Les responsables régionaux du PRG étaient réunis cet après-midi en conférence de presse, histoire de faire le point sur les Régionales et rétablir quelques vérités. Le compte rendu du Mensuel de Rennes.

  Les responsables régionaux du RG en conférence de presse (LeMensuel)                                                               

La colère monte au Parti Radical de Gauche, dont l’alliance avec le PS pour les régionales a été remise en cause par Jean-Yves Le Drian. De nouvelles alliances ne sont pas à exclure.

Cela fait quelques jours, déjà, que les responsables bretons du Parti radical de gauche (PRG) fulminent. Leur colère ne semble pas près de décroître, bien au contraire. Dans leur collimateur : Jean-Yves Le Drian, président sortant de la région Bretagne et candidat du parti socialiste aux régionales de mars. En Bretagne depuis 2004, deux membres du PRG siègent dans la majorité de l’ancien maire de Lorient à la tête de la région. Une certaine logique aurait voulu que cette alliance soit reconduite en 2010. Les signaux en provenance des appareils nationaux n’ont pas contredit cette éventualité. Le 9 décembre dernier, un accord entre Martine Aubry, chef de file du PS, et Jean-Michel Baylet, patron du PRG, était même paraphé. Les responsables locaux du PRG affirment avoir rencontré Jean-Yves Le Drian le 17 décembre. Ce dernier aurait pris acte positivement de l’accord national. Qui plus est, il n’aurait pas écarté la possibilité de rattacher un élu divers gauche aux deux PRG, afin que les radicaux puissent former un groupe politique à l’assemblée régionale.

Jusque-là, tout allait bien. Le 14 janvier, le PRG a officialisé l’accord proposé par Le Drian. Et patatras ! Deux jours plus tard, le président de région a fait volte-face. Il a invoqué alors, notamment, selon les élus PRG, un « retard dans la réponse ». A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons pas réussi à joindre Jean-Yves Le Drian.  Mais interrogé samedi par Le Mensuel, Frédéric Boursier, premier secrétaire fédéral du PS en Ille-et-Vilaine, a donné une explication sensiblement différente :« Le PRG voulait trois ou quatre sièges. Jean-Yves Le Drian ne voulait leur en attribuer que deux, comme en 2004. En décembre, ils ont quitté la table des négociations. Ils reviennent aujourd’hui en disant « ok pour deux siège ». C’est trop tard. » Au PRG, on dément formellement : « C’est un mensonge grossier ! On ne pouvait de toute façon pas demander quatre sièges dès l’instant où le 9 décembre, on signait au niveau national pour deux sièges ! »

Le ton monte

Depuis, c’est le black-out. Les radicaux affirment avoir cherché à joindre Le Drian par tous les moyens, en vain.
Réunis ce mercredi à Rennes, les haut-gradés du PRG breton n’y sont pas allés avec le dos de la cuiller. « S’il ne souhaitait pas accueillir le PRG sur sa liste, il aurait pu le dire en novembre. Cela aurait été tout à fait respectable car basé sur des divergences de fond. Mais comment peut-on balayer d’un revers de main une formation qui a été la première à siéger aux côtés du PS en 2004 ? » a questionné Honoré Puil, président du bureau fédéral d’Ille-et-Vilaine. Stéphane Perrin, trésorier du PRG en Ille-et-Vilaine, n’a pas été en reste : « On a été traités comme des sous-merdes ! » Et Jeanne Larue, vice-présidente PRG de la région depuis 2004, d’ajouter : « Cela pose la question de l’avenir de l’union de la gauche, notamment pour 2012. »

Stratégie et avenir

Les radicaux de gauche ont leur petite idée quant à raison profonde de leur « éviction ». Jean-Yves Le Drian aurait fait place nette afin de réserver des sièges à la fraîchement baptisée formation Bretagne écologie (ne pas confondre avec Europe écologie). Objectif : court-circuiter la montée du vote écologiste (sa principale crainte) en intégrant des écolos dans son équipe. Ironie du sort : les responsables du PRG, qui ne comptent pas déposer les armes si tôt, n’excluent pas un éventuel ralliement à… Europe écologie. Ils précisent que ce « pacs » serait négocié sur des critères politiques et « de programme ». Une assemblée générale, prévue samedi prochain, devrait permettre d’y voir plus clair quant à la stratégie et à l’avenir du PRG en Bretagne.

 

Les militants, les élus du Parti Radical de Gauche ne seront pas représentés sur les listes conduites par Jean-Yves Le DRIAN en Bretagne. Après une collaboration fructueuse de 2004 à aujourd’hui, Jean-Yves Le DRIAN a choisi délibérément de rompre l’union des forces de gauche qui existait dans la région.

Cette décision du président sortant est un scandale car en refusant de respecter les accords nationaux signés officiellement entre nos deux formations politiques c’est aussi la crédibilité et la signature de la première secrétaire du Parti Socialiste Martine AUBRY qui est atteinte !

Cet accord national (format PDF) signé par Martine AUBRY pour le Parti Socialiste prévoyait explicitement la candidature de Jeanne LARUE (Vice-Présidente sortante) en Ille et Vilaine et celle de François BOURIOT (Maire de Trélévern, Vice-Président de Lannion-Trégor- Agglomération) dans les Côtes d’Armor, en places éligibles au premier comme au deuxième tour.

Jean-Yves Le Drian est-il encore adhérent du PS ou a-t-il déjà tout simplement décidé de s’affranchir de toutes les règles qui gouvernent les formations politiques ?

La fédération de Bretagne du PRG organisera dans les prochains jours une conférence de presse.

(Animation  : twistasaintbrieuc)

Le groupe du RDSE rappelle qu’il est l’auteur d’une proposition de loi, examinée par le Sénat le 18 novembre 2009, pour interdire le cumul des fonctions et des rémunérations de dirigeant d’une entreprise du secteur public et d’une entreprise du secteur privé.

Le Groupe politique du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) du Sénat rappelle que, le 18 novembre 2009, il a inscrit à l’ordre du jour du Sénat la proposition de loi (n°8 – 2009-2010) tendant à interdire ou à réglementer le cumul des fonctions et des rémunérations de dirigeant d’une entreprise du secteur public et d’une entreprise du secteur privé. Ce texte déposé par Yvon COLLIN (PRG), Président du RDSE, et plusieurs de ses collègues du RDSE (parmi lesquels Michel CHARASSE et Jean-Michel BAYLET -PRG) a été modifié par le Sénat qui a adopté une nouvelle version du texte, laquelle attend désormais d’être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Cette proposition de loi RDSE a été déposée dès le 6 octobre 2009 suite à l’annonce de la nomination du PDG de Veolia à la tête d’EDF : ce texte pose très clairement la question du cumul des fonctions de mandataire social d’une entreprise publique et d’une entreprise privée. Aujourd’hui, aucun texte n’interdit ce type de cumul. La proposition de loi proposait de veiller à la préservation des intérêts de l’État, qui ne sauraient être compromis par la direction simultanée et unique de plusieurs entreprises publiques et privées, et éventuellement concurrentes. Elle prévoyait par ailleurs que la rémunération versée à un dirigeant du secteur public sera nette de toute autre rémunération du secteur privé, sous réserve de celles versées au titre des filiales de l’entreprise publique.

Publié par : ot | 20 janvier 2010

Les JRG soutiennent le Collectif Jeudi Noir

Les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) déplorent l’ordonnance du Tribunal d’instance du Ve arrondissement de Paris qui vient de décider de l’expulsion des militants de Jeudi Noir de l’Hôtel particulier qu’ils occupent Place des Vosges (Paris IVe) depuis fin octobre 2009.

Le collectif Jeudi Noir occupent un hôtel particulier de la place des Vosges depuis le 31 octobre 2009. (Photo Cyril Cavalié)

Alors que plus de 136 000 logements demeurent vides dans la capitale dont près de 18 000 depuis plus de 2 ans, et à un moment où les effets de manche de la droite comme le droit au logement opposable (DALO) demeurent inefficaces, le collectif Jeudi Noir a permis de sensibiliser l’opinion publique au nombreux logements vacants ainsi qu’à celui des loyers surélevés.

Plus que jamais, les JRG, défenseurs de la propriété privée, soutiennent la démarche de Jeudi Noir du fait de la crise du logement en France mais aussi à cause du scandale des logements vacants.

A l’approche des Régionales, les dossiers sensibles rejaillissent. Parmi ceux-ci, Renault annonce son intention de poursuivre la délocalisation de ses lignes de montage. En réponse, Sarkozy a invité le PDG de la marque au losange à venir passer son samedi à l’Elysée. Trois raisons pour nous rappeler que cette invitation n’est qu’un contre-feux.

1. Sur un plan économique, la démarche est mise en oeuvre depuis longtemps. Renault a déjà fait installer des usines d’assemblage en Turquie. Ce mouvement n’a jamais été dénoncé tant que les médias ne s’y sont pas intéressés. Plus prosaïquement, le cadre néo-libéral qui nous gouverne incite à ce genre de pratiques. C’est la raison pour laquelle la Commission a obtenu un « engagement clair des autorités françaises pour que les prêts aux constructeurs automobiles nationaux n’affectent pas la liberté des constructeurs de développer leur activité économique sur le marché intérieur européen (…) et n’imposent aucune condition sur la localisation de leurs usines. » Bref, c’est de la communication pour exiger un renoncement aux principes mêmes du Sarkozisme : le laisser-faire à outrance. Exigence qui ne dupe personne.

2. Sur un plan politique, la réponse est une promesse de délocalisation partielle (une partie seulement de la future Clio IV sera produite dans l’usine de Flins) et de la poursuivre en catimini. Rappelons le contexte. On est à quelques semaines des Régionales. Et la rencontre Sarkozy-Ghosn n’est pas sans rappeller le coup de pouce de Pinault à Chirac, en Corrèze.

