
Pour le suffrage universel (sans payer), c’est la règle depuis 1848 … date de fondation de la deuxième République et …du début du Radicalisme (Arago et Ledru-Rollin)
Bref, revenons-en à mon euro pour avoir le droit de voter.
Sous la monarchie, Sa Majesté n’en était quand même pas arrivée à “faire payer pour voter”. On franchit donc là une étape importante et décisive.
Le Président Sarkozy cherche à faire des économies et son Premier Ministre François Fillion tente de trouver de nouvelles recettes fiscales. Et bien, voilà une bonne idée : rendre le droit de vote obligatoire (comme en Belgique) mais payant (comme nul part ailleurs dans le monde). Ca, au moins, ce sera une vraie réforme… et une grande première, … et en plus, on ne pourra pas dire que c’est l’UMP qui aura trouvé l’idée ! Vous vous rendez-compte : plus de 40 millions de recettes à chaque scrutin !
Un vieil adage dit : ” payez, vous serez considéré”. On peut le remplacer par ” payez, vous pourrez voter”.
 
François Bouriot
Maire de Trélévern
Président du Parti Radical de Gauche des Côtes d’Armor

L’ancienne ministre, à la tête du Parti Chrétien Démocrate, s’est-elle faite avoir en acceptant une mission grâcement  rémunérée? Sans doute… Ah ! L’appat du gain et un brin de naïveté.

Tout d’abord, on ne peut que s’associer au tollé général autour de l’Affaire Boutin, un salaire mirobolant pour une obscure mission sur les conséquences sociales de la Mondialisation : 9500 € en plus de sa retraite mensuelle de députée et conseillère générale, soit 8 600 €. Bref, en ce temps de crise économique et à un moment où de plus en plus de chômeurs se retrouvent en fin de droit, ça fait mauvais genre : “Je gagne 18 000 euros net par mois (…) parce que tout travail mérite salaire.” Ouais, ouais….

Elle a donc accepté une mission pour laquelle elle n’a pas de réelles compétences pour la mener à bien. Et quelques jours, plus tard, le Canard Enchaîné a découvert le poteau rose. L’emballement médiatique a suivi, avec une forme de lynchage bien légitime. La question est donc de savoir pourquoi donner une telle mission, sur les conséquences sociales de la mondialisation, à Christine Boutin, titulaire d’une maîtrise de droit public et d’économie industrielle – option échanges mondiaux.

Pour sa connaissance de la mondialisation ? Pas sûr… Ou pour les 1,19 % réalisés lors de la Présidentielle de 2002? Sans doute davantage… Dans ce cas, ce serait faire coup double. Sarkozy lui refile une mission qui lui assure revenu conséquent et une petite couverture médiatique en échange de son soutien pour 2012. Cela coûte initialement 9 500 € à l’Etat par mois. Mais il suffit après d’en informer la presse et de jouer les moralisateurs (Woerth s’offusque de l’Affaire) et de l’obliger à renoncer à sa rémunération sous la pression de l’opinion publique. Donc coup double : pas de Boutin en 2012 et elle passe pour l’Avare de la politique.

Bref, en croyant que tout travail mérite salaire, Boutin a fait preuve d’une naïveté patente. Elle se défend en disant que son cas fera “jurisprudence”. Ben,non. Apparemment, les autres acceptent de bosser gratos. Elle aurait dû se renseigner sur les façons de faire. Tant pis pour elle.

Le Parti radical de Gauche (PRG) a rendu publiques jeudi ses propositions pour une réforme des retraites, notamment “passer à un système toujours de répartition, mais à points” et instaurer une “politique des temps sociaux” reconnaissant pénibilité ou travail bénévole.
Lors de leur comité directeur national mercredi, les radicaux de gauche ont adopté à l’unanimité un rapport dans lequel ils estiment que “l’approche actuelle du gouvernement, purement comptable et financière, est vouée à l’échec si elle ne s’élargit pas à une réflexion globale sur la société et ses évolutions”. La réforme doit “d’abord comporter un volet consacré à la lutte contre le
chômage”, ciblée sur jeunes et seniors, et également “s’appuyer sur un plan de relance industrielle”.
Elle doit ensuite “consolider le système par répartition en proposant de nouvelles sources de financement pour tenir compte de l’évolution de la part salariale dans la valeur ajoutée (qui n’a cessé de diminuer depuis 20 ans) et du ratio actifs/inactifs”.
Il faut “accepter de taxer plus fortement les dividendes, de revenir sur certaines diminutions de charges sociales et sur certaines exemptions fiscales”, “réfléchir à une taxation plus juste des patrimoines”, jugent-ils.
La réforme doit “enfin stabiliser durablement l’âge de départ en retraite“. “Certes allongée”, l’espérance de vie en bonne santé “reste à peine supérieure à 60 ans”, note le parti présidé par l’ancien ministre Jean-Michel Baylet. Pour eux, “allonger les durées de cotisation exigées revient donc à allonger les périodes chômées si on ne tient pas compte des mutations de la société”. Les radicaux de gauche proposent ainsi une politique des “temps sociaux” qui “reconnaissent le travail bénévole (cinq pour cent du Produit intérieur brut), la pénibilité au travail et la prise en charge du +cinquième risque dépendance+”.

