Les sans-papiers occupent ce jour des préfabriqués situés sur le chantier de la tour Axa, dans le quartier d’affaires de la Défense, nous apprend Le Monde. Leur mobilisation, on-ne-peut-plus légitime, semble porter ses fruits, aidés par le Conseil d’Etat.

Le premier point est que la mobilisation des sans-papiers permet de rappeler les conditions trop restrictives de l’accès aux papiers. La circulaire de janvier 2008 prévoyait en effet la régularisation d’un étranger travaillant dans l’un des 30 métiers «en tension». Ceux-ci sont pour la plupat des métiers qualifiés (informaticiens, géomètres, chefs de chantier…). Ce qui exclut les travailleurs sans-papiers des secteurs du bâtiment, nettoyage, sécurité, restauration… En somme, des papiers pour les étrangers qualifiés. Pour les autres, des charters.

Le second point, visible en filigrane dans le papier du Monde, est le relent d’esclavagisme, entendu comme forme d’organisation économique. Les entreprises concernées sont les mêmes (nettoyage industriel, bâtiment, restauration, etc.) pour des emplois délaissés par des individus qualifiés. Les laisser sans papiers, c’est donc la possibilité pour l’employeur de ne pas déclarer les éventuels accidents du travail et s’assurer d’une main-d’œuvre totalement flexible. Leur donner des papiers aurait des répercussions économiques que l’Etat ne veut pas assumer (assurance chomage, maladie et vieillesse).

Ce refus a incontestablement un effet pervers. La flexibilité désirée entretient la circulation de la main d’œuvre à l’échelle intercontinentale : accepter en tant de croissance, refluer en temps de crise. Et à travers cette circulation, l’infrastructure par laquelle elle transite (passeurs, etc.). “L’esclave était donc le bien le plus lucratif de son temps, à la fois produit et moteur économique. La main-d’œuvre esclave (…) a constitué le moteur de développement et la source de richesse de l’ensemble des sociétés coloniales.” Dans une certaine mesure et à une échelle plus réduite, ce constat vaut toujours…

La réforme territoriale contient de nombreuses dispositions en apparence anodines mais qui constituent une atteinte grave à la décentralisation. Ainsi, sur l’élection des conseillers territoriaux, il est prévu une élection de 80% d’entre eux au scrutin uninominal et de 20% à la proportionnelle calculée sur la base des voix obtenues par les candidats au scrutin uninominal (qui auront déclaré leur rattachement à une liste). On a fait plus simple…

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Derrière cette complexité, se cache une machine de guerre contre la Gauche. Pourquoi? Parce qu’on passe d’un mode de scrutin à deux tours à un mode avec un seul tour avec un zest de proportionnel. Le scrutin à deux tours, qui tend  à la bipolarisation, a permis de combiner richesse et diversité des courants politiques avec efficacité de gouvernement. Le passage à un scrutin à un seul tour imposerait à terme un bipartisme de fait à la sauce anglaise, marginalisant tous les autres partis.

Et pour la Droite, c’est tout benef. Depuis quelques moins, l’UMP a entrepris de verrouiller la Droite, avec les entrées récentes des chasseurs et du MPF de Philippe de Villiers dans la majorité présidentielle. La Gauche quant à elle a perdu son centre historique, du fait de la montée en puissance (à confirmer) des Verts et la constitution d’un Front de Gauche (PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire).

Résultats :
1/ c’est la mort annoncée des petits partis qui se construisent localement ;
2/si l’UMP et Sarkozy remportent les élections de 2012 (présidentielles + législatives), 2014 verrait la concentration des pouvoirs centraux et locaux entre leurs mains.

fb_1047_f11[1]J’ai lu avec attention les différents messages que Jean-Yves de Chaisemartin, Maire de Paimpol, a communiqués dans la presse à propos de sa toute récente adhésion au Parti Radical Valoisien.
Je ne peux que me réjouir du fait que Le Maire de Paimpol adhère ouvertement à l’idéologie Radicale. En ce qui me concerne, cet engagement politique, laïc, humaniste, républicain et démocrate est le mien depuis toujours, publiquement, dans la parole comme dans les actes.
Rassembler dans un courant d’idées les hommes et les femmes de bonnes volontés au service de la République et des citoyens est effectivement un des axes prioritaires de la pensée Radicale.
Cependant, je me dois de souligner que Jean Yves de Chaisemartin reconnaît (voir articles de presse), «qu’aujourd’hui, le Parti Radical Valoisien est affilié à l’UMP». Dans ce contexte et puisque Jean Yves de Chaisemartin cite plusieurs fois le PRG dans ses interventions, je me permets de rappeler que le PRG (Parti Radical de Gauche) est le Parti Français de Centre Gauche, Parti indépendant et libre. Ce qui n’est malheureusement pas le cas du Parti Radical Valoisien (appelé aussi tout simplement Parti Radical « tout court », d’où parfois la confusion entretenue par certains…) dont le Président est Jean Louis Borloo …. Ministre d’État du Président Sarkozy.
Chacun pourra évaluer le niveau d’indépendance que l’on peut avoir vis à vis de l’UMP (ou de l’Élysée, c’est pareil !) quand on est membre d’un parti dont le Président est Ministre d’État d’un gouvernement UMP, même s’il se veut d’ouverture …
Il faudra donc que les Radicaux Valoisiens veuillent bien un jour clarifier leur position (en se désolidarisant officiellement de l’UMP) avant de rejoindre dans l’action, comme le souhaite Jean Yves De Chaisemartin, le Parti Radical de Gauche. D’ici là … je crains bien que 2012 soit passé …
A titre d’exemple et pour bien montrer qu’il ne s’agit pas que de simples problèmes de vocabulaire, je rappelle que Xavier Martin Le Chevalier, Maire de Trégastel, Président du Parti Radical Valoisien des Côtes d’Armor, a soutenu officiellement la liste UMP aux dernières élections sénatoriales de 2008 alors que le P.R.G. présentait une liste…
Ce qui ne m’empêche pas de renouveler toute ma sympathie Radicale à Jean Yves de Chaisemartin en lui confirmant que les militants du PRG22 sont disposés à entretenir avec lui de bonnes relations (comme d’ailleurs avec tous nos interlocuteurs politiques) pour défendre et faire évoluer les valeurs fondamentales du Radicalisme qui lui, par principe, est Libre, Républicain et …sans fil à la patte.

François Bouriot
Maire de Trélévern
Président du Parti Radical de Gauche des Côtes d’Armor

La réforme territoriale présentée aujourd’hui par le Président de la République n’a aucun sens ! Le chef de l’Etat devrait concentrer ses efforts à lutter contre les dégâts économiques et sociaux provoqués par la crise financière internationale plutôt que de vouloir laisser son nom dans l’Histoire en proposant une réforme anachronique et néfaste.

Alors que tous nos voisins européens avancent chaque jour vers une organisation institutionnelle plus décentralisée, le pouvoir se lance dans une opération de recentralisation et de reprise en main des collectivités locales sans précédents. De plus cette réforme repose sur des a priori inexacts : affirmer que le « millefeuille » à la française fonctionne mal, que les élus coûtent cher, que les financements croisés sont à proscrire. tout cela est faux et dangereux, voire anticonstitutionnel.

Enfin le choix du Président de la République de mener de front la réforme administrative, la réforme fiscale, la réforme des compétences et la réforme électorale est une manière de verrouiller le débat parlementaire. En effet, toucher à l’une des propositions du gouvernement revient à mettre à bas tout l’édifice et l’économie générale du projet.

Nous n’accepterons pas de passer le cou dans le noeud coulant de cette réforme, en silence.

Jean-Michel Baylet, Président du PRG

Nicolas Sakozy avait annoncé il y a quelqes mois au sortir d’une crise financière, où l’argent pubic avait servi à renflouer les caisses des banques en faillite, la moralisation du capitalisme. A grand renfort de communicaion, il nous promettait le changement. Force est de constater que les pratiques n’ont guère évolué. Pire l’Elysée s’échine à conserver les avantages du secteur bancaire.

Deux mesures pleine de bon sens et de justice sociale sont dans l’air du temps. Taxer les bénéfices générés par l’activité bancaire et modifier le bouclier fiscal. Dans les deux cas, la même stratégie de communication : “Non, mais…”

Un “Non, mais” pour les banques. Pour ces dernières, hors de question de toucher à ce secteur. Des compensations sont déjà à l’oeuvre. L’Etat a prêté 5,1 milliards à BNP Paribas en novembre dernier, il l’a fait en renonçant à ses intérêts sur les actions touchées en échange. La différence ? Des broutilles : au lieu de percevoir 6 milliards d’euros, les finances publiques recevront… 226 millions d’euros d’intérêts. Mais c’est déjà ça, nous dit-on…

Un “Non, mais” pour le bouclier fiscal. Les députés s’y intéressent. Hors de question d’y toucher. Mais le gouverment fait diversion en s’en prenant à quelques niches fiscales dont il fallait de toute façon se débarasser. Lutte contre le réchauffement climatique oblige, “il n’y aura plus d’avantage fiscal si l’immeuble concerné n’est pas labellisé “basse consommation”.

Tout cela parait grostesque, autant que les arguments avancés. Pour les banques, c’est la sacro-sainte compétitivité internationale qui est brandie. Pour Bercy, “elle réduirait la compétitivité des banques françaises et de la Place financière de Paris, affaiblissant leur capacité à investir et à financer les entreprises et les particuliers, au moment où ils en ont le plus besoin.” Difficile de souscrire à cet argument quand les banques refusent de financer l”économie et que l’Etat s’est privé d’outils permettant une relance par sa capacité d’investissement. Le contribuable? La double peine : plus de finance publique, donc plus de soutien de l’Etat. Plus de soutien de l’Etat, donc plus de possibilité d’emprunt.