« En novembre 1981, Michel Giraud, président du Conseil régional d’Ile-de-France, reçoit un coup de téléphone de Jacques Chirac, alors maire de Paris. Le dialogue vaut son pesant d’or :
- « Michel, j’ai un emmerde. J’ai une menuiserie à Meymac qui va fermer. Il va y avoir vingt gars sur le tapis juste avant les cantonales de mars. Je vais être battu En Corrèze, c’est comme cela. T’as quelqu’un qui peut me sortir de là ? »
- « Jacques, tu me prends de court. Donne moi quinze jours ! », répond Michel Giraud. (…)
Quelques jours plus tard, Michel Giraud et François Pinault sont à Meymac pour visiter la menuiserie. Ils déjeunent à l’auberge et l’industriel breton lâche :
- « Dis-lui que je reprends sa menuiserie et ses vingt gars. »
De retour à Paris, Michel Giraud donne un dernier coup de téléphone à Jacques Chirac :
- « Jacques, j’ai réglé ton affaire. François Pinault va la reprendre »
Commentaire du maire de Paris : « Qui c’est ce mec-là ? C’est sûr ? Il va payer ?
»

3. Quand dire, c’est faire :
Quelques promesses à la sortie de l’Elysée pour stopper l’hémorragie industrielle. Pour le coup, tout cela aura un goût de Gandrange, où Sarkozy avait promis, puis laisser pourrir la situation. Rappelons-le le Sarkozisme prône ce genre de délocalisation pour assurer une meilleure productivité (c’est-à-dire une meilleure rentabilité du capital au détriment du travail). Quant à l’emploi industriel national, il suffit de demander aux 575 ouvriers de Gandrange ce qu’ils en pensent.

En somme, comme l’énonce Roger-Gérard Schwartzenberg, président d’honneur du Parti Radical de Gauche, « Carlos Ghosn entend, en fait, implanter l’essentiel de la production de la Clio 4 en Turquie plutôt que de fabriquer cette voiture française dans notre pays, au mépris de l’intérêt national et au nom de la mondialisation libérale. Cette attitude de l’ancienne entreprise publique est particulièrement choquante. Renault a reçu de l’État des prêts très importants et, d’une certaine manière, va délocaliser aux frais des contribuables, qui ont le sentiment d’avoir été floués.« 

Publié par : prgdescotesdarmor | 14 janvier 2010

Voile intégral : la position du PRG

L’Assemblée nationale a installé, avec le soutien du gouvernement, une mission d’information sur le port de la burqa en juillet 2009. Cette mission est présidée par le député du Rhône André Gérin qui avait le premier demandé sa création et elle est composée de 32 membres (17 UMP, 10 PS, 1 PRG, 2 GDR, 2 NC). Chantal Robin-Rodrigo, députée des Hautes-Pyrénées, représente le PRG dans cette mission et dès son installation elle avait insisté sur le fait qu’il était urgent de réagir car « les choses se dégradent dans nos quartiers, le communautarisme prend parfois le dessus » ; il s’agissait pour elle « d’une cause commune, celle de la défense des valeurs de laïcité et d’égalité homme-femme ». La presse fait état de notes ou rapports des services de police indiquant pour les uns le chiffre de 367, pour les autres 2000… Mais le nombre importe peu à nos yeux : n’y aurait-il qu’une seule burqa en France que cela devrait interroger notre République. Voir plus…

Publié par : prgdescotesdarmor | 14 janvier 2010

La poste est devenue une société anonyme

C’est fait. Les députés ont définitivement adopté le changement de statut de La Poste. Les citoyens s’étaient mobilisés en masse contre ce changement ? Peu importe, la représentation nationale en a décidé autrement.

Comme le note Ouest France : « La Poste doit faire face à une baisse du volume de courrier (5,8 % en 2009). Elle sera sans doute recapitalisée. » On peut donc légitimement nourrir des craintes sur l’incompatibilité entre mission de service public et rentabilité d’une société anonyme.

Publié par : michelpriziac | 11 janvier 2010

Quand principe de précaution rime avec fuite de responsabilité

Le principe de précaution est-il fuite de responsabilité ? Facile à faire avaler à une population placée volontairement culpabilisée. La grippe A, présentée comme pandémique au point où il fallait avancer masqué, vacciné, loin du voisin, loin du conjoint, loin des enfants, loin des vivants. C’était il y a quelques mois seulement où tel maire interdisant les bisous dans la cour (aurait-il ajouté « au lit » qu’il n’en aurait pas été plus ridicule !) mais aujourd’hui qui se souvient de cela ? Personne. A la trappe.

Par contre qui doit payer les erreurs de gens, qui, très ordinaires au scanner, sont entendus comme experts. Comment peut-on se prétendre expert lorsqu’on est incapable d’avoir un début d’analyse commune sur une souche virale de grippe ? Existe-t-il encore des gens responsables capables de représenter les populations ? Il semble que non face aux lobbys, face aux avis forcément peu objectifs des gens qui représentent la firme qui les paye et qui , bien entendu, contribuent à la prospérité de leur propre entreprise.

Devant un tel gâchis à faire brader des dizaines de millions de doses de vaccins au plus offrant à moins que, bientôt, il ne devienne nécessaire de payer pour détruire les doses et les masques (validité une seule année), personne ne se sent responsable. On roule pour vous et pour votre santé assure la ministre qui change d’avis plusieurs fois par jour. Le commun des mortels roule à 57km/h au lieu de 50 ? On le déclare coupable et on le trouve. La France gaspille inutilement 2 milliards d’euros alors que 15% de sa population vit sous le seuil de pauvreté, alors que tant de gens n’ont ni logement ni à manger à leur faim, et pas de responsable. Personne n’a le courage de dire qu’il s’est trompé, tout le monde est donc prêt à recommencer. Le jour où il y aura une grave épidémie, qui, cette fois-là, pourra encore y croire ? Personne. On fait dire ce qu’on veut au principe de précaution conçu à l’origine comme principe objectif de discernement. Dois-je encore monter dans mon lit de peur d’en tomber suite à une mauvaise manœuvre.

Michel Priziac

Publié par : ot | 7 janvier 2010

Alerte sur Dubaï

Alors que Dubaï vient d’inaugurer en grandes pompes son nouveau gratte-ciel – qui pour le coup porte bien son nom -, nous republions un texte d’Honoré Puill, président de la fédération PRG d’Ille-et-Vilaine, mis en ligne sur le blog de Rénovation Radicale. Le « syndrome de Babel » veut que le pays qui construit la tour la plus haute du monde est (presque) toujours victime d’un krach. Constaté un krach est une chose, en subir les conséquences une autre. C’est pourquoi il est rappelé ici la nécessité d’une République Monde et d’introduire dans les relations économiques internationales de règles mondiales de responsabilités humaines, sociales et environnementales.

Faire l’autruche semble être devenu un sport internationalement reconnu. En effet, les dirigeants du monde font semblant de croire que la crise financière est désormais derrière nous et que pire épisode ne pourra plus se reproduire. Erreur ! Aujourd’hui, l’Islande est en faillite, les états baltes sous assistance du Fonds Monétaire International, l’économie américaine sous la dépendance des bailleurs de fonds  Chinois.  Jusqu’à quand ?
Jusqu’à quand pourra t-on ainsi laissé croire qu’il est possible de bâtir une croissance économique sur du sable, sans aucun lien avec la création réelle de richesses et de valeurs ?
Le dernier exemple en date, nous vient de l’Emirat de Dubaï. Depuis quelques années, l’émir Mohammed ben Radid ben el-Maktoum s’est lancé dans un vaste plan de modernisation de son petit émirat. Complexes touristiques, hôtels de luxe, immeubles démesurés….une folie au regard de la géographie et du climat ! Faire du ski à Dubaï a-t-il  un sens ?
Cette nouvelle folie risque bien de coûter cher aux investisseurs occidentaux, à nos entreprises et à l’emploi. Sait-on par exemple que les cuisines Vogica dépendent -par groupe interposé-  de Dubaï World ? Sait-on que l’émirat est très présent en France dans les activités portuaires ? Quant aux banques françaises elles ont aussi investies très largement à Dubaï, sans compter quelques groupes immobiliers français dragués lors des salons internationaux de Cannes !
Ce nouvel épisode démontre à quel point les Radicaux de Gauche ont raison lorsqu’ils militent, depuis de longues années et avant bien d’autres, pour l’instauration d’une République Monde c’est-à-dire pour l’introduction dans les relations économiques internationales de règles mondiales de responsabilités humaines, sociales et environnementales. Nous sommes encore loin du compte. Il ne faut pas désespérer mais l’action devient urgente. En attendant, les pauvres travailleurs immigrés de Dubaï risquent bien de payer l’addition !
Jusqu’à quand pourra t-on ainsi laissé croire qu’il est possible de bâtir une croissance économique sur du sable, sans aucun lien avec la création réelle de richesses et de valeurs ?
Le dernier exemple en date, nous vient de l’Emirat de Dubaï. Depuis quelques années, l’émir Mohammed ben Radid ben el-Maktoum s’est lancé dans un vaste plan de modernisation de son petit émirat. Complexes touristiques, hôtels de luxe, immeubles démesurés….une folie au regard de la géographie et du climat ! Faire du ski à Dubaï a-t-il un sens ?
Cette nouvelle folie risque bien de coûter cher aux investisseurs occidentaux, à nos entreprises et à l’emploi. Sait-on par exemple que les cuisines Vogica dépendent – par groupe interposé – de Dubaï World ? Sait-on que l’émirat est très présent en France dans les activités portuaires ? Quant aux banques françaises elles ont aussi investies très largement à Dubaï, sans compter quelques groupes immobiliers français dragués lors des salons internationaux de Cannes !
Ce nouvel épisode démontre à quel point les Radicaux de Gauche ont raison lorsqu’ils militent, depuis de longues années et avant bien d’autres, pour l’instauration d’une République Monde c’est-à-dire pour l’introduction dans les relations économiques internationales de règles mondiales de responsabilités humaines, sociales et environnementales. Nous sommes encore loin du compte. Il ne faut pas désespérer mais l’action devient urgente. En attendant, les pauvres travailleurs immigrés de Dubaï risquent bien de payer l’addition !
Honoré PUIL

Nicolas Sarkozy se donne comme objectif la lutte contre le réchauffement climatique. Soit, les objectifs ambitieux, ça ne mange pas de pain. Une nouvelle fiscalité, la Taxe Carbone, est pensée pouvoir modifier les mentalités. Quant à l’accompagnement et aux mesure incitatives, ceux-ci tendent à se réduire. Les radicaux de gauche dénoncent ici la méthode employée.