Il faut instaurer un “système progressif et conséquent de bonus” à la fois pour les jeunes qui effectuent des stages, des temps d’apprentissages et pour les personnes dépassant volontairement l’âge de la retraite. Le PRG propose également “comme de nombreux mutualistes”, de “passer à un système toujours de répartition, mais à points, en rejetant les formules à la suédoise”.

(AFP)

Publié par : ot | 1 avril 2010

Foutage de gueule…

Décidément, l’enchaînement des informations révèle à quel point l’iniquité est d’actualité

Justice n’est pas Morale :

L’ex-PDG de Vinci s’en est mis plein les poches, ce pour les années à venir. Selon le Post.fr, il a obtenu une prime de départ de 12,8 millions d’euros et une retraite complémentaire de 2.100.000 €/an. Deux actionnaires ont porté plainte. Mais tout ceci s’est fait en toute “légalité” en plaçant des personnes de “confiance” là où il fallait. Totalement immoral.
Le lendemain, samedi 27 mars, les handicapés manifestaient, pour réclamer un revenu de subsistance décent. Eux ne disposent pas d’appui. Donc 693 euros par mois pour une personne seule. Sans compter les extras (stock-option, etc…), la retraite mensuelle dorée du PDG de Vinci, c’est l’équivalent de 252 allocations handicapés.

Trop nombreux? Pas assez? Le paradoxe du Smicard

Quant aux travailleurs bien portants mais qui ne disposent pas d’atout à la tête de l’Etat, même résultat. Revalorisation du SMIC? Non, pas possible. Ce serait injuste. L’argument avancé est systématiquement le même. « Le smic ne concerne que 17 % des gens ».

Et le bouclier fiscal? 18 880 bénéficiaires… Mais ceux-ci seraient des personnes proches de Sarkozy pouvant s’expatrier. Rectificatif, ils le font déjà. Autre argument, les imposer à haut niveau ne serait pas respectueux de leur travail. Travail? C’est plutôt du capital qui travaille tout seul… Bref, le bouclier fiscal est tout aussi immoral parce qu’injuste.
Et surtout inefficace : les cadeaux de l’Etat ne seront pas réinjectés dans l’économie. Alors qu’une revalorisation du pouvoir d’achat serait si utile en ces temps de crise. Et puis, en multipliant les cadeaux (bouclier fiscal, TVA à 5,5% pour la restauration), l’Etat se prive de moyens d’action.

On peut ainsi multiplier les sujets, à commencer par l’écologie. Sacrifiée parce qu’elle n’est pas rentable politiquement, vue la déculottée aux Régionales.

Donc, on garde le cap nous dit-on au Gouvernement. Le cap du clientélisme, en somme. Mais à côté, un grondement se fait entendre. Celui des députés UMP. Ceux-ci prennent peu à peu conscience qu’il leur sera impossible de justifier l’immoral à leurs électeurs dans deux ans. Ils sentent le vent mauvais d’une prochaine déconvenue et tentent bien tardivement de faire machine arrière.

Publié par : prgdescotesdarmor | 25 mars 2010

Jouanno a les boules et nous aussi…

La Taxe Carbone est, avec Darcos, une victime collatérale de la déroute de l’UMP aux Régionales. En gros, Sarkozy a cherché à siphonner les voix des Verts avec son Grenelle de l’Environnement et sa Taxe Carbone. Échec cuisant d’une manœuvre grossière. Donc virage à droite…

Chantal Jouanno a les boules. La mesure phare de son secrétariat d’Etat a l’écologie est rangée aux oubliettes. L’écologie n’est politique que quand elle rapporte des voix. Et satisfaire le coeur de l’électorat de droite et les lobbyistes zélés est une priorité plus importante. Sur le principe, la Taxe Carbone ne peut être que louée. Dans son application prévue, c’est une véritable injustice. C’est, rappelons-le, le coin qu’avait placé le Conseil Constitutionnel dans une faille du dispositif. On stigmatise les ménages qui polluent et on ne touche aux gros pollueurs industriels. Aujourd’hui, affronter la colère des derniers est plus risqué que de manoeuvres de séduction d’un autre électorat.

Bref, tous les éléments sont réunis pour que Sarkkozy nous refasse le coup de 2002 et 2007, une campagne bien à droite sur les plates-bandes du FN. Et les “réformes” dévastatrices annoncées iront dans ce sens. L’écologie, à la trappe, donc. Et au passage les collectivités locales aussi.