Pour le bouclier fiscal et l‘UMP, c’est la défense de la valeur “Travail”, objectant qu’il n’est pas tolérable qu’un individu reverse plus de 50% de son revenu. Toutefois, il semble pas que sa conception du travail soit bien vague. Un rentier qui fait “travailler” ses placements est mis au même niveau qu’un travailleur oeuvrant pour la production de richesse. Pas sûr que ce dernier se sente au même niveau.

Quoiqu’il en soit l’Elysée et le Gouvernement mènent la même politique de la diversion. Certains veulent réformer et moraliser un système libéral? On promet des miettes et on sur-communique dessus. Tout en se gardant bien de toucher aux privilèges de quelques-uns.

fb_1047_f11[1]Le gouvernement a sa part de responsabilité dans les raisons qui poussent les agriculteurs à manifester aujourd’hui, estime François Bouriot (président départemental du Parti Radical de Gauche, Maire de Trélévern et Vice-président de Lannion Trégor Agglomération). En effet, différentes mesures gouvernementales ont détricoté les systèmes nationaux qui protégeaient la production agricole vis à vis des fluctuations des cours mondiaux et des déséquilibres des marchés.

Rappelons que la crise qui frappe les éleveurs laitiers a été aggravée par la décision de Bercy d’interdire la fixation professionnelle du prix du lait.

Dans le même temps, la loi de modernisation de l’économie (LME), censée améliorer la pouvoir d’achat des Français, a surtout déséquilibré les rapports de force en donnant plus de pouvoir encore à la distribution, secteur pourtant déjà très concentré.

On ne peut que s’étonner de la naïveté du clan gouvernemental. Dernièrement, le président UMP de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, Patrick Ollier, affirmait que la LME était « contournée par des méthodes inacceptables » dans le cadre des relations entre agriculteurs et distributeurs.

Ne cherchons pas de bouc émissaire ni du côté des distributeurs, qui utilisent les outils que le gouvernement a bien voulu mettre à leur disposition, ni du côté de la Commission européenne, face à laquelle les Ministres de l’Agriculture de l’ère Sarkozy ont défendu une position libérale de la production, inédite dans l’histoire hexagonale.

C’est bien le gouvernement et sa visée ultra-libérale qui met aujourd’hui les agriculteurs dans la rue.

François Bouriot
Maire de Trélévern – Président du Parti Radical de Gauche des Côtes d’Armor

Roger-Gérard Schwartzenberg, président d’honneur du Parti radical de Gauche (PRG), va présenter ce samedi sept actions pour l’emploi lors de la journée de débat de la gauche organisée par le Parti socialiste (PS) à Paris, dans le but de dégager les bases d’un projet commun pour la gauche. Ces sept propositions s’articulent autour de cinq grands thèmes.

1. Lancement au 1er janvier 2010 d’un second plan de relance pour pallier les insuffisances du plan actuel adopté fin 2008 et complété en février 2009, en encourageant l’investissement mais aussi en soutenant plus fortement la consommation.

2. Modulation de l’imposition des entreprises profitables en fonction de leur politique de l’emploi et l’arrêt des suppressions d’emploi dans la fonction publique, en particulier à l’Education nationale.

3. De nouvelles garanties pour les salariés doivent être adoptées, citant notamment des parcours d’activité sécurisé pour garantir la continuité des droits des salariés et la création d’un grand service public des ressources humaines, associant Etat, collectivités et groupements d’acteurs économiques.

4. Soutien à l’emploi des jeunes, avec par exemple la relance des emplois-jeunes ou la création d’une allocation d’autonomie pour les étudiants non ou peu aidés par leur famille.

5. Lancement d’une stratégie européenne pour l’emploi par un emprunt européen, au lieu du grand emprunt purement national, ainsi qu’un Code international de l’emploi et de la protection sociale élaboré par l’OIT.

Une histoire de gros sous pour quelques sondages commandés par l’Elysée.
“En juillet 2009, la Cour des comptes avait révélé que l’Elysée avait passé un contrat de 1,5 million d’euros avec le cabinet de conseil Publifact de Patrick Buisson. Ce cabinet commandait ensuite des sondages à plusieurs instituts, notamment Opinion Way, pour le compte de la présidence. Mais ces enquêtes étaient également publiées dans des termes similaires par Le Figaro et LCI. L’Elysée avait alors été accusé d’utiliser l’argent public pour des sondages publiés dans leur quasi-intégralité dans ces médias.” (Le Monde.fr)

“Plus l’Elysée tente de s’expliquer et de se justifier, plus c’est l’enlisement. L’audition du directeur de cabinet du Président de la République en Commission des Finances [...] a confirmé non seulement les irrégularités [...], mais, pire qu’un système de connivence, le soupçon d’une vraie manipulation. Jusqu’ici on s’inquiétait du fait que les sondages Opinion Way payés par l’Elysée étaient publiés par Le Figaro et sur LCI pour influencer le débat politique. Aujourd’hui, on nous dit ouvertement que les questions étaient écrites par Monsieur Buisson.” (Le blog de Delphine Batho)

Le président de la République annoncera dans quelques jours et sous le vocable de « réforme », la mise à sac des grandes lois de décentralisation à l’ouvre depuis près de 30 ans dans notre pays.

Cette démarche historique et irréversible risque de se faire sans consulter la population et

supprimerait, à terme, départements et régions au profit de Conseils territoriaux gérés par des élus éloignés des citoyens puisque les cantons seront totalement redécoupés.

Quant à la réforme fiscale, elle sera débattue au Parlement dans les jours qui viennent. Si elle votée, elle privera les collectivités locales de la quasi-totalité de leurs ressources dynamiques en supprimant la Taxe professionnelle et en empêchant les départements de lever d’autre impôt que le Foncier bâti.

Nous avons la responsabilité collective d’alerter nos concitoyens car demain, il sera trop tard.

Aux yeux des élus PRG du Conseil général d’Ille-et-Vilaine, il appartient maintenant au président de l’Assemblée départementale de s’élever fortement contre ces projets meurtriers pour les collectivités locales. Le temps de la simple dénonciation des désengagements de l’Etat est révolu. Aujourd’hui, nous te disons : « bats-toi » !

Notre département qui a fait montre d’un grand dynamisme en mettant en ouvre des politiques innovantes depuis 2004 fera partie de ceux qui seront complètement asphyxiés par ces réformes.

A quelques jours de l’intervention du président de la République, il nous paraît urgent que soit portée très fortement la voix du département d’Ille-et-Vilaine et nous demandons au président du Conseil général :

- d’annoncer les périls qui guettent et frapperont financièrement l’ensemble de nos partenaires car nous n’aurons plus les moyens de notre politique à cause de décisions qui ne dépendent pas de nous.

Pour se faire :

- d’organiser des Assises départementales d’information sur les conséquences des réformes en cours afin de mobiliser nos partenaires et l’ensemble de nos concitoyens pour, notamment, les inviter à interpeller les parlementaires.

Ils souhaitent que les Comités Consultatifs départementaux soient saisis de cette problématique car il est de notre devoir d’expliquer aux acteurs de la société civile les enjeux de ces réformes.

Les élus Radicaux de Gauche du Conseil général demandent que soient, notamment, réunis pour ces Assises, les acteurs :

o du monde de l’entreprise car le département ne pourra plus rester le premier investisseur sur son territoire ni poursuivre son ambition en faveur du développement économique ;

o du monde associatif car le département ne pourra plus assurer son rôle dynamique ni en soutien aux projets ni en appui aux emplois ;

o du monde politique car le département ne pourra plus contribuer aussi largement aux Contrats de territoire ni au guide des aides, clefs de voûte du partenariat communes/département et garant de l’équité à l’échelle du territoire.

D’autre part, les élus radicaux refuseront désormais de voter les délibérations impliquant une demande de financement croisé émanant de l’Etat.

Cet immense travail pédagogique doit entraîner une dynamique pour mettre en échec les projets gouvernementaux et placer les parlementaires devant leur responsabilité historique.

fb_1047_f11[1]Alors même que la crise financière et économique impose la solidarité de la puissance publique, le Président de la République veut imposer trois réformes à contrecourant.
La privatisation de la Poste d’abord : accélérant la disparition des bureaux de poste de nos campagnes et des zones urbaines fragiles, elle symbolise l’affaiblissement systématique du rôle des services publics.
La suppression de la taxe professionnelle ensuite, qui va principalement favoriser les groupes cotés en bourse : en transférant sur les ménages un milliard d’euros d’impôts et en privant l’économie locale du soutien des collectivités, l’Etat s’attaque ici aux entrepreneurs locaux et aux citoyens.
Enfin, avec la réforme des collectivités, la majorité UMP-Nouveau Centre va anesthésier la démocratie locale : en supprimant les communes et les conseillers généraux et régionaux, le projet prévoit la disparition des élus ruraux qui travaillent pourtant sans compter et sans esprit partisan. Avec ces mesures, le Président de la République persiste dans son erreur historique : il va abattre notre modèle social, affaiblir le tissu économique et étouffer la démocratie. Il confirme ainsi qu’il préfère le culte de l’argent roi et l’absence de règles d’intérêt général à la solidarité Républicaine.

C’est l’inverse qu’il faut faire : pour soutenir l’emploi, l’économie, les territoires et assurer le mieux-être des citoyens, il faut des services publics présents, des collectivités locales dynamiques et un tissu de PME, d’artisans et de commerçants forts.

Il est temps que la gauche responsable, celle qui ne nie pas l’économie de marché mais veut sincèrement la réguler, relève la tête, s’unisse et propose donc cette alternative crédible et humaniste aux Français : les radicaux de gauche y prendront toute leur part !