En matière de lutte contre les dépenses énergétiques, l’Etat dispose de deux leviers : la sanction et l’incitation. Par la première, l’Etat manie le bâton selon le principe du « pollueur-payeur ». Le second, la carotte, vise à une action d’accompagnement vers les sources d’énergie peu polluantes. Le problème n’est donc pas le manque d’action, mais le manque d’équilibre entre sanction et incitation, les deux devant se compléter.

Quand on pense à la taxe carbone, en particulier pour les territoires ruraux, le sentiment d’inégalité prédomine. Un foyer aux revenus limités, où la voiture est le seul moyen de locomotion pour le travail, et chauffé au fioul ne peut totalement modifier ses habitudes de consommation énergétique. Quoiqu’il en soit, le principe est louable est mis en place depuis le début des années 1990 dans les pays scandinaves. Le problème est sans doute la modalité et l’absence de compensation substantielle pour les habitants des zones rurales. L’autre problème, pointée par le Conseil Constitutionnel, est celui de la création de nouvelles niches fiscales pour les secteurs d’activité, au motif du maintien de leur compétivité.

Derrière cela, se cache un problème plus large, crucial. L’action de l’Etat sarkoziste se résume en un abaissement dramatique de la pression fiscale au point que l’Etat ne dispose plus des leviers d’une action publique digne de ce nom. En matière de réduction des gaz à effets de serre et d’incitation, la démarche est beaucoup plus limitée.

Ces incitations se traduisent par une série d’aides, notamment des réductions d’impôt ou des prêts à taux zéro. Toutefois, ces aides tendent à se réduire : le niveau d’aide pour les équipements utilisant la biomasse est passé de 50 à 25 % en deux années (2008-2010). Le prêt à taux zéro, s’il est allégeant, est soumis à des conditions (un bouquet de travaux) qui rendent sa contraction difficile. En somme, le niveau des aides de l’Etat tendent à se réduire.

L’un des exemples d’actualité est la diminution annoncée de l’achat de l’électricité produite par des cellules photovoltaïques, à partir de 2013. Son prix de rachat commencera à diminuer d’environ 8% par an. Ceci rallonge de fait la durée d’amortissement des installations, de manière à les rendre bien moins attractives.

Derrière les discours volontaristes, les choix de Nicolas Sarkozy ont un coût. L’Etat ne dispose plus des moyens de son action, notamment en matière d’écologie, à force de cadeaux fiscaux. Sans réel accompagnement et incitation, seuls les ménages les plus aisés pourront faire les choix permettant la lutte contre le réchauffement climatique. La Taxe Carbone dans ce contexte n’aura pour seul effet que d’accroître la pression fiscale sur les ménages à base revenus… sans effet pour la planète.

Publié par : ot | 20 décembre 2009

Smic : une vraie politique de Droite

A ceux qui espéraient un coup de pouce face à la crise, le gouvernement leur a répondu de manière cinglante : le minimum légal. Pas plus. Les Smicards devront se serrer la ceinture, tandis que d’autres se frottent les mains. « Je veux être le Président du pouvoir d’achat« , qui a dit ça déjà?

Nicolas Sarkozy fait l’éloge continue de sa politique économique. Selon lui, elle aurait permis à la France de mieux s’en sortir. Quand dire c’est faire, il est l’un des meilleurs. Quant à la réalité, elle est bien plus contrastée, à en croire les chiffres du chômage. Ainsi, 93.100 postes marchands ont été détruits entre  juillet et septembre et non pas les 5 500 emplois initialement annoncés.

Bref, la situation est loin d’être glorieuse. On aurait pu espérer une politique plus volontariste du côté de la relance par la consommation, par l’augmentation du Smic. Cette mesure aurait été la bienvenue puisque le constat n’a pas changé  « Le problème de la France aujourd’hui, c’est que les salaires sont trop bas et que les prix sont trop élevés. » (dixit Nicolas Sarkozy).

Remercier les fidèles électeurs

Pourquoi le refus d’une telle augmentation? Officiellement, comme l’explique l’ancien ministre ministre du Travail, de la Solidarité, le risque que ferait peser toute augmentation (et non pas seulement une revalorisation) du Smic sur l’emploi, les PME et TPE ne pouvant faire face. Tiens, tiens… Dans quel secteur y en a-t-il beaucoup? La restauration. Donc si on suit l’argument d’Hortefeux – porte-parole du Medef et de Laurence Parisot, les restaurants ne se relèveraient pas d’une augmentation du Smic, alors qu’en même temps ils ont bénéficié des largesses de l’Etat.

Non, l’argument ne convainc pas. S’il ne faut pas regarder du côté de l’intérêt général, voyons le particulier. Les seuls a bénéficié d’une simple revalorisation du SMIC sont ces mêmes PME, au premier rang desquels les restaurateurs. Lorsque prime l’intérêt particulier en action publique, c’est du clientélisme. Ce que nous rappelle Libération : « Et avec la TVA à 5,5, vous prendrez bien une carte UMP?« 

« Les restaurateurs ont eu le plaisir de recevoir dans leur boîte aux lettres un courrier du parti majoritaire ne tarissant pas d’éloge sur la profession, qui «participe au rayonnement de la France dans le monde entier». Courrier accompagné d’un… bulletin d’adhésion à l’UMP, bardé du slogan «TVA à 5,5%, engagement pris, promesse tenue».« 

Pour les Smicards, ils peuvent méditer sur la maxime de Charles Pasqua : « les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent« …

Nicolas Sarkozy se targue d’avoir su gérer la crise et d’avoir remis la France sur les rails. Championne de la relance ! S’auto-congratuler, ça ne mange pas de pain… Toutefois, quand on gratte un peu, la situation est moins critique qu’ailleurs. C’est que suggère Patrick Artus, un économiste, dans les colonnes de Libération :

« L’économie française est moins cyclique que ses voisines, plus centrée sur son marché intérieur, moins dépendante de l’extérieur. (…) La désindustrialisation de la France l’a préservé des dégringolades notées ailleurs. (…) Plus tournées vers les services, moins sensible à la conjoncture, la France a connu un choc moins fort.« 

Soit. La France tire son épingle de la disparition de son industrie. Les effectifs salariés du secteur ont diminué de 574.500 depuis leur pic du printemps 2001. Et cette déperdition d’emplois s’est accélérée depuis le printemps 2007 : en deux ans, l’industrie a perdu 200.000 emplois.

Pourquoi alors sacrifier les collectivités locales et leurs finances pour une industrie en voie de disparition? Lutter contre cet état de fait ? « Garder nos usines en France et permettre à nos industriels de se battre à armes égales avec leurs concurrents étrangers »? Cela signifierait que des entreprises optant pour la délocalisation reviendraient sur leur décision grâce à ce  cadeau fiscal. Difficile à croire. Sans doute aurait-il été plus sage de réformer dans le sens de cette transformation de l’économie. Cela ne colle.

La réponse est, semble-t-il, donnée par Alain Juppé : « Sarkozy se fout du monde. » La suppression de la Taxe professionnelle dans un pays désindustrialisé, un enjeu bassement politique. Mettre fin à la décentralisation et mettre aux pas les élus locaux dans une République des Préfets. L’équation est simple : plus de finances publiques propres = plus de pouvoirs locaux = plus de contre-pouvoir.

La Fédération du Parti Radical de Gauche des Côtes d’Armor entend dénoncer les dérives engendrées par le « débat sur l’identité nationale », lancé par le gouvernement et l’UMP et appellent les citoyens et les élus à ne pas participer au débat sur « l’identité nationale ».

Pour les Radicaux de Gauche, la seule identité qui vaille est l’identité Républicaine, basée sur les valeurs qui fondent notre « vivre ensemble » : la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. Or, n’oublions pas que les Radicaux sont à l’origine de grandes lois qui constituent le socle des valeurs républicaines : la loi de 1901 sur la liberté d’association, la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, ou encore les lois sur l’enseignement primaire gratuit, laïque et obligatoire, sur la liberté d’expression, ou sur les conseils municipaux. En d’autres termes, le Radicalisme est consubstantiel à l’idée Républicaine.

Si la France est ce qu’elle est aujourd’hui, c’est parce qu’elle est une République, fondée sur l’égalité des droits et des devoirs et qui ne peut cohabiter avec des considérations ethniques ou religieuses.

Le débat officiel instauré par la préfecture et qui mobilise nos concitoyens plus que de raison, tend à se transformer en vaste café du commerce, à l’image des propos scandaleux tenus par le maire UMP d’une commune de la Meuse, ou des tentatives de certains élus de droite d’importer en France la polémique sur les minarets.

Face à la France frileuse proposée par le ministère de l’immigration et de l’identité nationale, les Radicaux de Gauche proposent une République ouverte, laïque et solidaire. Ils auront l’occasion de démontrer l’actualité de leurs valeurs à l’occasion d’un grand colloque sur l’identité Républicaine, où intellectuels, citoyens et responsables politiques débattront de cette identité et en montreront les différents visages. Ce colloque aura lieu fin janvier 2010 à Paris.

Les Etats sont victimes d’un des effets collatéraux de la crise financière de l’automne 2008. Le temps de l’Etat interventionniste au secours de la finance et du marché passé, il lui est prodigué une cure d’amaigrissement. Derrière le discours sur la nécessaire maîtrise des dépenses publiques et la Dette, épouvantail infondé, un enjeu majeur se profile. S’assurer de la privatisation de multiples secteurs où l’Etat intervient. La crise pourrait avoir comme conséquences malheureuses l’accélération d’un mouvement amorcé à la fin des années 1970.

Aujourd’hui, c’est la Grèce qui est montrée du doigt. En cause, les finances publiques : les Etats ont du faire une croix sur la maîtrise des dépenses publiques pour pallier à la vacance des banques. Celles-ci renflouées, c’est donc l’Etat qui paye les pots cassés. Et à travers elle, le contribuable-administré-citoyen.