La Taxe Professionnelle oubliée

Si l’écologie est oubliée, les collectivités locales aussi. Un fait que tous les éditorialistes semblent avoir oublié : la Taxe Carbone a été lancée dans un contexte de suppression de la Taxe Professionnelle, ressource importante pour les collectivités locales. Le dispositif prévu était destiné à être compensatoire : les recettes générées par la Taxe Carbone permettait en partie de compenser le manque à gagner. Ce mécanisme faisait il y a un an les gros titres de la presse.  “La taxe carbone  pourrait compenser la réforme de la taxe professionnelle” annonçait la Ministre de l’économie. Or, il semble que les éditorialistes aient la mémoire courte, aucune mention de ce manque à gagner n’étant relevée.

Bref, écologie et Etat même combat. Les deux ont un coût économique important. Le premier est celui de l’adaptation de l’appareil industriel. Le second est celui de l’intervention de l’Etat pour compenser les inégalités générées par le Marché. Donc, Sarkorzy poursuit son œuvre “réformatrice”. Ce qui signifie offrir des cadeaux à ses amis sur l’autel de la sacro-sainte compétitivité. Et cette critique vient des membres de son propre gouvernement. “C’est clair, c’est le Medef qui a planté la taxe carbone.” dixit Chantal Jouanno.

Avec un score de 50,27 %, le PS breton s’assure une confortable majorité au sein de l’hémicycle breton : 62,6 % de la représentation.

Jean-Le Drian pourra compter sur une majorité de 52 élus au conseil régional (11 élus dans les Côtes-d’Armor, 14 en Ille-et-Vilaine, 12 dans le Morbihan, 15 dans le Finistère). Face à lui, le groupe menée par Bernadette Malgorn sera au nombre de 20 (4 élus dans les Côtes-d’Armor, 5 en Ille-et-Vilaine, 5 dans le Morbihan, 6 dans le Finistère). Enfin Europe Ecologie Bretagne comptera 11 élus (2 dans les Côtes-d’Armor, 4 en Ille-et-Vilaine, 2 dans le Morbihan, et 3 dans le Finistère), soit le même nombre d’élus que les Verts-UDB sur la liste de Jean-Yves Le Drian en 2004.

Publié par : bouriot | 18 mars 2010

Régionales 2010 en Bretagne

Le Parti Radical de Gauche constate, à la lumière des événements ayant abouti à l’échec des négociations entre Jean-Yves Le Drian et la liste Europe Écologie, que le refus de l’union et du rassemblement est toujours basé sur les mêmes arguments péremptoires. Aujourd’hui, Jean-Yves Le Drian et les socialistes déclarent : “A vouloir trop, on perd tout”. Le 30 janvier dernier, quand le PRG comprenait qu’il était écarté de la liste d’union de la gauche, le même Jean-Yves Le Drian expliquait déjà à la presse : “Quand on demande trop, on finit par avoir moins”. La tête de liste socialiste manque-t-elle cruellement de vocabulaire ? Avec ces mots, le Parti socialiste reste égal à lui-même, c’est-à-dire arrogant, sûr de lui et dominateur.

Cette obsession de Jean-Yves Le Drian à rabaisser ses partenaires à coup de déclarations martiales est inquiétante. Car en même temps, Jean-Yves Le Drian signe, avec ses amis élus socialistes nationaux, des appels à l’union de la gauche comme par exemple dans Libération le 23 février 2010. “L’élection présidentielle de 2012 et l’élection législative doivent être gagnées par tous ceux qui souhaitent réformer la société, gauche, toute la gauche, socialistes, radicaux, communistes, les écologistes, les démocrates du centre et jusqu’à ceux pour qui le gaullisme signifie le refus de la soumission de l’État aux intérêts particuliers. (…) Les régionales doivent être le banc d’essai de cette convergence pour que le rassemblement de toutes les forces au deuxième tour permette une victoire qui en annonce d’autres.”

Jean-Yves Le Drian lit-il vraiment ce qu’il signe ? En fait, la tête de liste PS (au contraire d’autres grands élus socialistes de notre région, qui ont toujours su réaliser l’union) s’affranchit totalement des accords nationaux qui peuvent exister avec d’autres formations politiques, et qui pourtant devraient être le cadre de partenariats respectueux. Le rapport difficile de Jean-Yves Le Drian à l’altérité, son acceptation toute relative de la différence, ducompromis et de la négociation obèrent grandement la préparation des échéances futures,notamment sur le plan national. Dans l’immédiat, et comme avant le premier tour, le Parti Radical de Gauche renouvelle son soutien à la liste Europe Écologie Bretagne, conduite par Guy Hascoët.

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