Michel PriziacVendre deux bouteilles de lait pour acheter une bouteille d’eau. Tel est le sort actuel fait aux producteurs de lait. En réponse, trop de lait = chute des cours. N’est-il pas venu le temps de partager le fait que la pression d’un système porté par les ailes volantes de la dénommée rentabilité des portefeuilles d’actions doit cesser de broyer les acteurs de l’économie réelle. Hors du réel, que reste-t-il ?


Le système fait deux catégories de victimes : les producteurs en tous genres et les consommateurs. Baisse des prix pour les premiers, stabilité pour les seconds. La différence entre départ et arrivée des produits augmente donc mathématiquement. Chacun dans l’intervalle a de bonnes raisons de se servir ; considérer le voisin qui, pourtant, est proche est devenu si ringard que lui tendre la main devient faiblesse et démagogie. Passe encore de le dire, mais le faire devient stupide et populiste. En parler publiquement sans se faire photographier est déjà un exploit.
Alors, d’aucuns pensent encore qu’il faut « diminuer les coûts de production ». Conception d’un autre temps consistant surtout à oublier terre et animaux au point, il y a quelques années, de faire manger de la viande aux bovins et ,pourquoi pas demain, de faire boire aux vaches leur propre lait après en avoir ôté la crème pour alimenter les castreurs de poux.
Pourtant, des solutions existent comme à tout problème à condition de placer l’humain et, en l’occurrence ici, l’animal en sujets essentiels des préoccupations. Saint Système, peut-être mal invoqué, s’est éloigné de ceux qui travaillent au quotidien dans le seul but de se nourrir et de se loger ce qui demeure les fondamentaux d’une vie humble sur cette terre

fb_1047_f11[1]La Fédération des Côtes d’Armor du Parti Radical de Gauche appelle les élus du département (maires, conseillers généraux et régionaux, parlementaires) à s’opposer vigoureusement au projet de réforme de la Poste.
La privatisation de La Poste remettrait en cause, à terme, le service universel du courrier, auquel les Français sont légitimement attachés. Elle aggraverait encore la pression déjà forte sur les conditions de travail du personnel, qui se sont dégradées ces dernières années. Elle compromettrait le financement du transport de la presse qui, d’ailleurs, ne donne satisfaction ni aux clients ni aux éditeurs de journaux. Elle constituerait, enfin, une rupture brutale et unilatérale du contrat qui lie La Poste aux maires, au moment où beaucoup d’entre eux viennent, par la mise en place d’agences postales communales, d’accepter à contrecœur de se substituer à l’opérateur public défaillant.

Les élus locaux doivent se mobiliser nombreux afin d’adopter des vœux dans leurs conseils municipaux mais aussi organiser des votations citoyennes, contre cette privatisation rampante, le 3 octobre prochain.

François Bouriot
Maire de Trélévern
Président de La fédération 22 du Parti Radical de Gauche.

En vue des élections régionales, le PRG s’est réuni à Loudéac afin de fixer les grandes orientations programmatiques. Les journaux locaux, au premier rang desquels le Télégramme de Brest, en ont relayé les grandes lignes.

Les présidents de fédération devant la presse

“Samedi, à Loudéac, la préparation des élections régionales de mars prochain, était au coeur des travaux des responsables de la fédération bretonne du parti radical de gauche (PRG). Pas question de faire cavalier seul en présentant des listesPRG. «Fin octobre, nous comptons aboutir à un programme s’inscrivant dans la majorité régionale actuelle, avec nos partenaires traditionnels du PS. Nous verrons si nous pouvons parvenir à un socle commun. La majorité du conseil régional est plurielle. Chaque parti peut apporter sa contribution. L’objectif est d’aborder ces élections dans le cadre d’une union la plus large possible», explique Johan Theuret, son président.

Laïcité, services publics et économie sociale

La plus-value du PRG? «D’abord la promotion de la laïcité». Le parti radical de gauche va, ainsi, travailler sur la création d’un Institut breton de la laïcité, «synonyme de liberté de conscience». Il entend, aussi, défendre les services publics. «Il faut des vigies républicaines car il y a des limites à ne pas franchir. Si on commence à démanteler le service public, aucune marche arrière ne sera possible», souligne François Bouriot, président costarmoricain de la fédération. Les quatre fédérations (22,29, 35et 56) participeront, d’ailleurs, à la consultation nationale du 3octobre contre le changement de statut de La Poste (par votation directe). Au niveau des transports ferroviaires, le PRG souhaite aller plus loin en matière de politique tarifaire: «en alignant le prix du TGV sur celui du TER, par le biais d’une convention avec la SNCF». Enfin, Honoré Puil (35) prône une économie sociale et solidaire: «entre ceux qui veulent une économie libérale et ceux qui foncent à gauche toute, il y a de la marge. L’économie doit rester au service de l’homme». Les responsables comprennent le désarroi des producteurs de lait et soutiennent leurs revendications.”

fb_1047_f11[1]L’Etat, par la venue médiatique et médiatisée du premier ministre François Fillon en baie de Saint Michel en Grève, semble enfin réagir et, nous l’espérons, agir pour lutter contre le fléau que constitue la prolifération des algues vertes.
Les causes techniques sont connues et reconnues : l’apport excessif de nitrates dans les cours d’eau. Ces nitrates proviennent des résidus de l’agriculture intensive (en sol et hors-sol) mais, peut-être pas uniquement… Il faut maintenant prendre le problème à bras le corps et cela va coûter très cher, mais c’est une priorité absolue. Le Parti Radical de Gauche des Côtes d’Armor, au delà des promesses qui ont été faites par le Premier ministre, souhaite que des moyens financiers importants soient enfin réellement débloqués pour lutter contre ce fléau en ramassant pour le moment d’une manière moins archaïque les algues vertes et surtout, en mettant les moyens nécessaires pour que nos agriculteurs et nos éleveurs puissent se reconvertir à une agriculture et à un élevage respectueux de la nature afin de s’attaquer à la cause du problème tout en gérant efficacement les conséquences . Ce problème est un problème national et pas uniquement local. Tirer à boulets rouges sur les agriculteurs bretons n’est pas une solution : il faut maintenant les aider financièrement à effectuer très rapidement cette mutation complète. L’Etat est responsable de cette situation car il a encouragé ce type de production pendant des décennies par des subventions massives. Et puis, en tant que simples consommateurs, nous sommes aussi un peu “complices”, mais complices sans le vouloir et sans nous en rendre compte. En effet, nous ne voulons pas payer cher nos aliments mais beaucoup d’entre nous ne savaient pas qu’en voulant payer toujours moins cher ce que nous mangeons, nous encouragions de fait cette agriculture intensive et nocive et ce productivisme à outrance. Il faut que cela change, que cela change vite et durablement. Voilà pourquoi, pour le Parti Radical de Gauche, ce cauchemar n’est pas un problème exclusivement breton (encore moins Trégorrois) et que nous considérons que l’Etat doit prendre en charge, au titre de la solidarité nationale, et le curatif ( ramassage efficace des algues) et le préventif (aide à la reconversion durable de l’agriculture et de l’élevage).

François Bouriot
Maire de Trélévern (commune littorale)

Dans cette série, qui nous permettra de passer en revue la plupart des grands hommes politiques radicaux, nous pourrons découvrir que bien des débats d’aujourd’hui où souvent l’on s’englue, ne sont pas nouveaux. Très souvent, les Radicaux ont proposé des solutions qui emportent désormais l’intérêt voire l’adhésion du plan grand nombre.
La pensée radicale a conservé de ses origines le qualificatif “radical”, hélas dénaturé en France mais qui garde son sens fort chez la plupart de nos voisins européens. Elle est en effet par essence révolutionnaire et innovante car elle se fonde sur une analyse critique et objective de la situation sociale, économique ou scientifique et non sur une vérité officielle ou conformiste, imposée par les rapports de force partisans du moment.

A l’inverse du “socialisme”, dont nul ne sait précisément aujourd’hui ce qu’il recouvre, le radicalisme est d’abord et avant tout une philosophie, celle de l’Humanisme. C’est sur cet humanisme que se fondent les principes de la pensée et de l’action radicale : liberté d’esprit donc laïcité, volonté de pratique et non de seule contestation, caractère évolutif et souple qui puisse prendre en compte l’évolution de la société humaine mais aussi constance dans la hiérarchisation des valeurs. La notion d’équilibre est également essentielle chez nous car une société est nécessairement plurielle si elle doit être harmonieuse.

Les politiques radicaux que nous étudierons sont des penseurs, élus, parlementaires auteurs de lois importantes voire fondatrices s’inscrivant dans une perspective équilibrée et raisonnable d’évolution de la société. Ils sont bien loin des porte-étendards de telle ou telle cause cherchant avant tout à faire avancer un débat particulier de façon exclusive et parfois caricaturale.

Si nous avons choisi Michel Crépeau pour inaugurer cette série, c’est qu’il est exemplaire à beaucoup d’égards. Décédé le 30 mars 1999 en plein débat à l’Assemblée Nationale, Michel incarnait dans sa vie politique et même peut-on dire dans sa vie en général, le comportement radical. Aujourd’hui encore son image, identifiée souvent à celle de “sa” ville de La Rochelle, reste prégnante. Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’il a su, bien avant d’autres qui en ont fait depuis leur cheval de bataille, initier mais aussi faire avancer par la pratique du pouvoir local, les grands principes du développement durable, de la protection de l’environnement, de la promotion des énergies renouvelables et enfin de la nécessité d’une action qui soit internationale si elle veut être efficace.