Il est dès lors difficile de ne pas voir une certaine convergence d’intérêts. Autour de la remise en cause d’une certaine conception interventionniste de l’Etat qui dispose des moyens de ses actions à un Etat régalien resserré sur quelques compétences symboliques : diplomatie et forces extérieure (armée) et intérieure (forces de l’ordre). En somme un Etat gendarme. Les propos tenus par le ministre socialiste des finances grecques donne le sentiment d’une excuse et d’une promesse pour remédier à la situation. Le gouvernement socialiste grec fera « tout ce qu’il faudra » pour recouvrer la crédibilité perdue du pays et retrouver la confiance des marchés.

L’Etat face au marché, celui-ci impose les règles du jeu, même en cas de sa propre défaillance. Il ne s’agit pas pour autant de poser le marché comme une entité concrète. Elle n’est que le produit des échanges économiques. Or, dans ceux-ci, il y a une convergence actuelle, depuis la fin des années 1970 et le tournant néo-libéral, à faire en sorte que l’Etat assume moins de responsabilité et en délègue aux acteurs économiques. Concrètement, cela se traduit par la multiplication des délégations de services publics dans tous les secteurs.

Un exemple? L’enseignement. Peu à peu, à force de réformes anodines, les programmes sont allégés de sorte que le nombre d’enseignants soit réduit. Mais là où cette entreprise est plus importante, c’est pour les personnels peu visibles, notamment ceux qui assurent l’entretien des bâtiments ou la restauration collective. Les Régions, à qui l’Etat à transférer ces compétences sans une totale contrepartie financière, se voit dans l’obligation de faire assurer ces fonctions par un personnel employé dans des conditions de travail délabrées et avec le minimum salarial.

Toujours est-il que la crise est une aubaine pour les penseurs néo-libéraux et les ayatollahs du marché. Les Etats qui se sont endettés pour soutenir l’économie font devoir se serrer la ceinture pour renflouer leurs caisses. Aujourd’hui, la crise est l’argument-clé. Moins de croissance, donc moins de recettes fiscales. Soit. Il faudra attendre des jours meilleurs. Entre temps, les Etats auront fait une cure d’amaigrissement en réduisant leur masse salariale et en transférant peu à peu certaines de leurs prérogatives au secteur privé.

La disparition de l’histoire géographie en terminale S est une mesure inquiétante. C’est la première fois dans l’histoire du système éducatif français que l’histoire géographie disparaît en classe de terminale, donc aux épreuves finales du bac. Cette décision constitue une remise en cause de l’utilité sociale de l’histoire et de la géographie que les radicaux de gauche contestent avec ardeur.

L’enjeu est clairement exprimé par les signataires de l’appel du JDD :

« Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires. »

L’histoire et la géographie sont des disciplines fondamentales qui donnent sens, qui mettent en perspective, éduquent au sens critique, inscrivent l’humanité dans le long terme et dans l’espace, font réfléchir et nourrissent la citoyenneté. Le PRG demande que le président de la République interviennent pour affirmer la place de cet enseignement essentiel dans toutes les filières et toutes les classes de terminales comme un enseignement obligatoire, évalué à l’épreuve terminale du baccalauréat, afin que tous les jeunes, y compris ceux qui se dirigeraient vers une carrière scientifique aient cette nécessaire conscience qui donne sens à leur action et à leur vie.

C’est la raison pour laquelle nous apportons tout notre soutien à la pétition lancée par l’Association des professeurs d’histoire-géographie et à l’appel pour sauver l’histoire conçu par une vingtaine d’universitaires et chercheurs de renom.

Publié par : bouriot | 30 novembre 2009

Historique du Parti Radical de Gauche

Notre mouvement est à la fois le plus ancien parti politique français et un des plus jeunes. Fondé en 1973, il se rattache, par ses origines, son esprit et son nom, à une tradition qui remonte au milieu du XIX ème siècle. Le radicalisme et les radicaux jouent en effet un rôle essentiel dans la vie politique française depuis près d’un siècle et demi.

Les Radicaux contre la monarchie
Sous la restauration et sous la monarchie de juillet, des hommes comme GARNIER-PAGES, LEDRU-ROLLIN, sont les premiers en France à se proclamer « radicaux », parce qu’ils sont partisans de réformes en profondeur. Ils sont fiers d’être « les fils » de la Révolution Française dont ils affirment vouloir tirer « toutes les conséquences ». Ce sont eux qui animent la gauche et même l’extrême du « parti républicain ». A la fin du second empire, une nouvelle génération, mieux adaptée à la société industrielle naissance, prend la relève: Jules Simon, Jules Ferry, Jules GREVY et surtout GAMBETTA. Le programme que GAMBETTA soumet en 1869 à Paris aux élections de Belleville résume l’essentiel des réformes proposées à cette époque par les radicaux de gauche. Beaucoup sont encore d’actualité.

Les radicaux, défenseurs et fondateurs de la III ème république

Sous la III ème république, les radicaux, unis sous la direction de GAMBETTA contre l’ordre moral et le régime autoritaire de MAC-MAHON, se divisent après 1880, lorsque la république appartient enfin aux républicains.

C’est CLEMENCEAU qui prend la tête de la tendance de gauche, cependant que Jules Ferry et GAMBETTA se tournent vers le centre et vers « l’opportunisme ». Jusqu’en 1902, les radicaux, qui n’hésitent jamais à s’associer aux gouvernements de défense républicaine contre le boulangisme et la montée du nationalisme, après le scandale de Panama, et plus tard contre l’agitation d’extrême droite provoquée par l’affaire DREYFUS, sont bien plus souvent dans l’opposition qu’au pouvoir. Pourtant, c’est l’esprit du radicalisme qui inspire les grandes lois de cette période où la démocratie politique s’organise et se structure: loi de 1881 sur la liberté d’expression, loi de 1884 sur les conseils municipaux et sur les syndicats, lois sur l’enseignement primaire, gratuit, obligatoire et laïque, révision de la constitution de 1875, loi sur les associations.

Création du Parti radical-socialiste
En 1901, sous l’impulsion de Léon Bourgeois notamment, personnalité respectable et respectée, homme politique courageux qui, cinq années auparavant, alors qu’il était président de conseil, avait proposé au Parlement, sans succès d’ailleurs, le vote « d’un impôt progressif sur le revenu » les radicaux décident de fédérer leurs diverses tendances et de s’organiser pour gagner les élections législatives de 1902 qui doivent être décisives dans une France où s’opposent « bloc des gauches » et « bloc des droites ». Le parti « républicain, radical et radical-socialiste » est crée. Il tiendra pendant quarante ans le premier rôle dans la vie politique française.

Les trois grands chefs du radicalisme avant la première guerre: COMBES, CLEMENCEAU, CAILLAUX
Dans la « France radicale » d’avant la guerre de 1914, trois noms jalonnent l’action politique. COMBES d’abord, le « petit père » Combes, modeste et énergique, anticlérical mais spiritualiste fervent, symbole de la lutte pour la liberté de penser. Gouvernant, après la victoire de la gauche en 1902, en s’appuyant sur une majorité regroupant les progressistes dissidents, les radicaux, les radicaux-socialistes et les socialistes de JAURES, il liquide la question des congrégations. Un peu plus tard, en 1905, alors qu’il n’est plus au pouvoir et que les socialistes ont rompu le bloc des gauches, c’est son esprit qui inspire la loi de séparation des Eglises et de l’état, qui donne une assise juridique à la laïcité de l’état.

La deuxième grande figure du Parti radical-socialiste durant cette période est le vieux lutteur Georges CLEMENCEAU. Après le succès des radicaux aux élections de 1906, il devient président du conseil. Il gouverne avec fermeté, à la fois contre la droite et contre les socialistes, dans les remous d’une agitation sociale grandissante. Mais le parti radical, une fois acquise la victoire de la laïcité, se divise. CLEMENCEAU en démissionne en 1909. Aux élections de 1910, les radicaux perdent des voix et des sièges. Alors apparaît Joseph CAILLAUX, grand bourgeois, fils d’un ministre de MAC-MAHON, mais esprit généreux et passionné de paix. Président du Conseil en 1911, il concentre ses efforts sur l’impôt sur le revenu qui sera voté quelques années plus tard, sur une politique de détente et de négociation avec l’Allemagne et sur le refus de prolongation de trois ans de la durée du service militaire. Inspecteur des finances nourri de chiffres, il donne au parti, lorsqu’il en a été élu président en 1913, un visage plus moderne et un peu technocratique.

Les radicaux au pouvoir après la première guerre mondiale: HERRIOT
Après la guerre, où il tient efficacement sa place dans « l’union sacrée », le vent qui souffle vers la droite et le nationalisme ne favorise pas d’abord le Parti radical-socialiste. Mais, relevé très vite de son échec provisoire aux élections de 1919, il occupera entre les deux guerres le devant de la scène politique de manière presque ininterrompue. Dès 1923, Edouard HERRIOT sera l’artisan de ce réveil et demeurera la figure dominante du parti jusqu’en 1940 et même bien au-delà. Edouard DALADIER jouera à ses côtés et parfois contre lui un rôle non moins prestigieux, mais souvent décisif. Durant cette période, le parti radical-socialiste a été presque toujours associé au pouvoir. S’alliant tantôt à droite, tantôt à gauche, il a pu donner l’impression qu’il pratiquait volontairement, pour s’y maintenir, une politique de bascule. C’est que situé à la charnière de toutes les majorités possibles, campant plus du quart des députés, dominant beaucoup de grandes villes et de nombreux conseils généraux, son concours était nécessaire pour préserver toutes les vicissitudes de la politique, une certaine stabilité politique et pour éviter les affrontements brutaux. » C’est peut-être un Parti Radical qui a manqué à l’Espagne en 1936″. C’est la revue « Esprit » pourtant bien éloignée du radicalisme, qui a écrit ces lignes.