Bonne lecture à tous

Michel CREPEAU fut maire de La Rochelle de 1971 à 1999, député (radical de gauche apparenté socialiste) de la Charente-Maritime de 1973 à sa mort et ministre de l’Environnement de 1981 à 1983. Michel fut également président du MRG (Mouvement des Radicaux de Gauche) de 1978 à 1981.
Tout en lançant très tôt (1971 !) une action qu’on qualifierait aujourd’hui, d’une façon parfois un peu méprisante, d’environnementaliste, il a très rapidement élargi le débat, aussi bien sur le fond que géographiquement.

Il s’est inévitablement heurté très rapidement aux lobbies de l’Etat, des constructeurs automobiles français (qui jusque voici deux ou trois ans ont tout fait, avec la complicité de Bercy, pour que l’automobile électrique ne se diffuse pas avant de retourner leur veste) ou de certains milieux maritimes qui, jusqu’à peu, ont obtenu au nom du sacro-saint principe de la liberté des mers que la France reste à la traîne en matière de diffusion de la préoccupation écologique.

Qu’aujourd’hui certains politiques gesticulent pour rattraper, en termes de communication, le temps qu’ils ont fait perdre à l’époque ne trompe plus personne. Quant à ceux qui s’estiment dépositaires exclusifs des idées écologiques, nous démontrons ici que leur prétention est, pour le moins, excessive.

Mais laissons les initiatives de Michel parler d’elles-mêmes

Dans son livre intitulé « L’Avenir en face » daté de 1980.
Michel Crépeau entreprend de défendre une approche environnementale de la politique à travers des propositions réellement novatrices, qu’il tentera de mettre en œuvre au cours de son mandat de député.

Pour lui, l’énergie relève d’un choix de société et doit être déclarée (nous ne sommes alors qu’en 1980) ” grande cause nationale “. Son approche innovante de la politique énergétique se base sur 3 principes que l’on retrouve par exemple dans le Grenelle de l’environnement.

1) Une politique d’économie de l’énergie :

- Utiliser des transports publics électriques non polluants
- Réduire l’éclairage public (ce que l’on appelle aujourd’hui la pollution lumineuse)
- Encourager les initiatives locales (car Michel Crépeau en ses qualités d’élu local avait compris très tôt que l’efficacité des politiques d’économie d’énergie se gérait au plus près des gens)

2) Une diversification des ressources :

- Axer la recherche sur le développement d’énergies renouvelables telles que l’énergie solaire et géothermique, ce qui permettrait de créer des emplois et d’exporter des techniques à l’étranger.

- Se servir des déchets naturels et de la nature elle-même (forêt) comme carburant pour chauffer le milieu rural (ce que l’on appelle aujourd’hui respectivement du compost et de la biomasse).

3) Un contrôle de l’énergie nucléaire :

- Décréter un moratoire sur les nouvelles constructions de centrales nucléaires tant qu’une solution à l’élimination des déchets radioactifs n’était pas trouvée.
- Informer et consulter plus largement les citoyens pour tout projet relatif au nucléaire.
-
Si ces propositions nous paraissent aujourd’hui évidentes, penser la politique à travers des mesures écologiques et environnementales dans les années 70/80 relevait presque de l’hérésie ou du fantasme.
Michel Crépeau était donc un précurseur en matière d’environnement mais il était aussi un visionnaire en matière « d’aménagement durable » et ces quelques phrases nous le prouvent une fois de plus :

Parlant de l’aménagement du territoire il disait : ” Les urbanistes de l’an 2000 vont devoir songer à des cités reconstruites sur la base d’unités de quartiers au sein desquelles on puisse se déplacer à pied en cinq ou dix minutes et où l’on trouvera regroupées les différentes activités nécessaires à la vie. “

Or cette vision de l’aménagement est précisément celle à laquelle sont parvenue les urbanistes et les politiques, aujourd’hui confrontés au problème de l’étalement urbain et de celui des déplacements massifs et quotidiens des travailleurs, sources de destruction de zones naturelles et de pollution.

Au cours de son mandat de député de Charente-Maritime :
En tant qu’homme de conviction, Michel Crépeau aura su provoquer le débat et faire évoluer la législation relative à la protection de l’environnement.
Dès 1973 il critique déjà le manque de volonté politique, l’insuffisance de l’effort financier ou encore l’absence de définition d’une véritable politique énergétique qui caractérisent alors la classe politique française.

Cette même année, il propose que toute nouvelle installation de traitement des ordures ménagères s’accompagne soit de la récupération des matières réutilisables, soit de la création de compost végétal. Cette proposition ne sera pas retenue et il faudra attendre la fin des années 90 pour voir ces mesures codifiées.

Il proposera également en 1998 l’application d’un taux réduit de la TVA aux opérations portant sur des véhicules fonctionnant au moyen de la seule énergie électrique.

Dans le cadre de ses responsabilités de ministre de l’écologie de 1981 à 1984 :
Dès son arrivée au gouvernement de Pierre Mauroy, Michel Crépeau réclame une augmentation des crédits de son ministère afin de mener une politique environnementale forte et ambitieuse.

Il contribue en 1982 au vote de la France pour la Charte mondiale de la nature à l’Assemblée générale des Nations-Unies, texte ambitieux qui préfigure les sommets de la Terre de 1992 et 2002.

Il est aussi à l’origine des lois « Littoral » et « Montagne » visant à préserver ces espaces désormais considérés comme menacés.

Tout au long de son activité de maire de La Rochelle.
Michel Crépeau a, là encore, été pionnier en matière d’environnement et ses réalisations ont souvent servi d’exemple pour d’autres grandes villes en France.

Voici quelques exemples de ces réalisations:

• 1973 Mise en place d’un système de recyclage des déchets

• 1975 Déclaration du Centre Ville “secteur sauvegardé” et mise en place du premier secteur piétonnier en France

• 1976 Lancement d’un libre service de 400 “vélos jaunes” municipaux, toujours utilisés aujourd’hui

• 1981 Contrat avec le Ministère de l’Environnement pour la lutte contre le bruit

• 1986 Première utilisation au quotidien des véhicules électriques, généralisée depuis à La Rochelle (250 véhicules aujourd’hui).

• 1989 Développement d’actions pédagogiques et éducatives en relais-nature et création d’un Service Environnement.

• 1995 Mise en place de la location de voitures électriques au public et création d’une deuxième Réserve Naturelle (20 Ha de zones humides)

• 1997 Lancement à La Rochelle de première journée sans voitures (initiative reprise en 1998 par le ministère de l’Environnement). En 2007, c’est la seule ville à poursuivre cette initiative.

- Lancement d’un bac électrique et solaire pour le service du port
- Ratification de la Charte pour l’Environnement de l’Agglomération rochelaise

Comme on le voit, Michel CREPEAU, esprit radical par excellence, fut un précurseur de l’écologie politique de l’après-guerre. Mais on rencontre aussi chez lui, conformément à notre philosophie, deux préoccupations. L’une, qui est d’intégrer ses idées à l’action quotidienne globale et non d’en faire une “spécialité” gommant toute autre préoccupation.

C’est ainsi qu’il batailla pour désenclaver l’Ile de Ré au travers du fameux pont et cela n’a pas forcément aidé sa popularité politique. L’ile de Ré est probablement moins sauvage aujourd’hui et c’est dommage pour les touristes. Mais que serait devenue l’économie rhétaise sans ce pont, c’est aussi une question que l’on peut se poser.

La seconde, c’est de porter l’action de progrès au niveau le plus pertinent : local, régional, national ou international. Ayant été maire, député mais aussi chef de formation politique, cela lui était plus facile. Mais combien de dirigeants aujourd’hui arrivent à trouver cet équilibre entre travail régional, combat national et vision internationale équilibrée ?

Sachons en tous cas nous inspirer de son exemple. La Région est un niveau pertinent pour travailler au mieux des problématiques qui intéressent ses citoyens : logement, écologie et transports, emploi, formation et bien d’autres encore.

Dans les équipes qui animent et animeront nos Régions pour une nouvelle mandature, les Radicaux sauront apporter une vision digne de Michel : esprit critique mais positif, novateur, fidèle aussi et avant tout à l’idéal humaniste et social qui doit rester le fil conducteur du radicalisme du XXIème siècle.

jyls01-75[1]« Je constituerai un gouvernement de quinze ministres et pas un de plus… Bien sûr, avec la parité hommes-femmes.» Voilà ce que déclarait le 25 avril 2007Nicolas Sarkozy candidat à la présidence de la République, dans l’émission Face à la Une, présentée par Patrick Poivre d’Arvor et François Bachy sur TF1.

Le 23 juin 2009, après les élections européennes, Claude Guéant annonçait depuis le perron de l’Elysée la composition du dernier « gouvernement Sarkory » (car il est clair pour tout le monde que c’est bien le chef de l’Etat et non le premier ministre qui a composé ce gouvernement). Le secrétaire général de l’Elysée donnait alors lecture d’une liste comportant les noms de 19 ministres et 20 secrétaires d’état parmi lesquels on compte 13 femmes pour 26 hommes.

Il est évident que sur ce dossier le chef de l’Etat n’a pas respecté ses promesses de candidat tant sur un effectif restreint que sur la parité. MAIS, il y a fort à parier que le Président Sarkozy saura imposer ses engagements de campagne aux collectivités locales. La réforme en cours voulue par Nicolas Sarkozy imposera très certainement un nombre RESTREINT de conseillers territoriaux avec une PARITE hommes –femmes.

Jean-Yves Le Saout
1er adjoint au maire de Trélévern

Ces dernières années, l’une des conséquences du réchauffement de la Planète est la mise en danger immédiate de certaines populations obligées de se déplacer pour survivre. Qu’il s’agisse de la montée des eaux (Tuvalu, les Iles Maldives Bengladesh, etc.), de la fonte des glaces (Népal) ou de l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes naturels dévastateurs (cyclone Katrina, désertification des lacs tchadiens), ces situations se développent malheureusement.

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jyls01-75[1]Pour soutenir l’industrie automobile dans le contexte de la crise économique actuelle le gouvernement français à mis en place fin 2008 une mesure incitative pour l’achat de véhicules neufs. Cette mesure appelée «prime à la casse» concerne les véhicules de plus de 10 ans. Il s’agit d’une aide de 1000 euros attribuée pour la destruction d’un véhicule à condition que celle-ci s’accompagne de l’achat d’une voiture neuve dont les émissions de dioxyde de carbone sont inférieures ou égales à 160 grammes par km.

Cette prime à la casse a montré un certain succès au niveau des voitures particulières puisque qu’en juin avec 235 407 immatriculations, le marché français des voitures neuves était en hausse de 7,1% par rapport à juin 2008. A noter également, toutes marques confondues, une stagnation du marché automobile français (+0.2 %) durant les six premiers mois de l’année 2009 alors que dans le contexte économique actuel on pouvait s’attendre à un réel recul des ventes de voitures neuves.

Cette prime à la casse bénéficie principalement aux véhicules d’entrée de gamme types C1 Citroën, 107 Peugeot ou twingo Renault, sans doute car cette aide est cumulable avec le «bonus» attribué aux véhicules propres émettant moins de 130 grammes de CO² par km.

Cette prime à la casse cache néanmoins des conséquences inattendues.

Il s’agit tout d’abord d’une forte diminution du marché du véhicule d’occasion. Cette aide a en effet «asséché» le parc des voitures d’occasion avec pour corollaire une augmentation significative de la cote des véhicules restant disponibles sur ce marché. Les professionnels (réparation et vente) sont les premiers a subir cette conséquence imprévue avec un niveau d’activité fortement affecté. Les jeunes venant d’obtenir leur permis de conduire sont également confrontés à un situation très particulière: peu de véhicules d’occasion sur le marché et des prix élevés pour les quelques voitures disponibles. La prime à la casse a donc retirer de la circulation des véhicules qui par leur gabarit et leur prix intéressaient les jeunes conducteurs.

Via cette aide de soutien à l’industrie automobile, les français acquièrent principalement des modèles de constructeurs français. On ne peut que se féliciter de ce comportement mais sans le savoir en privilégiant l’achat de C1, 107 et autres Twingos les français boostent et développent l’emploi en Slovénie et en Tchéquie pays dans lesquels sont assemblés les modèles d’entrée de gamme de Citroën, Peugeot et Renault. On peut donc déplorer que cette aide à l’achat de véhicules neufs ne bénéficie pas au maintien des emplois sur les sites français des conducteurs automobiles et de leurs sous-traitants.

Jean-Yves Le Saout
1er adjoint au maire de Trélévern

Cette première réunion du Congrès sous l’empire de la nouvelle rédaction de
l’article 18 de la Constitution marque le triomphe de la conception très
personnelle qu’a le Président de la République du rôle et du fonctionnement
de nos institutions : un président qui impulse, oriente et décide dans tous
les domaines, un Gouvernement sans marges de manouvre et souvent impuissant,
un Parlement victime du fait majoritaire et qui n’influe qu’à la marge.
Comment ne pas voir dans l’organisation même de cette journée et dans la
place dévolue dans cet hémicycle à chacune des trois institutions,
l’illustration de ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’«hyper-présidence » ?

Jamais depuis Adolphe Thiers, en 1873, un Président de la République n’avait
été autorisé à s’adresser en personne à la représentation nationale. La peur
raisonnée des parlementaires de l’époque les avait conduits, deux ans plus
tard, à proscrire la présence physique du chef de l’État dans l’hémicycle
pour couper court à toute tentation de glissement vers le présidentialisme.

Ainsi il fut permis que s’enracinât la République dans notre pays. Et c’est
cet héritage républicain, à la fois laïc et humaniste, qu’il nous revient de
préserver. Car la République est notre bien commun le plus précieux.

Ainsi, le Parlement, érigé en pouvoir constituant, a donc décidé, l’année
dernière, de mettre fin à une règle vieille de 135 années. En dépit des
vives oppositions qui s’étaient alors exprimées, le droit de la République
doit s’appliquer, car il incarne la volonté générale du peuple souverain et
de ses représentants. Je le dis avec d’autant plus de conviction que je me
suis prononcé contre la révision constitutionnelle du 21 juillet dernier.

Nul ici n’a aujourd’hui violé la Constitution. Il est donc de notre devoir
de républicain de participer à ce débat.

C’est la position unanime du plus ancien groupe parlementaire que j’ai l’honneur de présider, comme c’est aussi celle des Radicaux de gauche, ma famille politique.

Cette réunion du Congrès restera dans l’histoire comme la
première déclaration de politique générale prononcée par un Président de la
République devant les parlementaires, tâche qui incombait, jusqu’à présent,
au chef du Gouvernement. D’ores et déjà, une question se pose : que va-t-il
advenir de la fonction de Premier ministre ?

Arrivé à la moitié de son quinquennat, le Président de la République a
choisi cette date pour faire usage de cette nouvelle disposition. Le bilan
dressé de son action est, de mon point de vue, loin d’être aussi flatteur
que l’image idyllique que nous venons d’entendre, notamment de la part des
orateurs qui m’ont précédé.

Force est de constater, mes chers collègues, que je suis le seul orateur
pouvant se réclamer de l’opposition à intervenir à cette tribune, une
opposition jamais systématique, une opposition toujours constructive, une
opposition qui préfère toujours le débat au combat !

À présent, parlons d’Europe ! La présidence française de l’Union européenne
a certes été empreinte d’un dynamisme utile qu’il faut reconnaître. Le
Président de la République n’a pas ménagé ses efforts sur certains dossiers,
comme la guerre en Géorgie ou la sécurité énergétique. Mais force est de
constater que très peu de nouveaux chantiers ont été ouverts. Certains,
urgents et très attendus par les professionnels – je pense à la politique de
santé et à la PAC -, n’ont pratiquement pas évolué.

Le groupe du RDSE, qui revendique son attachement à l’Europe, s’interroge.
Quel est aujourd’hui l’avenir institutionnel de l’Europe, à l’heure où le
traité de Lisbonne reste une Arlésienne ? Comment permettre au Parlement de
prendre toute sa place ? Pourquoi ne pas élargir le mandat de la BCE à la
stabilisation macro-économique ? Autant de grands sujets auxquels le
Président de la République n’a apporté aucune réponse dans son discours.

Quoi qu’on en dise, nos compatriotes ne s’y sont pas trompés : les résultats
des dernières élections européennes ne sont flatteurs pour personne. Le
succès revendiqué par la majorité n’est qu’un trompe-l’oil, dès lors que 60
% de nos concitoyens ne se sont pas déplacés et que 73 % n’ont pas adhéré à
sa politique.

Malgré la très grave crise économique que nous traversons, le Président de
la République refuse d’infléchir une politique en total décalage avec ses
discours prônant la régulation et le retour de l’État. Le bouclier fiscal en
est la cruelle illustration, malgré une partie croissante de la majorité qui
appelle à sa suppression.

Il est certain aujourd’hui qu’une autre politique, fondée sur une
coordination des politiques économiques en Europe, aurait permis d’amortir
le terrible choc que nous subissons. Les dysfonctionnements
macro-économiques en Europe et leurs conséquences financières et monétaires
déploient leurs effets dans une crise qu’on aurait tort de n’imaginer
qu’importée des États-Unis.

Les résultats de cette politique sont malheureusement tangibles au
quotidien. Les services publics subissent les conséquences d’un détournement
de l’orthodoxie budgétaire : hier Gaz de France et AREVA, aujourd’hui la
SNCF et La Poste. À qui le tour demain ?

Je ne nie pas le besoin de réformes, mais je conteste que la seule
rentabilité l’emporte sur l’intérêt général. Je pense ici, en particulier,
aux territoires ruraux, qui ont pourtant tant besoin de services publics de
proximité et de qualité.

De la même façon, il est inacceptable que l’addition d’une
politique de dépenses publiques non maîtrisée soit payée par les
collectivités locales !

On cherche à faire croire aux Français que les collectivités sont
aujourd’hui responsables de l’explosion de la dette publique, qu’elles sont
incapables de gérer leurs budgets ou qu’elles ne savent qu’augmenter les
impôts. Rien de plus faux, quand on sait que l’État, qui a transféré de
nouvelles compétences, n’a jamais donné les moyens financiers correspondants !

Pire, les dotations compensent de moins en moins les charges
nouvelles des collectivités : plafonnement de l’enveloppe normée de la DGF,
plafonnement de la taxe sur le foncier non bâti, plafonnement de la valeur
ajoutée dans le calcul de la taxe professionnelle. Enfin, dois-je rappeler
que la RGPP s’entend autant pour l’État que pour les collectivités ?

Par ces temps difficiles, le sénateur que je suis est fier d’ouvrer à la
défense des petites communes, de plus en plus mises à mal par la dégradation
continue de leur environnement juridique et financier. Avec mes collègues du
RDSE, il ne nous a manqué que trois voix le 26 mars pour faire adopter une
proposition de loi visant à exclure les communes de moins de 2 000 habitants
du dispositif de service d’accueil des élèves. Faut-il rappeler que le
Président de la République avait lui-même promis cette mesure à l’occasion
du dernier Congrès des maires ? Personne ici ne peut me contredire.

Le récent rapport de la mission d’information du Sénat sur l’organisation et
l’évolution des collectivités locales a dégagé des propositions pour
clarifier leurs compétences. Elles ont le grand mérite de ne pas faire du
rapport de force l’unique méthode de réforme. Quelle suite sera donnée à ce
rapport ? Est-il parvenu jusqu’au Président de la République ? Ayant bien
écouté sa déclaration, j’en doute, et je le regrette.