D’ailleurs, malgré l’étendue des responsabilités qu’il a alors assumées, malgré l’inévitable « pourrissement » du pouvoir, le personnel radical fut -tous les historiens le reconnaissent- consciencieux et honnête, soucieux des affaires de l’état et fidèle à sa philosophie politique.

Le bilan de l’action des radicaux est largement positif. HERRIOT a été un ministre des Affaires étrangères lucide et passionné de justice internationale. Le reconnaissance de l’U.R.S.S., la liquidation du contentieux avec l’Allemagne, le renouveau de l’Alliance avec l’Angleterre et les Etats-Unis, les efforts poursuivis tenacement pour donner à la Société des nations une efficacité réelle, la résistance à l’impérialisme de l’Italie fasciste et aux entreprises guerrières de l’Allemagne hitlérienne témoignent de sa volonté de paix, de son patriotisme et de sa clairvoyance.

HERRIOT a été un excellent ministre de « l’Instruction Publique ». Il a, un des premiers, compris l’importance capitale de l’enseignement technique et son projet de l’école unique constitue l’amorce d’un système cohérent englobant tous les niveaux de l’Education Nationale sans barrière, ni cloisons : idée féconde dont on n’a pas fini de tirer toutes les conséquences. Quant à Jean ZAY, les initiatives qu’il a prises quand il était ministre du Front populaire permettent de voir en lui le précurseur d’une organisation moderne et démocratique de l’enseignement.

LE FRONT POPULAIRE
Même dans le domaine économique et social, malgré l’atmosphère d’une époque où le vent soufflait dans cette direction, les radicaux peuvent à juste titre inscrire à leur actif quelques réalisations importantes. Faute de pouvoir atteindre tous les objectifs qu’ils proposaient dans leurs programme ils n’ont jamais disposé, même en 1924, d’une majorité cohérente et résolue sur ces problèmes. ils ont approuvé, voté ou fait voter plusieurs lois qui allaient dans le sens de leurs propositions, notamment les lois sur les assurances sociales et les allocations familiales.

DECLIN ET RESURRECTION DU RADICALISME APRES LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE
L’immédiate après-guerre fut une période difficile pour le parti radical. Il supportait presque à lui tout seul la droite était, en apparence du moins, absente de la carte polémique-le discrédit qui pesait alors sur la III me république. On oubliait qu’il avait donné, comme tous les partis, de nombreux résistants à la patrie et même quelquefois des héros comme Jean MOULIN. Pour beaucoup de français, il incarnait un passé que l’on voulait oublier.

Patiemment, quelques hommes, groupés autour d’Edouard HERRIOT, d’Edouard DALADIER, d’Henri QUEUILLE, luttèrent contre le « tripartisme », ce système qui instituait autour du général de GAULLE, puis sans lui et bientôt contre lui, le partage du pouvoir et de l’état entre les trois partis qui dominaient alors la scène politique: le M.R.P., la S.F.I.O. et le Parti Communiste. En 1947, les radicaux reprennent audience et influence: HERRIOT est élu président de l’Assemblée Nationale, et Gaston MONNERVILLE président du Conseil de la République. La rupture du tripartisme qui rejette les communistes dans l’opposition et la constitution autour du Général de GAULLE d’un Rassemblement qui déclare la guerre au pouvoir en place, les rendent de nouveau indispensables à la constitution d’une majorité. Ils retrouvent, avec André MARIE, Henri QUEUILLE, René MAYER, Edgar FAURE, le chemin de la présidence du Conseil.

LE GOUVERNEMENT DE MENDES-FRANCE
En juin 1954, après une première investiture manquée quelques semaines plus tôt, Pierre MENDES-FRANCE constitue un gouvernement. Ses sept mois d’exercice du pouvoir, tant par son style d’action que par les décisions prises, marqueront profondément le pays. Il trancha des problèmes que l’on avait laissé pourrir: la guerre d’Indochine, le réarmement de l’Allemagne, l’indépendance de la Tunisie. « Gouverner c’est choisir ». Cette leçon qu’il donnait par ses actes rejoignait la tradition des radicaux fondateurs de la République, hommes de gouvernement et hommes d’état. En même temps, son refus des idées toutes faites et sa volonté de rechercher, en dehors des sentiers battus, des solutions neuves aux problèmes économiques et financiers, retrouvaient les sources du véritable esprit radical.

Pierre MENDES-FRANCE marqua aussi profondément la vie du parti Radical. Il lui donna des structures plus solides et surtout un esprit et un élan nouveaux. Le rayonnement de son action et le prestige de sa personnalité attirèrent de nombreux français séduits par la clarté de ses conceptions politiques et par la vigueur de ses initiatives. C’est un parti rajeuni et plein d’ardeur qui affronta les élections de 1955 allé au sein du « Front républicain » avec la S.F.I.O. et quelques rescapés du naufrage du R.P.F.

DE GAULLE AU POUVOIR, LES RADICAUX DANS L’OPPOSITION

Après l’échec du Front républicain qui, victorieux aux élections, se brisa, malgré les efforts de MENDES-FRANCE, sur la guerre d’Algérie, la voie était ouverte au Général DE GAULLE. Son arrivée au pouvoir rejeta les radicaux, après quelques mois d’hésitation, dans une opposition de principe à un régime de caractère autocratique, contre lequel Gaston MONNERVILLE dressa, en 1962, au congrès de VICHY, à propos du référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel, un réquisitoire d’une éloquence passionnée et d’une argumentation étayée. Contre ce régime qu’il condamnait, le Parti Radical mena le combat avec toutes ses forces. Il soutint la candidature de Gaston DEFERRE à la présidence de la République en 1965 et après le retrait du leader socialiste, celle de François MITTERRAND. Membre à part entière de la Fédération de la Gauche démocrate et socialiste, aux côtés de la S.F.I.O. et de la Convention des Institutions républicaines de François MITTERRAND., il profita en 1967, du courant qui portait le pays vers la gauche, mais il subit durement le contrecoup des événements de 1968.

NAISSANCE DU MOUVEMENT DES RADICAUX DE GAUCHE

En 1969, la nomination de Jean-Jacques SERVAN-SCHREIBER au secrétariat national lui donna un élan nouveau qui retomba un an plus tard après la malheureusement candidature de son nouveau leader contre CHABAN-DELMAS à Bordeaux. En 1971, le parti socialiste se rénove et se rajeunit sous la direction de François MITTERRAND. Il s’ouvre aussi vers sa gauche en entamant des conversations avec le parti communiste. Les Radicaux, sont une fois de plus, à la croisée des chemins. Il leur faut choisir entre l’union de la Gauche qui se prépare et l’alliance avec le centre. C’est l’enjeu du Congrès de Suresnes, dont Jean-Jacques SERVAN SCHREIBER sort victorieux. Robert FABRE et la plupart des députés radicaux, refusant de se laisser pousser à droite, convaincus qu’une politique de réformes est impossible sans alliance avec les grands partis de gauche, conscients aussi des servitudes du scrutin majoritaire, concluent un pacte avec le parti socialiste et, quelques mois plus tard, signent le programme commun, après avoir obtenu de leurs partenaires la rédaction d’une annexe reprenant les thèmes majeurs du radicalisme.

En mars 1973, les électeurs leur donnent raison : le pays se divise en deux blocs, ruinant les espoirs de ceux qui espéraient pouvoir éviter le choix difficile entre droite et gauche. En décembre 1973, un Congrès extraordinaire décide de la création du Mouvement des Radicaux de Gauche. Quelques mois plus tard, le M.R.G. est le premier parti de la gauche unie à demander à François MITTERRAND de poser sa candidature à la présidence de la République.

Sous la présidence de Robert FABRE, le MRG fait entendre, aux côtés des socialistes et des communistes, un discours réaliste, celui d’une gauche qui valorise l’initiative et privilégie l’individu et les libertés. Avec la candidature de Michel CREPEAU à l’élection présidentielle de 1981, le MRG propose aux Français un programme, l’Avenir en face, attaché au libéralisme en matière économique, vigoureusement progressiste en matière sociale, soucieux des libertés individuelles et du respect de l’environnement. Au sein des gouvernements de gauche depuis 1981, les radicaux participent à la mise en oeuvre des grandes réformes qui font entrer dans la réalité les idéaux d’humanisme et de solidarité. En 1984, sous l’impulsion de Jean-Michel BAYLET, le MRG prend l’initiative d’un regroupement des radicaux et des écologistes pour les élections européennes. La liste Entente Radicale Ecologiste propose aux Français la mise en place des Etats-Unis d’Europe, pour une Europe plus forte, plus démocratique et plus solidaire. En 1988, les radicaux de gauche soutiennent la candidature de François MITTERRAND. En 1992, Jean-François HORY est élu au Congrès de Lyon afin de redonner une visibilité politique au M.R.G.

Au prix d’une rénovation interne très forte et à la faveur de l’adhésion au mouvement de Bernard TAPIE, le M.R.G. conduit une liste en 1994 pour les élections européennes qui totalisera plus de 12,5 % des voix. Cette élection permet aux radicaux de faire connaître à de nouvelles couches de la population le message radical. Le M.R.G. devenu RADICAL lors du Congrès du Bourget en 1994, Parti Radical Socialiste en Août 1996 puis Parti Radical de gauche en 1998 cherche à renouveler les idées.

En 1997, les Radicaux participent à la victoire de la Gauche Plurielle (PS-PC-Verts et MDC) et comptent à l’issue de ces élections 15 députés et un groupe à l’Assemblée Nationale présidé par Michel CREPEAU, député-Maire de La ROCHELLE. Avec deux ministres au gouvernement -Emile ZUCCARELLI,et Jacques DONDOUX les Radicaux participent aux réformes conduites par Lionel JOSPIN.

Au mois de Juillet 1999, François Huward remplace Jacques Dondoux au Secrétariat d’Etat au Commerce Extérieur. En Mars 2000, Emile Zuccarelli quitte le gouvernement et le Ministère de la Fonction Publique. Le P.R.G. sera représenté au gouvernement par Roger-Gérard Schwartzenberg comme Ministre de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace. François Huward conserve le Secrétariat d’Etat au Commerce extérieur.