Car, à l’inverse, le big bang territorial annoncé par le Chef de l’État
porte bien son nom et illustre tout aussi bien la méthode retenue. Rompre ou
plier : voilà l’alternative proposée, plutôt que de faire émerger un
consensus que chacun appelle de ses voeux. Et si l’on refuse de céder, voici
qu’on brandit la menace du référendum. Mais il serait absolument
inacceptable que la volonté du Parlement ne soit pas entendue, à plus forte
raison celle du Sénat qui assure « la représentation des collectivités
territoriales de la République ».

Que l’on songe aussi à la suppression de la taxe professionnelle annoncée le
5 février dernier pour le 1er janvier prochain. Alors que la loi de finances
pour 2010 est entrée dans sa phase de préparation, le Gouvernement est
incapable d’expliquer aux parlementaires et aux élus locaux quel sera le
nouveau dispositif. Or, aujourd’hui, les collectivités ont besoin des 23
milliards d’euros qu’elles représentent, surtout dans un contexte de crise.
Comment alors garantir le principe constitutionnel d’autonomie des
collectivités, si l’État vient, une nouvelle fois, substituer une dotation à
un impôt local librement déterminé ?

Nos compatriotes sont également très inquiets pour l’avenir de leur système
de retraites. La solidarité nationale n’est pas négociable : le système par
répartition ne doit pas être sacrifié. La loi Fillon est loin d’avoir réussi
le miracle annoncé, à savoir garantir l’avenir du système de retraites. Et
voici que l’on nous explique qu’il faudra travailler jusqu’à soixante-sept
ans ! Pourquoi cette annonce, alors qu’un rendez-vous avait été fixé avec
les partenaires sociaux en 2012 ? Et pourquoi priver le Parlement d’un débat
qui lui revient de droit ?

Mais, s’il est un domaine où l’activisme présidentiel interpelle, c’est bien
celui de la justice et des libertés publiques. Après la chaotique réforme de
la carte judiciaire, l’inquiétante loi sur la rétention de sûreté, la très
répressive loi sur la récidive, la très décevante réforme pénitentiaire,
voici que se profilent la suppression des avoués, le renforcement de la
répression des clandestins et la suppression du juge d’instruction.

La combinaison de ces réformes ne manque pas d’inquiéter tous ceux qui sont
attachés à la défense des droits fondamentaux et à la protection de la
dignité humaine.

Avant de conclure, je voudrais préciser que la démarche à la fois critique
et constructive dans laquelle s’inscrit mon groupe m’amène à reconnaître les
progrès accomplis depuis le début de ce quinquennat en matière de
développement durable. Sur ce sujet, nous sommes collectivement, par-delà
les clivages partisans, en train de remporter la plus difficile des
batailles : changer les mentalités pour parvenir à la révolution verte.

Enfin, les dernières propositions annoncées en faveur de la jeunesse me
semblent aller dans le bon sens. Et c’est avec satisfaction que je constate,
quelques semaines seulement après le débat qui s’est tenu au Sénat, à
l’initiative de mon groupe, que l’on préconise aujourd’hui de renforcer la
participation citoyenne des jeunes avec un véritable service civique.

Le groupe du RDSE demeure attentif et vigilant à la politique du Président
de la République. C’est pourquoi il entend faire le meilleur usage des
prérogatives que lui confère désormais son statut de groupe minoritaire, au
sens de l’article 51-1 de la Constitution.

Soucieux du respect des minorités politiques et du pluralisme sénatorial,
mon groupe continuera de privilégier le dialogue et le débat. Nous refusons
le manichéisme politique érigé en consigne de vote : voter systématiquement
contre quand on est dans l’opposition et pour quand on est dans la majorité
ne sera jamais notre marque de fabrique. De même, ceux
d’entre nous qui sont Radicaux de gauche, et donc aujourd’hui dans
l’opposition, refusent toute opposition systématique.

Le groupe du RDSE est plus que jamais fier d’être constitué de sénateurs
issus d’horizons politiques différents, mais qui tous se rassemblent sur
l’essentiel : des affinités communes mais aussi des valeurs partagées.
N’est-ce pas là l’essence même du Parlement ? C’est avec ce type d’attitudes
politiques et de comportements responsables que nous entrerons alors,
peut-être, dans l’ère trop vite annoncée de l’hyper Parlement ! Mais, pour
l’heure, ne nous y trompons pas : c’est bien l’hyper présidence qui
prédomine.

Yvon COLLIN, Président du Groupe RDSE au sénat.

Alors que sévit actuellement une crise considérable chez les producteurs laitiers, LE PRG Bretagne estime légitime la colère et comprend la détresse que les producteurs manifestent depuis trois semaines. Lorsque l’on constate une diminution de 30% du prix du lait qui se traduit à peine par une diminution de 3% ou de 4% du prix de vente des produits laitiers, il convient de chercher l’erreur ! Autre ineptie du système, les producteurs sont rémunérés le mois suivant de leurs livraisons. Ainsi, c’est en prenant connaissance à la mi-mai du montant de leur rémunération pour le lait livré en avril que le mouvement de colère a pris forme et entrainé le blocage de nombreuses laiteries et grandes surfaces. Au mois d’avril, en effet, les centrales ont acheté le lait au prix de 210 euros environ les 1000 litres, faisant chuter de 30% les revenus des producteurs. N’oublions pas qu’en 2008, les producteurs avaient répondu présents quand on leur avait demandé de produire plus pour faire baisser les prix et protéger les consommateurs. En 1984, la politique agricole commune avait mis en place les quotas. Un outil, certes à améliorer, mais qui avait le mérite d´assurer des revenus décents aux agriculteurs. Les gouvernements de l´Union européenne décident aujourd´hui de leur suppression en 2015. Cette suppression des quotas modifiera la nature des relations entre producteurs et entreprises, renforçant entre autre « le pouvoir de négociation » de la grande distribution. Ce renforcement du pouvoir de la grande distribution apparaît particulièrement préoccupant alors que l’opacité des prix exaspère les producteurs et les consommateurs. L’Observatoire des prix et des marges créé en grandes pompes en mars 2008 patine et le lait illustre malheureusement bien le problème.

Johan Theuret
Président Régional Bretagne du PRG

Les résultats des Européennes montrent que les citoyens ne se reconnaissent pas citoyens d’Europe. Institutions trop lointaines, trop technocratiques, divorce profond entre politiques de profession et vie quotidienne, campagne électorale minimisée par la quasi-totalité des partis hormis Europe écologie. Je reste convaincu que c’est bien la proximité et la pédagogie qui sont les meilleurs garants de la démocratie ; un travail en ce sens et dans la durée de tous les responsables publics est indispensable car, et c’est réconfortant mais il faut le répéter, les citoyens, pleins de bon sens sont capables de comprendre les directives européennes dont la fin est justement de régler leur vie quotidienne.
C’est bien une conception pragmatique et proche du citoyen (territorial, régional, national, européen) que les Radicaux de gauche vous proposent. L’avenir d’un Monde solidaire et respectueux de la qualité de l’espace que nous empruntons à nos enfants, s’il reste à imaginer dans l’action quotidienne, passera nécessairement par la responsabilité individuelle du citoyen et par l’engagement pragmatique des élus de tous niveaux qui doivent, avant tout, entendre l’écho des campagnes, l’avenir nature s’y propage.

Professeurs et personnels frappés dans les établissements scolaires

Et en réponse un GIGN ad hoc à la rescousse.
Pourquoi n’obligerait-on pas les décideurs à vivre et à pratiquer pendant un temps suffisamment long les conditions réelles de fonctionnement d’un établissement ordinaire avant de l’autoriser à prendre la moindre mesure qu’il supposerait être de nature à améliorer les situations ? Pourquoi n’apporterait-on pas systématiquement et d’office les clés élémentaires aux parents pour que leur enfant grandisse simplement, aimé comme il se doit hors de turpitudes familiales traumatisantes à jamais, soutenu comme il se doit dans on bien être et son devenir, n’ayant pas à souffrir de l’absence de parents qui, pour légitime à leurs yeux que soit leur volonté de vivre pleinement leur propre existence, n’en ont pas moins en charge l’enfant qu’ils ont fait naître sans qu’il n’ait rien demandé ?
Alors, faire croire que la fouille de cartables peut régler quelque chose n’est qu’argutie philosophale polie à la dorure de cabinets en surchauffe où, tête dans le sable fin des Bahines, on laisse, de temps à autre, échapper une bulle aux seules fins de prouver qu’on existe encore. Dans les reflets irisés de la bulle savonnée, on lira deux mots « commission » et « médiateur ».
Une question « la politique consiste-t-elle encore à agir pour améliorer le sort et l’avenir des citoyens ou se contente-t-elle de maintenir une paix sociale précaire au sein de la société et encore davantage au sein du parti ?

Le litre de lait à 21 centimes chez le producteur, à 1 euro au moins au magasin. Personne n’y est pour rien. Une certitude : le litre payé 30 centimes l’an passé, 21 centimes aujourd’hui et, pour le consommateur, même tarif. 9 centimes ont disparu mais pas pour tout le monde assurément. Qui a dit que la concentration de la distribution (70% au moins) aux mains de quatre groupes allait faire baisser les prix à la consommation ? La rumeur  en fantasmes pécuniaires ? pourquoi pas ? C’est encore la même qui vante sans cesse les grenouilles voulant se faire plus grosses que les bœufs.

Et la question qui surprend tant elle est de bon sens : comment se décompose le prix d’un litre de lait  vendu au consommateur?

Réponse du ministre : on va mettre en place un observatoire du prix du lait.

La question est de bon sens mais inattendue. Quelle lubie de citoyen que de chercher à comprendre le prix du lait qu’on lui conseille de boire !

François BouriotTout le monde connaît ces célèbres rues ou enseignes de bistrots parisiens. Mais les Américains, avec la compagnie « Pet Airways », viennent de franchir un pas : une compagnie aérienne réservée aux chiens et aux chats, avec, pour le moment, trois lignes ouvertes : Chicago-New-York, Los Angeles –Chicago et New York – Los Angeles.
Nos amies les bêtes voyagent en cabine principale avec tous les soins qu’un voyageur peut être en droit d’attendre sur des vols longues distances. Le chef de cabine est remplacé par un vétérinaire et la publicité ne dit pas qui remplace les hôtesses et les stewards. La publicité ne dit pas non plus si les chiens sont placés en cabine avec les chats, auquel cas, si c’est ainsi, il y aura en plus, à mon avis, de l’ambiance et de l’animation garanties et comprises dans le prix du billet.
Je ne sais pas ce que vont en penser les écologistes qui surveillent la réduction des émissions carbone mais, en ces périodes de crise, les Américains viennent de franchir un pas décisif.
Je connais des enfants du tiers monde qui ont besoin de se faire opérer en Europe mais qui ne réussissent pas à financer le prix du voyage en avion …
On pourrait -au moins- suggérer à Barack Obama d’instituer une taxe importante sur chaque billet ( avec réduction éventuelle pour les familles nombreuses de plusieurs chats ou chiens) et que le produit de cette taxe serve à sauver la vie d’un enfant du tiers monde.
Je sais, certains vont me trouver cynique. Mais quand vous verrez un enfant mourir devant vous faute de soins pendant que les chats et les chiens voyagent en avion, vous comprendrez ce qu’on peut ressentir face à une telle dérive du pouvoir de l’argent.
Rappelez-vous aussi qu’au pays du rêve américain qui sert de modèle à notre Président, un américain sur deux ne peut pas soigner ses enfants faute d’argent.

François Bouriot
Maire de Trélévern
Président du Parti Radical de Gauche des Côtes d’Armor

Dans la conception qu’en ont toujours eue les radicaux, le principe de laïcité n’est absolument pas une pensée de combat anti-religieuse. C’est, au contraire, la vision d’un rempart de neutralité absolue protégeant toutes les institutions publiques -et spécialement l’école- contre les influences confessionnelles certes, mais aussi économiques ou partisanes. Selon cette approche, c’est la laïcité elle-même qui garantit le libre exercice des choix de conscience, notamment des choix religieux par des citoyens librement éclairés. Telle est la philosophie qui nous permet aujourd’hui encore, pour ce qui concerne la France, d’affirmer que l’école libre est l’école de la République.
En application de ce principe, l’État détient le monopole de la délivrance des diplômes, monopole qu’il exerce, pour l’enseignement supérieur, par le biais des universités publiques. Hors le cas des départements concordataires d’Alsace-Moselle, les instituts d’enseignement supérieur privés existant en France doivent faire valider leurs formations profanes (l’enseignement théologique n’étant à l’évidence pas de la compétence de l’État) par des universités publiques ou par des jurys installés par l’autorité étatique.
Tout aurait pu continuer ainsi, à la satisfaction des parties concernées, sans la volonté du chef de l’Etat, exprimée dans son fameux discours de Latran, de replacer l’identité collective et républicaine française dans une sorte de berceau chrétien, ou encore de matrice catholique, renvoyant à égalité les figures emblématiques du curé et de l’instituteur, incarnations de la foi et de la raison.
C’est sous cet éclairage très particulier que doit être lu le décret subreptice paru le 19 avril 2009 et rendant applicable un accord signé le 18 décembre dernier entre la France et le Vatican, celle-là s’engageant à reconnaître, sans autre procédure, les diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur habilités par celui-ci.
Il appartiendra aux juristes de dire si un accord d’une telle importance pouvait être rendu applicable comme une simple mesure technique et non par une autorisation législative. Tenons-nous en pour l’heure aux principes en cause. Ils sont nombreux et essentiels.
Tout d’abord, le monopole de délivrance des diplômes constitue une garantie concrète de l’égalité entre les étudiants d’une part, entre leurs professeurs d’autre part. C’est aux mêmes critères, à la même aune, que l’autorité publique évalue la qualité des formations universitaires. Cette règle d’égalité est aujourd’hui rompue puisqu’une simple habilitation par le Saint Siège, dont on comprend bien qu’elle peut être accordée sur des critères non scientifiques, vaut reconnaissance par l’État de certains diplômes.
Ensuite, il convient de souligner que la colonne vertébrale laïque de notre enseignement supérieur garantit également l’égalité entre les religions elles-mêmes. Qu’adviendra-t-il demain si d’autres autorités religieuses exigent, comme elles y seraient fondées, la reconnaissance par la France de titres universitaires sur lesquels l’État serait privé de toute appréciation ? La faveur aujourd’hui accordée à la religion catholique fournit l’occasion de rappeler à Nicolas Sarkozy que l’idée laïque n’est pas le plus petit dénominateur commun des influences religieuses mais un principe intransigeant, insusceptible de négociation, voire de modernisation.

Mais le paradoxe est peut-être ailleurs : la rupture opérée par le décret du 19 avril dernier porte atteinte à la liberté des institutions d’enseignement catholique elles-mêmes. Être strictement laïque ne signifie pas être intégriste de la laïcité et, pour les radicaux (qu’on se rappelle les controverses entre Clemenceau et Jaurès !), l’enseignement peut n’être pas public. Il doit toutefois éclairer les consciences. Or en étendant l’accord aux enseignements profanes, la France a remis sous l’autorité canonique mais aussi « scientifique » du Vatican des institutions qui s’accommodaient mieux du contrôle tolérant de l’État que des injonctions vétilleuses de l’église catholique. Un seul exemple en convaincra : les cinq « cathos » françaises devront-elles demain traiter à parts « scientifiques » égales le créationnisme et l’évolutionnisme?
Allons, il est encore temps de reculer et de renoncer à ce funeste accord. Temps aussi de dire aux autorités de l’État que, dans une République conséquente, la loi doit respecter la foi, mais la foi ne doit pas dicter la loi.
Jean-Michel BAYLET
Président du Parti Radical de Gauche
Sénateur du Tarn-et-Garonne

Michel PriziacEcoles maternelles en danger : La Cour des Comptes estime qu’un enfant en crèche coûte 15 000 euros à la collectivité, une assistante maternelle 4000 euros à la famille et  un enfant scolarisé à l’école maternelle 2 400 euros à l’Etat.

Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. Les raisons financières sans cesse mises en avant, leur maquillage en bien supposé de l’enfant tombent d’elles-mêmes sachant par ailleurs que l’académie arrivant régulièrement en tête des résultats (celle de Rennes) est justement celle qui scolarise le plus d’enfants dès l’âge de 2 ans.

En tous cas, les refus d’inscriptions d’enfants en maternelle dès 2 ans pour les parents qui le souhaitent, constituent une atteinte à la liberté et introduisent une discrimination puisque les droits de la famille sont alors directement fonction de l’endroit où elle habite. Il est logique, normal, légitime, que les parents, les enseignants et les collectivités revendiquent le droit au service public pour tous aux mêmes conditions financières pour les contribuables locaux.

La baisse du  nombre d’enfants en maternelle n’est pas le fait du hasard mais c’est bien une stratégie à moyen terme qui vise à fermer des classes, des écoles donc des postes d’enseignants sous prétexte d’économies alors que l’opération se traduit par une augmentation considérable des coûts (15 000 euros au lieu de 2 500 par enfant, du simple au sextuple) sans rien apporter de plus ni à l’enfant, ni aux parents.

JYLS01-75Fin 2008, alors que la proposition de loi du député Richard Mallié sur l’extension du travail le dimanche rencontrait une réelle opposition dans les rangs des parlementaires UMP, le gouvernement avait reporté sine die l’examen du texte.

On pouvait croire le dossier enterré mais à 6 semaines des élections européennes, le gouvernement revient à la charge sur le travail le dimanche. Le 26 avril, le ministre Brice Hortefeux annonce prochainement le dépôt d’une nouvelle proposition de loi, pour un débat au Parlement en juillet. Sur le contenu, Brice Hortefeux explique que le texte se focaliserait sur les grandes agglomérations où une “habitude de consommation” le dimanche existe ainsi que sur les zones touristiques et thermales. Le ministre du travail indique également qu’il espérait que le texte puisse être applicable “le plus tôt possible”.

Sur le dossier de la baisse de la TVA dans la restauration, le gouvernement a également souhaité aller vite. A partir du moment où l’Allemagne a fait savoir qu’elle ne s’opposerait plus à une baisse de la TVA sur la restauration en France, la promesse du candidat Sarkozy devenait possible.

Le gouvernement a alors travaillé pour une mise en place d’un allègement fiscale au 1er janvier 2010 avec un taux plutôt autour de 10 %. Le 16 mars 2009, plus d’un mois avant les états généraux de la restauration qui devaient entériner la baisse de la TVA en précisant le nouveau taux et de la date de mise en application, l’Elysée indiquait qu’il voulait une mise en application dès le 1er juillet 2009 avec un taux abaissé à 5,5%. Cette accélération, décidée par Nicolas Sarkozy, fait que les pouvoirs publics “ont oublié” de définir les moyens administratifs pour s’assurer de l’efficacité de la mesure vis-à-vis de l’emploi et des prix.