Le Premier Décembre 2001, lors d’une convention nationale, le Parti Radical de Gauche décide de se lancer dans la course des élections présidentielles de 2002 en présentant la candidature de Christiane TAUBIRA, députée de Guyane. Elle recueillera 2,3 % des suffrages exprimés. La gauche est éliminée du second tour de l’élection présidentielle, Jacques CHIRAC s’installe à l’Elysée pour un mandat de cinq ans. Lors des élections législatives de Juin, la gauche est défaite. Le P.R.G compte neuf députés au lieu de 12.

Le Parti Radical de Gauche réunit à Toulouse en congrès les 4, 5 et 6 Octobre 2002 réaffirme son autonomie tout en considérant que dans le contexte politique du moment il doit jouer sereinement un rôle moteur d’initiative pour le rassemblement de la gauche.

Lors des élections régionales de 2004, les Radicaux de Gauche enregistrent une progression du nombre de leurs conseillers régionaux mais une stabilisation du nombre de leurs conseillers généraux. Lors des élections européennes de juin 2004, le Parti Radical de Gauche présente trois listes. Les têtes de listes seront Jo Le Guen pour la circonscription Ouest, Christiane Taubira pour l’Ile de France et Julien Duquenne pour le Nord Ouest.

Les 11 et 12 Décembre 2004, lors du Congrès de Lyon, les Radicaux de Gauche reconduisent à la présidence du Parti Jean-Michel Baylet. Ce dernier a alors un double objectif : réorganiser le parti et démontrer l’actualité des valeurs et des propositions des radicaux de gauche. Le congrès approuvera également le principe d’une candidature radicale de gauche au premier tour de l’élection présidentielle de 2007.

Mais deux ans plus tard, les 20 et 21 Octobre 2006, lors d’un congrès extraordinaire le Parti Radical de Gauche décide de soutenir le candidat du Parti Socialiste dès le premier tour de l’élection présidentielle en échange d’un accord législatif et programmatique. Christiane Taubira, députée de Guyane, qui souhaitait défendre les couleurs du radicalisme de gauche lors de l’élection présidentielle de 2007 n’obtient pas le soutien du Parti Radical de Gauche. Lors des élections législatives de juin 2007, le P.R.G. compte 8 députés qui siègent au sein du groupe Socialiste, Radical et Citoyens présidé par Jean-Marc Ayrault député socialiste de Nantes. Aux municipales et cantonales de 2008, le nombre d’élus radicaux de gauche est en augmentation. Au sénat, le renouvellement partiel de septembre 2008 verra l’élection de 5 nouveaux sénateurs portant à 11 le nombre des sénateurs radicaux de gauche. Les sénateurs radicaux de gauche siègent au sein du groupe du Rassemblement Démocratique, Social et Européen. Ce groupe constitué majoritairement de sénateurs radicaux de gauche est présidé par Yvon Collin, sénateur prg de Tarn-et-Garonne. En 2009, le Parti Radical de Gauche décide de ne pas présenter de listes aux élections européennes du mois de Juin. Cette dernière orientation provoque des remous dans le parti.

Publié par : ot | 23 novembre 2009

5,5% dans la restauration : un contrat caduque?

La baisse de la TVA de 19,6 % à 5,5 % dans la restauration est sujette à caution. D’une part, la mise en oeuvre est largement critiquée, le restaurateurs n’ayant semble-t-il pas joué le jeu ni auprès de la clientèle, (une baisse de  1,46%) ni dans le recrutement de personnel. A priori, un cadeau tombé directement dans le tiroir-caisse des restaurateurs, sans passer par la case redistribution.

Photo : thomas mcgowan

En ces temps de vaches maigres sur le front des recettes publiques, la mesure pourrait être annulée. L’emploi du conditionnel se justifie dans la mesure où l’amendement n’a aucune chance d’être voté. N’empêche, cet amendement voté par la commission des finances du Sénat a le mérite de jeter un pavé dans la marre.

Poser cette question, c’est d’une part poser la République comme l’ensemble du corps social, l’action de l’Etat dans ce cadre, et d’autre part questionner les responsabilités assumées des parties de ce corps aidées dans le soutien de l’ensemble. Au coeur de cette remise en cause, le contrat moral que devrait honorer le secteur de la restauration.

L’argumentaire proposé par le principal syndicat des restaurateurs (UMIH) est qu’une telle annonce risque de troubler les négociations salariales entre restaurateurs et salariés. En d’autres termes, après 4 mois de réduction, aucun accord n’a été entériné. Il est alors légitime de se demander si l’octroi d’une telle aide fiscale n’aurait pas du être conditionnée à un accord préalable.

Plus largement, il s’agit ici d’une question d’économie politique, qui se trouve par ailleurs au coeur de la Réforme Territoriale et la suppression annoncée de la Taxe Professionnelle. Un pari risqué consiste à estimer que la réduction de la pression fiscale sur les entreprises se traduit automatiquement par des bénéfices économiques et sociaux. Quant à une relance par la consommation, celle-ci est inconcevable en l’état. La raison est simple et avancée par Marx dans Salaire, prix et profit : « une hausse générale du niveau des salaires entraînerait une baisse générale du taux des profits, mais ne toucherait pas en somme au prix des marchandises. » Si on inverse et détourne quelque peu cette phrase : une hausse  du taux des profits entraînerait une absence d’augmentation proportionnelle des salaires et une stabilité du prix du service… CQFD pour la restauration?

Publié par : ot | 2 novembre 2009

Grève des sans-papiers

Les sans-papiers occupent ce jour des préfabriqués situés sur le chantier de la tour Axa, dans le quartier d’affaires de la Défense, nous apprend Le Monde. Leur mobilisation, on-ne-peut-plus légitime, semble porter ses fruits, aidés par le Conseil d’Etat.

Le premier point est que la mobilisation des sans-papiers permet de rappeler les conditions trop restrictives de l’accès aux papiers. La circulaire de janvier 2008 prévoyait en effet la régularisation d’un étranger travaillant dans l’un des 30 métiers «en tension». Ceux-ci sont pour la plupat des métiers qualifiés (informaticiens, géomètres, chefs de chantier…). Ce qui exclut les travailleurs sans-papiers des secteurs du bâtiment, nettoyage, sécurité, restauration… En somme, des papiers pour les étrangers qualifiés. Pour les autres, des charters.

Le second point, visible en filigrane dans le papier du Monde, est le relent d’esclavagisme, entendu comme forme d’organisation économique. Les entreprises concernées sont les mêmes (nettoyage industriel, bâtiment, restauration, etc.) pour des emplois délaissés par des individus qualifiés. Les laisser sans papiers, c’est donc la possibilité pour l’employeur de ne pas déclarer les éventuels accidents du travail et s’assurer d’une main-d’œuvre totalement flexible. Leur donner des papiers aurait des répercussions économiques que l’Etat ne veut pas assumer (assurance chomage, maladie et vieillesse).

Ce refus a incontestablement un effet pervers. La flexibilité désirée entretient la circulation de la main d’œuvre à l’échelle intercontinentale : accepter en tant de croissance, refluer en temps de crise. Et à travers cette circulation, l’infrastructure par laquelle elle transite (passeurs, etc.). « L’esclave était donc le bien le plus lucratif de son temps, à la fois produit et moteur économique. La main-d’œuvre esclave (…) a constitué le moteur de développement et la source de richesse de l’ensemble des sociétés coloniales. » Dans une certaine mesure et à une échelle plus réduite, ce constat vaut toujours…

La réforme territoriale contient de nombreuses dispositions en apparence anodines mais qui constituent une atteinte grave à la décentralisation. Ainsi, sur l’élection des conseillers territoriaux, il est prévu une élection de 80% d’entre eux au scrutin uninominal et de 20% à la proportionnelle calculée sur la base des voix obtenues par les candidats au scrutin uninominal (qui auront déclaré leur rattachement à une liste). On a fait plus simple…

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Derrière cette complexité, se cache une machine de guerre contre la Gauche. Pourquoi? Parce qu’on passe d’un mode de scrutin à deux tours à un mode avec un seul tour avec un zest de proportionnel. Le scrutin à deux tours, qui tend  à la bipolarisation, a permis de combiner richesse et diversité des courants politiques avec efficacité de gouvernement. Le passage à un scrutin à un seul tour imposerait à terme un bipartisme de fait à la sauce anglaise, marginalisant tous les autres partis.

Et pour la Droite, c’est tout benef. Depuis quelques moins, l’UMP a entrepris de verrouiller la Droite, avec les entrées récentes des chasseurs et du MPF de Philippe de Villiers dans la majorité présidentielle. La Gauche quant à elle a perdu son centre historique, du fait de la montée en puissance (à confirmer) des Verts et la constitution d’un Front de Gauche (PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire).

Résultats :
1/ c’est la mort annoncée des petits partis qui se construisent localement ;
2/si l’UMP et Sarkozy remportent les élections de 2012 (présidentielles + législatives), 2014 verrait la concentration des pouvoirs centraux et locaux entre leurs mains.