De la part de l’exécutif, on constate donc sur ces deux dossiers, une réelle volonté d’aller vite au risque que le projet de loi sur l’extension du travail le dimanche soit perçu par une grande partie de l’opinion public et de la classe politique comme une provocation et que le l’allègement fiscal en restauration ne soit assorti d’aucun dispositif sérieux de contrôle de la baisse des prix appliquée aux clients.

Cette précipitation du chef de l’Etat n’est autre que la manifestation de signes forts adressés à l’électorat UMP dans le contexte des élections européennes de juin. Le président Sarkozy s’investi personnellement dans cette campagne électorale avec comme enjeu un éventuel succès qui pourrait être analysé comme une satisfaction des français envers sa politique. Pour mobiliser l’électorat UMP, l’Elysée n’hésite donc pas à remettre sur la tapis, en pleine grogne sociale, un texte visant à étendre le travail le dimanche, texte extrêmement défavorable aux salariés et rejeté par une majorité de parlementaires. L’Elysée n’hésite pas non plus, en pleine crise économique majeure, à priver l’état, de 3 milliards d’euros par an, de recette fiscale sans réelles contreparties des restaurateurs et cafetiers sur l’emploi et les prix.

Jean-Yves Le Saout
1er adjoint au maire de Trélévern

Vous pensiez avoir tout vu. Détrompez vous. Damien Meslot, député du Territoire de Belfort, vous montre que tout est possible, même l’inimaginable : rendre la grève illégale.

Ce cher député a eu la brillante idée d’une proposition de loi visant à interdire les grèves dans les Universités. Histoire de coller à l’actualité, celui-ci souhaite désormais qu’une “loi impose, avant tout mouvement de grève dans une faculté, un vote à bulletins secrets, avec une participation minimum. Les refus seraient sanctionnés par une forte amende.” (interview dans ce e-torchon) Avant de faire grève, il faudrait une participation stalinienne. Une menace insidieuse à la Pierre Méhaignerie (“Reprendre les cours rapidement pour que les diplômes ne soient pas dévalorisés et les étudiants pénalisés“) et la participation s’effondre. D’ici à ce que ce député propose la même loi pour tous les salariés, il n’y a qu’un pas.

Produire la Loi pour garantir un certain ordre et une certaine justice, tel est l’objectif de ce Monsieur Damien Meslot. Et quand la Justice ne lui est pas favorable, il s’en prend tout simplement aux magistrats. Il s’est en effet vu condamner pour outrage après avoir traité un magistrat de “gaucho de merde“. Bref, drôle de proposition, drôle de député.

Le Président du Parti Radical de Gauche, Jean-Michel BAYLET est intervenu mardi 28 avril dans le débat
sur la Politique agricole commune qui s’est tenu au Sénat, à la demande du
groupe UMP, dans le cadre de la “semaine de contrôle”. Voici le texte de son
intervention à la tribune du Sénat :

Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, les
émeutes de la faim, déclenchées en 2008 par l’envolée des prix agricoles,
ont frappé l’opinion et rappelé la fragilité de l’équilibre alimentaire
mondial. Depuis, les prix sont repartis à la baisse. Mais ces événements
démontrent l’extrême volatilité des marchés agricoles et, surtout, remettent
en question une hypothèse que l’on croyait pourtant acquise, celle d’une
situation d’abondance globale avec des prix accessibles et relativement
stables.

Finalement, nous pouvons constater que l’exigence de régulation ne concerne
pas seulement les marchés financiers, dont on parle beaucoup en ce moment.
Le besoin de contrôle des marchés agricoles paraît plus que jamais
nécessaire, contrairement à ce qu’aimeraient nous faire croire tous ceux qui
prônent, à Bruxelles, et parfois à Paris, leur libéralisation.

Rappelons-le, l’agriculture fait vivre ! Je parle non seulement de sa
fonction nourricière, mais aussi de sa forte dimension économique. En
France, cette activité productive occupe encore près de 800 000 actifs, dont
les revenus ne sont pas, hélas ! suffisamment garantis. C’est pourquoi les
gouvernements ne doivent pas rester passifs face aux crises qui affectent
régulièrement le monde agricole. Ils doivent au contraire prendre leurs
responsabilités pour soutenir ceux qui travaillent et pour encourager les
jeunes voulant s’installer.

Mes chers collègues, en Europe, une ferme disparaît toutes les trois
minutes ! Dans ces conditions, quelle est la meilleure façon de réguler ?
Comment protéger les agriculteurs des aléas des marchés, sans créer de
distorsions de concurrence ? Comment soutenir leurs revenus sans créer des
effets pervers sur le niveau ou le choix des productions ?

En 2003, des décisions malheureuses ont été prises dans le cadre de la PAC,
l’accord de Luxembourg organisant le démantèlement progressif des outils
d’intervention.

Pourtant, lors des négociations de novembre dernier, à l’occasion du bilan
de santé de la PAC, vous sembliez satisfait, monsieur le ministre, et vous
aviez alors rappelé que la France entendait défendre les outils de
régulation des marchés tout en autorisant une plus grande flexibilité pour
les États membres.

Qu’avons-nous obtenu ? Si certains outils de gestion ont été maintenus,
beaucoup trop de concessions ont été faites, à commencer par le découplage
des aides. Et que dire de la fin des quotas laitiers. L’élevage est en
difficulté et il faudra anticiper un soutien à cette filière avant 2015,
car, après, il sera trop tard !

Or nous savons bien que la Commission européenne souhaite supprimer beaucoup
de ces outils et imposer le « tout DPU à l’hectare ».

Monsieur le ministre, tandis que vous avez affiché dans vos discours un
volontarisme certain sur le dossier de la PAC, au final, la résignation
semble l’avoir emporté dans les faits.

Certes, la pression est forte, et nous savons tous, mes chers collègues,
d’où elle vient. En effet, la PAC, alors qu’elle devrait imposer son propre
modèle, a trop tendance à s’aligner sur les préconisations de l’OMC, à
l’intérieur de laquelle règne la plus grande hypocrisie : tandis que l’Union
européenne a considérablement réduit ses subventions depuis vingt ans,
beaucoup de pays membres de l’OMC – parmi lesquels figurent souvent les plus
critiques à l’encontre de l’Europe – ont mis en place des soutiens à
l’exportation et de nombreux outils d’intervention. Aux États-Unis, le *Risk
Protection Act *de 2000 et le *Farm Bill* de 2003 n’ont finalement rien à
envier à la PAC !

Dans la perspective de 2013, il faudrait donc s’en tenir à quelques
principes fondamentaux.

Dans toutes les négociations commerciales, au sein de l’OMC comme dans un
cadre bilatéral, l’Europe doit rappeler que les exigences sanitaires,
environnementales et sociales de son modèle agricole justifient une
protection tarifaire.

Dans tous les cas, l’Europe doit conserver un budget à la hauteur des
missions que porte notre agriculture. La PAC a redéfini ses objectifs pour
en ajouter de nouveaux, très ambitieux. On demande en particulier au monde
agricole de préserver les équilibres des territoires ruraux et de participer
à la lutte contre le changement climatique ainsi qu’à l’amélioration de
l’environnement.

C’est bien, mais l’agriculture est d’abord une activité productive que nous
devons maintenir comme telle. Pour qu’elle fasse davantage, il faut lui
donner des moyens. Or le budget de la PAC est de plus en plus contraint.

On a demandé aux agriculteurs de produire davantage : ils l’ont fait ! On
leur a ensuite demandé de produire mieux : ils l’ont fait ! Aujourd’hui, on
leur demande d’équilibrer le territoire : ils le comprennent ! Finalement,
on leur demande beaucoup.

En retour, et c’est bien la moindre des choses, les agriculteurs comptent
sur une solidarité leur permettant tout simplement de vivre de leur travail.
Ce n’est pas un luxe pour la plupart d’entre eux !

Hôpital, écoles, avant hier les tribunaux… le principe est toujours le même : réduire l’organisation d ‘une société à une gestion strictement et uniquement à la gestion de sa comptabilité. A l’hôpital, plus on rationalise l’occupation des lits, plus on limite la présence des praticiens, plus on fait d’actes rentables, plus vite change-t-on un lit, plus vite distribue –t -on un plateau, moins on échange avec un patient, plus on est évalué efficace. Qu’y a-t-il alors de mieux qu’un super directeur tout puissant jugé en direct sur sa capacité exclusive à équilibrer un budget qu’on lui serre au fur et à mesure. Qu’importe le patient, qu’importe l’avis médical ? le chef gère du remplissage, limite les personnels. Il est dit « bon directeur » dès lors qu’il met tout en œuvre pour équilibrer le budget de son entreprise. Et le patient ? sans doute malade puisqu’il est là, tant pis pour lui ! il doit, comme tout le monde, faire l’effort de solidarité et surtout pas de gémissement. Quel cynisme !

A l’école, pas besoin de savoir enseigner pour diriger une école multi-site. En effet, plus on regroupe les élèves moins il faut d’enseignants, moins il faut de locaux ; que les parents les sachent en sécurité tout en subissant le bon nombre d’heures et la paix sociale est sauve. On nous dit que c’est bien, qu’on prépare 2020 et alors on verra. Quid des déplacements imposés par les concentrations décidées au sommet d’une pyramide dont la base a pour rôle unique de se satisfaire de son sort quel qu’il soit.

Maintenir la paix sociale est devenue la seule obsession d’un pouvoir à vocation unique : maintenir son propre train de vie, tête dans le sable.

Qui nous sommes?

Notre mouvement est à la fois le plus ancien parti politique français et un des plus jeunes. Fondé en 1973, il se rattache, par ses origines, son esprit et son nom, à une tradition qui remonte au milieu du XIX ème siècle. Le radicalisme et les radicaux jouent en effet un rôle essentiel dans la vie politique française depuis près d’un siècle et demi.