Publié par : bouriot | 29 octobre 2009

François Bouriot répond à Jean-Yves de Chaisemartin

fb_1047_f11[1]J’ai lu avec attention les différents messages que Jean-Yves de Chaisemartin, Maire de Paimpol, a communiqués dans la presse à propos de sa toute récente adhésion au Parti Radical Valoisien.
Je ne peux que me réjouir du fait que Le Maire de Paimpol adhère ouvertement à l’idéologie Radicale. En ce qui me concerne, cet engagement politique, laïc, humaniste, républicain et démocrate est le mien depuis toujours, publiquement, dans la parole comme dans les actes.
Rassembler dans un courant d’idées les hommes et les femmes de bonnes volontés au service de la République et des citoyens est effectivement un des axes prioritaires de la pensée Radicale.
Cependant, je me dois de souligner que Jean Yves de Chaisemartin reconnaît (voir articles de presse), «qu’aujourd’hui, le Parti Radical Valoisien est affilié à l’UMP». Dans ce contexte et puisque Jean Yves de Chaisemartin cite plusieurs fois le PRG dans ses interventions, je me permets de rappeler que le PRG (Parti Radical de Gauche) est le Parti Français de Centre Gauche, Parti indépendant et libre. Ce qui n’est malheureusement pas le cas du Parti Radical Valoisien (appelé aussi tout simplement Parti Radical « tout court », d’où parfois la confusion entretenue par certains…) dont le Président est Jean Louis Borloo …. Ministre d’État du Président Sarkozy.
Chacun pourra évaluer le niveau d’indépendance que l’on peut avoir vis à vis de l’UMP (ou de l’Élysée, c’est pareil !) quand on est membre d’un parti dont le Président est Ministre d’État d’un gouvernement UMP, même s’il se veut d’ouverture …
Il faudra donc que les Radicaux Valoisiens veuillent bien un jour clarifier leur position (en se désolidarisant officiellement de l’UMP) avant de rejoindre dans l’action, comme le souhaite Jean Yves De Chaisemartin, le Parti Radical de Gauche. D’ici là … je crains bien que 2012 soit passé …
A titre d’exemple et pour bien montrer qu’il ne s’agit pas que de simples problèmes de vocabulaire, je rappelle que Xavier Martin Le Chevalier, Maire de Trégastel, Président du Parti Radical Valoisien des Côtes d’Armor, a soutenu officiellement la liste UMP aux dernières élections sénatoriales de 2008 alors que le P.R.G. présentait une liste…
Ce qui ne m’empêche pas de renouveler toute ma sympathie Radicale à Jean Yves de Chaisemartin en lui confirmant que les militants du PRG22 sont disposés à entretenir avec lui de bonnes relations (comme d’ailleurs avec tous nos interlocuteurs politiques) pour défendre et faire évoluer les valeurs fondamentales du Radicalisme qui lui, par principe, est Libre, Républicain et …sans fil à la patte.

François Bouriot
Maire de Trélévern
Président du Parti Radical de Gauche des Côtes d’Armor

Publié par : ot | 21 octobre 2009

Une recentralisation inacceptable

La réforme territoriale présentée aujourd’hui par le Président de la République n’a aucun sens ! Le chef de l’Etat devrait concentrer ses efforts à lutter contre les dégâts économiques et sociaux provoqués par la crise financière internationale plutôt que de vouloir laisser son nom dans l’Histoire en proposant une réforme anachronique et néfaste.

Alors que tous nos voisins européens avancent chaque jour vers une organisation institutionnelle plus décentralisée, le pouvoir se lance dans une opération de recentralisation et de reprise en main des collectivités locales sans précédents. De plus cette réforme repose sur des a priori inexacts : affirmer que le « millefeuille » à la française fonctionne mal, que les élus coûtent cher, que les financements croisés sont à proscrire. tout cela est faux et dangereux, voire anticonstitutionnel.

Enfin le choix du Président de la République de mener de front la réforme administrative, la réforme fiscale, la réforme des compétences et la réforme électorale est une manière de verrouiller le débat parlementaire. En effet, toucher à l’une des propositions du gouvernement revient à mettre à bas tout l’édifice et l’économie générale du projet.

Nous n’accepterons pas de passer le cou dans le noeud coulant de cette réforme, en silence.

Jean-Michel Baylet, Président du PRG

Publié par : ot | 20 octobre 2009

Le meilleur des lobbyistes

Nicolas Sakozy avait annoncé il y a quelqes mois au sortir d’une crise financière, où l’argent pubic avait servi à renflouer les caisses des banques en faillite, la moralisation du capitalisme. A grand renfort de communicaion, il nous promettait le changement. Force est de constater que les pratiques n’ont guère évolué. Pire l’Elysée s’échine à conserver les avantages du secteur bancaire.

Deux mesures pleine de bon sens et de justice sociale sont dans l’air du temps. Taxer les bénéfices générés par l’activité bancaire et modifier le bouclier fiscal. Dans les deux cas, la même stratégie de communication : « Non, mais… »

Un « Non, mais » pour les banques. Pour ces dernières, hors de question de toucher à ce secteur. Des compensations sont déjà à l’oeuvre. L’Etat a prêté 5,1 milliards à BNP Paribas en novembre dernier, il l’a fait en renonçant à ses intérêts sur les actions touchées en échange. La différence ? Des broutilles : au lieu de percevoir 6 milliards d’euros, les finances publiques recevront… 226 millions d’euros d’intérêts. Mais c’est déjà ça, nous dit-on…

Un « Non, mais » pour le bouclier fiscal. Les députés s’y intéressent. Hors de question d’y toucher. Mais le gouverment fait diversion en s’en prenant à quelques niches fiscales dont il fallait de toute façon se débarasser. Lutte contre le réchauffement climatique oblige, « il n’y aura plus d’avantage fiscal si l’immeuble concerné n’est pas labellisé « basse consommation ».

Tout cela parait grostesque, autant que les arguments avancés. Pour les banques, c’est la sacro-sainte compétitivité internationale qui est brandie. Pour Bercy, « elle réduirait la compétitivité des banques françaises et de la Place financière de Paris, affaiblissant leur capacité à investir et à financer les entreprises et les particuliers, au moment où ils en ont le plus besoin. » Difficile de souscrire à cet argument quand les banques refusent de financer l »économie et que l’Etat s’est privé d’outils permettant une relance par sa capacité d’investissement. Le contribuable? La double peine : plus de finance publique, donc plus de soutien de l’Etat. Plus de soutien de l’Etat, donc plus de possibilité d’emprunt.

Pour le bouclier fiscal et l‘UMP, c’est la défense de la valeur « Travail », objectant qu’il n’est pas tolérable qu’un individu reverse plus de 50% de son revenu. Toutefois, il semble pas que sa conception du travail soit bien vague. Un rentier qui fait « travailler » ses placements est mis au même niveau qu’un travailleur oeuvrant pour la production de richesse. Pas sûr que ce dernier se sente au même niveau.

Quoiqu’il en soit l’Elysée et le Gouvernement mènent la même politique de la diversion. Certains veulent réformer et moraliser un système libéral? On promet des miettes et on sur-communique dessus. Tout en se gardant bien de toucher aux privilèges de quelques-uns.

Publié par : bouriot | 17 octobre 2009

Le désespoir des agriculteurs

fb_1047_f11[1]Le gouvernement a sa part de responsabilité dans les raisons qui poussent les agriculteurs à manifester aujourd’hui, estime François Bouriot (président départemental du Parti Radical de Gauche, Maire de Trélévern et Vice-président de Lannion Trégor Agglomération). En effet, différentes mesures gouvernementales ont détricoté les systèmes nationaux qui protégeaient la production agricole vis à vis des fluctuations des cours mondiaux et des déséquilibres des marchés.

Rappelons que la crise qui frappe les éleveurs laitiers a été aggravée par la décision de Bercy d’interdire la fixation professionnelle du prix du lait.

Dans le même temps, la loi de modernisation de l’économie (LME), censée améliorer la pouvoir d’achat des Français, a surtout déséquilibré les rapports de force en donnant plus de pouvoir encore à la distribution, secteur pourtant déjà très concentré.

On ne peut que s’étonner de la naïveté du clan gouvernemental. Dernièrement, le président UMP de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, Patrick Ollier, affirmait que la LME était « contournée par des méthodes inacceptables » dans le cadre des relations entre agriculteurs et distributeurs.

Ne cherchons pas de bouc émissaire ni du côté des distributeurs, qui utilisent les outils que le gouvernement a bien voulu mettre à leur disposition, ni du côté de la Commission européenne, face à laquelle les Ministres de l’Agriculture de l’ère Sarkozy ont défendu une position libérale de la production, inédite dans l’histoire hexagonale.

C’est bien le gouvernement et sa visée ultra-libérale qui met aujourd’hui les agriculteurs dans la rue.

François Bouriot
Maire de Trélévern – Président du Parti Radical de Gauche des Côtes d’Armor

Roger-Gérard Schwartzenberg, président d’honneur du Parti radical de Gauche (PRG), va présenter ce samedi sept actions pour l’emploi lors de la journée de débat de la gauche organisée par le Parti socialiste (PS) à Paris, dans le but de dégager les bases d’un projet commun pour la gauche. Ces sept propositions s’articulent autour de cinq grands thèmes.

1. Lancement au 1er janvier 2010 d’un second plan de relance pour pallier les insuffisances du plan actuel adopté fin 2008 et complété en février 2009, en encourageant l’investissement mais aussi en soutenant plus fortement la consommation.

2. Modulation de l’imposition des entreprises profitables en fonction de leur politique de l’emploi et l’arrêt des suppressions d’emploi dans la fonction publique, en particulier à l’Education nationale.

3. De nouvelles garanties pour les salariés doivent être adoptées, citant notamment des parcours d’activité sécurisé pour garantir la continuité des droits des salariés et la création d’un grand service public des ressources humaines, associant Etat, collectivités et groupements d’acteurs économiques.

4. Soutien à l’emploi des jeunes, avec par exemple la relance des emplois-jeunes ou la création d’une allocation d’autonomie pour les étudiants non ou peu aidés par leur famille.

5. Lancement d’une stratégie européenne pour l’emploi par un emprunt européen, au lieu du grand emprunt purement national, ainsi qu’un Code international de l’emploi et de la protection sociale élaboré par l’OIT.

Une histoire de gros sous pour quelques sondages commandés par l’Elysée.
« En juillet 2009, la Cour des comptes avait révélé que l’Elysée avait passé un contrat de 1,5 million d’euros avec le cabinet de conseil Publifact de Patrick Buisson. Ce cabinet commandait ensuite des sondages à plusieurs instituts, notamment Opinion Way, pour le compte de la présidence. Mais ces enquêtes étaient également publiées dans des termes similaires par Le Figaro et LCI. L’Elysée avait alors été accusé d’utiliser l’argent public pour des sondages publiés dans leur quasi-intégralité dans ces médias. » (Le Monde.fr)

« Plus l’Elysée tente de s’expliquer et de se justifier, plus c’est l’enlisement. L’audition du directeur de cabinet du Président de la République en Commission des Finances [...] a confirmé non seulement les irrégularités [...], mais, pire qu’un système de connivence, le soupçon d’une vraie manipulation. Jusqu’ici on s’inquiétait du fait que les sondages Opinion Way payés par l’Elysée étaient publiés par Le Figaro et sur LCI pour influencer le débat politique. Aujourd’hui, on nous dit ouvertement que les questions étaient écrites par Monsieur Buisson. » (Le blog de Delphine Batho)

Le président de la République annoncera dans quelques jours et sous le vocable de « réforme », la mise à sac des grandes lois de décentralisation à l’ouvre depuis près de 30 ans dans notre pays.

Cette démarche historique et irréversible risque de se faire sans consulter la population et

supprimerait, à terme, départements et régions au profit de Conseils territoriaux gérés par des élus éloignés des citoyens puisque les cantons seront totalement redécoupés.

Quant à la réforme fiscale, elle sera débattue au Parlement dans les jours qui viennent. Si elle votée, elle privera les collectivités locales de la quasi-totalité de leurs ressources dynamiques en supprimant la Taxe professionnelle et en empêchant les départements de lever d’autre impôt que le Foncier bâti.

Nous avons la responsabilité collective d’alerter nos concitoyens car demain, il sera trop tard.

Aux yeux des élus PRG du Conseil général d’Ille-et-Vilaine, il appartient maintenant au président de l’Assemblée départementale de s’élever fortement contre ces projets meurtriers pour les collectivités locales. Le temps de la simple dénonciation des désengagements de l’Etat est révolu. Aujourd’hui, nous te disons : « bats-toi » !

Notre département qui a fait montre d’un grand dynamisme en mettant en ouvre des politiques innovantes depuis 2004 fera partie de ceux qui seront complètement asphyxiés par ces réformes.

A quelques jours de l’intervention du président de la République, il nous paraît urgent que soit portée très fortement la voix du département d’Ille-et-Vilaine et nous demandons au président du Conseil général :

- d’annoncer les périls qui guettent et frapperont financièrement l’ensemble de nos partenaires car nous n’aurons plus les moyens de notre politique à cause de décisions qui ne dépendent pas de nous.

Pour se faire :

- d’organiser des Assises départementales d’information sur les conséquences des réformes en cours afin de mobiliser nos partenaires et l’ensemble de nos concitoyens pour, notamment, les inviter à interpeller les parlementaires.

Ils souhaitent que les Comités Consultatifs départementaux soient saisis de cette problématique car il est de notre devoir d’expliquer aux acteurs de la société civile les enjeux de ces réformes.

Les élus Radicaux de Gauche du Conseil général demandent que soient, notamment, réunis pour ces Assises, les acteurs :

o du monde de l’entreprise car le département ne pourra plus rester le premier investisseur sur son territoire ni poursuivre son ambition en faveur du développement économique ;

o du monde associatif car le département ne pourra plus assurer son rôle dynamique ni en soutien aux projets ni en appui aux emplois ;

o du monde politique car le département ne pourra plus contribuer aussi largement aux Contrats de territoire ni au guide des aides, clefs de voûte du partenariat communes/département et garant de l’équité à l’échelle du territoire.

D’autre part, les élus radicaux refuseront désormais de voter les délibérations impliquant une demande de financement croisé émanant de l’Etat.

Cet immense travail pédagogique doit entraîner une dynamique pour mettre en échec les projets gouvernementaux et placer les parlementaires devant leur responsabilité historique.

Publié par : bouriot | 5 octobre 2009

LA DÉMOCRATIE ÉTOUFFÉE

fb_1047_f11[1]Alors même que la crise financière et économique impose la solidarité de la puissance publique, le Président de la République veut imposer trois réformes à contrecourant.
La privatisation de la Poste d’abord : accélérant la disparition des bureaux de poste de nos campagnes et des zones urbaines fragiles, elle symbolise l’affaiblissement systématique du rôle des services publics.
La suppression de la taxe professionnelle ensuite, qui va principalement favoriser les groupes cotés en bourse : en transférant sur les ménages un milliard d’euros d’impôts et en privant l’économie locale du soutien des collectivités, l’Etat s’attaque ici aux entrepreneurs locaux et aux citoyens.
Enfin, avec la réforme des collectivités, la majorité UMP-Nouveau Centre va anesthésier la démocratie locale : en supprimant les communes et les conseillers généraux et régionaux, le projet prévoit la disparition des élus ruraux qui travaillent pourtant sans compter et sans esprit partisan. Avec ces mesures, le Président de la République persiste dans son erreur historique : il va abattre notre modèle social, affaiblir le tissu économique et étouffer la démocratie. Il confirme ainsi qu’il préfère le culte de l’argent roi et l’absence de règles d’intérêt général à la solidarité Républicaine.

C’est l’inverse qu’il faut faire : pour soutenir l’emploi, l’économie, les territoires et assurer le mieux-être des citoyens, il faut des services publics présents, des collectivités locales dynamiques et un tissu de PME, d’artisans et de commerçants forts.

Il est temps que la gauche responsable, celle qui ne nie pas l’économie de marché mais veut sincèrement la réguler, relève la tête, s’unisse et propose donc cette alternative crédible et humaniste aux Français : les radicaux de gauche y prendront toute leur part !

Michel PriziacVendre deux bouteilles de lait pour acheter une bouteille d’eau. Tel est le sort actuel fait aux producteurs de lait. En réponse, trop de lait = chute des cours. N’est-il pas venu le temps de partager le fait que la pression d’un système porté par les ailes volantes de la dénommée rentabilité des portefeuilles d’actions doit cesser de broyer les acteurs de l’économie réelle. Hors du réel, que reste-t-il ?


Le système fait deux catégories de victimes : les producteurs en tous genres et les consommateurs. Baisse des prix pour les premiers, stabilité pour les seconds. La différence entre départ et arrivée des produits augmente donc mathématiquement. Chacun dans l’intervalle a de bonnes raisons de se servir ; considérer le voisin qui, pourtant, est proche est devenu si ringard que lui tendre la main devient faiblesse et démagogie. Passe encore de le dire, mais le faire devient stupide et populiste. En parler publiquement sans se faire photographier est déjà un exploit.
Alors, d’aucuns pensent encore qu’il faut « diminuer les coûts de production ». Conception d’un autre temps consistant surtout à oublier terre et animaux au point, il y a quelques années, de faire manger de la viande aux bovins et ,pourquoi pas demain, de faire boire aux vaches leur propre lait après en avoir ôté la crème pour alimenter les castreurs de poux.
Pourtant, des solutions existent comme à tout problème à condition de placer l’humain et, en l’occurrence ici, l’animal en sujets essentiels des préoccupations. Saint Système, peut-être mal invoqué, s’est éloigné de ceux qui travaillent au quotidien dans le seul but de se nourrir et de se loger ce qui demeure les fondamentaux d’une vie humble sur cette terre

Publié par : bouriot | 23 septembre 2009

Avenir de LA POSTE le 03 Octobre 2009

fb_1047_f11[1]La Fédération des Côtes d’Armor du Parti Radical de Gauche appelle les élus du département (maires, conseillers généraux et régionaux, parlementaires) à s’opposer vigoureusement au projet de réforme de la Poste.
La privatisation de La Poste remettrait en cause, à terme, le service universel du courrier, auquel les Français sont légitimement attachés. Elle aggraverait encore la pression déjà forte sur les conditions de travail du personnel, qui se sont dégradées ces dernières années. Elle compromettrait le financement du transport de la presse qui, d’ailleurs, ne donne satisfaction ni aux clients ni aux éditeurs de journaux. Elle constituerait, enfin, une rupture brutale et unilatérale du contrat qui lie La Poste aux maires, au moment où beaucoup d’entre eux viennent, par la mise en place d’agences postales communales, d’accepter à contrecœur de se substituer à l’opérateur public défaillant.

Les élus locaux doivent se mobiliser nombreux afin d’adopter des vœux dans leurs conseils municipaux mais aussi organiser des votations citoyennes, contre cette privatisation rampante, le 3 octobre prochain.

François Bouriot
Maire de Trélévern
Président de La fédération 22 du Parti Radical de Gauche.

Publié par : ot | 22 septembre 2009

Le PRG en route vers les Régionales

En vue des élections régionales, le PRG s’est réuni à Loudéac afin de fixer les grandes orientations programmatiques. Les journaux locaux, au premier rang desquels le Télégramme de Brest, en ont relayé les grandes lignes.

Les présidents de fédération devant la presse

« Samedi, à Loudéac, la préparation des élections régionales de mars prochain, était au coeur des travaux des responsables de la fédération bretonne du parti radical de gauche (PRG). Pas question de faire cavalier seul en présentant des listesPRG. «Fin octobre, nous comptons aboutir à un programme s’inscrivant dans la majorité régionale actuelle, avec nos partenaires traditionnels du PS. Nous verrons si nous pouvons parvenir à un socle commun. La majorité du conseil régional est plurielle. Chaque parti peut apporter sa contribution. L’objectif est d’aborder ces élections dans le cadre d’une union la plus large possible», explique Johan Theuret, son président.

Laïcité, services publics et économie sociale

La plus-value du PRG? «D’abord la promotion de la laïcité». Le parti radical de gauche va, ainsi, travailler sur la création d’un Institut breton de la laïcité, «synonyme de liberté de conscience». Il entend, aussi, défendre les services publics. «Il faut des vigies républicaines car il y a des limites à ne pas franchir. Si on commence à démanteler le service public, aucune marche arrière ne sera possible», souligne François Bouriot, président costarmoricain de la fédération. Les quatre fédérations (22,29, 35et 56) participeront, d’ailleurs, à la consultation nationale du 3octobre contre le changement de statut de La Poste (par votation directe). Au niveau des transports ferroviaires, le PRG souhaite aller plus loin en matière de politique tarifaire: «en alignant le prix du TGV sur celui du TER, par le biais d’une convention avec la SNCF». Enfin, Honoré Puil (35) prône une économie sociale et solidaire: «entre ceux qui veulent une économie libérale et ceux qui foncent à gauche toute, il y a de la marge. L’économie doit rester au service de l’homme». Les responsables comprennent le désarroi des producteurs de lait et soutiennent leurs revendications. »

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